Association des gens de Herouxville
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Le prix Nobel de médecine Luc Montagnier dénonce une « dictature vaccinale »

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Auteur : | Editeur : Walt | Mercredi, 08 Nov. 2017 - 14h09
 
 


Le prix Nobel de médecine Luc Montagnier a joint sa voix mardi à celle du controversé professeur Henri Joyeux pour dénoncer la « dictature vaccinale » que représente selon eux l’extension du nombre de vaccins obligatoires pour les enfants, lors d’une conférence à Paris.


« Nous ne sommes pas ici pour créer des polémiques mais pour lancer une alerte: nous risquons, avec une bonne volonté au départ, d’empoisonner petit à petit toute la population », a dit M. Montagnier, prix Nobel 2008 pour la découverte du virus du sida.


Le professeur Montagnier a estimé que certains vaccins pourraient être liés à des « risques de mort subite du nourrisson » en raison de la présence d’un adjuvant, l’aluminium, ce qui n’est corroboré par aucune étude.


 

Cette conférence était organisée dans un théâtre, devant des journalistes et un public acquis au discours anti-vaccin.


"Nous ne sommes pas contre les vaccins mais pour qu'ils soient utilisés à bon escient et qu'il n'y ait pas d'abus", a affirmé le professeur Joyeux.

Ce cancérologue a été radié de l'Ordre des médecins en première instance en 2016 après une pétition sur les dangers de certaines vaccinations mais fait valoir que cette radiation est suspendue par des procédures d'appel.


 

L'Assemblée nationale a voté le 27 octobre l'extension de 3 à 11 du nombre de vaccins obligatoires pour les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018.


L'argument premier de la ministre de la Santé Agnès Buzyn est la baisse du taux de couverture vaccinale et la réapparition de certaines maladies, dans un contexte de défiance grandissante envers la vaccination.


"Le meilleur de tous les vaccins, c'est le lait maternel", a lancé le professeur Joyeux.


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l'allaitement au sein de façon exclusive jusqu'à l'âge de six mois, puis complété par une autre alimentation jusqu'à au moins deux ans.


Faute d'allaitement maternel, le professeur Joyeux préconise que chaque médecin juge quel vaccin administrer aux enfants en fonction des cas, sans caractère obligatoire.


"Vous devez dire au médecin: +mon enfant a telle allergie+, et le médecin doit prendre ses responsabilités", a-t-il poursuivi.


"Des allergies, chez les enfants, il y en a beaucoup. Je ne dis pas (aux parents) qu'il faut dire que les enfants ont des allergies s'ils n'en ont pas, mais face aux allergies, les médecins ont la trouille" de vacciner, a-t-il dit.


"Rentrons en résistance, pas une résistance violente mais intelligente et scientifique", a-t-il ajouté, en dénonçant pêle-mêle "une dictature vaccinale", "une manipulation de la population" et "des experts dans les ministères qui sont extrêmement proches des labos".



- Source : Boursorama

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Weinstein utilise d'anciens agents du MOSSAD pour faire taire ses victimes

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Auteur : | Editeur : Walt | Mardi, 07 Nov. 2017 - 13h55
 
 
 


Les révélations se poursuivent dans l'affaire Weinstein, l'un des plus gros scandales sexuels de ces dernières années. Ce mardi, le "New Yorker", l'un des journaux à l'origine de l'affaire, raconte comment le producteur s'était attaché "une armée d'espions" pour faire taire ses présumées victimes.


"Une armée d'espions". C'est avec ces termes que l'hebdomadaire américain New Yorker révèle ce mardi la façon dont Harvey Weinstein tentait d'étouffer les différentes affaires d'abus sexuels présumés le concernant. Selon le magazine, il a en effet employé des moyens colossaux pour tenter d'enrayer les révélations.


Dans cette optique, il utilisait, par l'intermédiaire de ses avocats, les services d'ex-agents secrets israéliens du Mossad enquêtant sous de fausses identités, affirme le New Yorker. Selon l'article, le producteur en disgrâce a déployé cette "armée d'espions" depuis au moins l'automne 2016.


Des enquêtes sur Rose McGowan et des journalistes


 Le New Yorker cite des dizaines de documents et sept personnes directement impliquées dans les efforts du producteur déchu pour empêcher en vain la publication d'accusations à son encontre. D'après l'hebdomadaire, une ex-agent israélienne, employée de la société Black Cube, dont le contrat prévoyait au moins 200.000 dollars d'honoraires, a notamment contacté l'actrice Rose McGowan, l'une des principales accusatrices, en prétendant être une militante pour les droits des femmes. Elle a enregistré en secret des heures de conversations avec McGowan, qui s'apprête à publier ses mémoires, "The Brave", un livre qui inquiéterait Weinstein. 


L'agent de Black Cube qui avait établi des contacts avec Rose McGowan a par ailleurs, sous une différente identité, contacté des journalistes enquêtant sur les agressions sexuelles présumées du producteur, notamment un reporter du magazine New York, Ben Wallace, pour savoir de quelles informations ils disposaient. Weinstein et son équipe ont aussi enquêté sur les reporters eux-mêmes, y compris leur vie personnelle et sexuelle et leurs précédentes enquêtes et potentiels litiges, pour tenter de les contredire, les discréditer ou les intimider. Son équipe a notamment rassemblé des éléments sur l'ex-femme de Ben Wallace. 


Toujours selon le magazine, le producteur en disgrâce suivait personnellement les avancées de ces enquêtes. Certaines étaient orchestrées par ses avocats, dont David Boies, célèbre notamment pour avoir défendu Al Gore lors du litige sur le scrutin présidentiel de 2000 et pour avoir plaidé en faveur du mariage gay devant la Cour suprême.


"C'est une fiction de suggérer que des personnes aient pu être visées (ou aient fait l'objet d'efforts d'intimidation)" Sallie Hofmeister, porte-parole de Weinstein.


Autre révélation concernant les méthodes de Weinstein, on apprend qu'il a obtenu des informations de Dylan Howard, un homme de l'ombre mais au pouvoir immense : il est directeur des contenus d'American Media Inc. qui publie, chaque semaine, le magazine National Enquirer. L'un des journalistes de National Enquirer a notamment appelé l'ex-femme de Roberto Rodriguez, un réalisateur ayant eu une relation amoureuse avec Rose McGowan, pour lui faire dire des commentaires négatifs sur la comédienne. La porte-parole de Weinstein, Sallie Hofmeister, et David Boies n'ont pas répondu aux demandes de commentaires de l'AFP. Mais Sallie Hofmeister a déclaré au New Yorker : "C'est une fiction de suggérer que des personnes aient pu être visées (ou aient fait l'objet d'efforts d'intimidation)", a-t-elle lancé, évoquant une "conspiration". 


Ronan Farrow, l'auteur de l'article du New Yorker - et qui également le fils de Mia Farrow et Woody Allen - précise que Weinstein utilisait des détectives pour enquêter sur les journalistes qui écrivaient des articles négatifs le concernant depuis des années. Il indique également que des ex-employés de Weinstein ont été recrutés sous le faux prétexte de faire des recherches pour un livre sur "les belles années de Miramax", la maison de production co-fondée par Harvey Weinstein et son frère Bob. Au lieu de cela, ils ont été utilisés pour rassembler des listes d'anciens employés et d'actrices, les contacter... et les intimider.



- Source : LCI


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Fabrice Arfi de l’affaire Kadhafi-Sarkozy : "C’est la plus grave de la Ve République"

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Auteur : Hassina Mechaï | Editeur : Walt | Lundi, 06 Nov. 2017 - 14h14
 
 
 
 
Vidéo ici:  https://youtu.be/WmvSyRGVTew

Même John le Carré n’aurait pu imaginer une telle histoire. En mettant à nu les arcanes de la lune de miel entre Sarkozy et Kadhafi, qui a abouti à l’intervention militaire française en Libye, Fabrice Arfi et Karl Laske illustrent un système corruptif symptomatique de l’histoire postcoloniale française.


Cela aurait pu être une affaire comme une autre, telle que la France en connait régulièrement, écume de petits arrangements et de corruption politique. Seulement voilà, en plus des habituelles rétrocommissions troubles dans les contrats d’armements, en plus de la valse des valises de billets, en plus des amitiés louches des hommes politiques français s’encanaillant auprès d’intermédiaires véreux et hauts en couleur, il y a eu la guerre. Une guerre qui a plongé la Libye dans des micro-guerres civiles et dans un chaos généralisé, et dont les secousses déstabilisatrices n’en finissent pas de s’enfoncer plus loin en Afrique.


Dans leur livre solidement documenté, Avec les compliments du guide, Sarkozy-Kadhafi, l’histoire secrète, les deux journalistes de Médiapart étayent une démonstration impeccable. Et implacable pour une certaine idée de la France, pays qui se fait le chantre des droits de l’homme. Car on y croise de l’argent sale, des morts suspectes, des exfiltrations opportunes, des écoutes secrètes. Et la guerre, avec son cortège de propagande, d’idiots utiles et de mensonges et déraison d’État.


MEE : Ce livre est le résultat de six ans d’enquête. Avez-vous rencontré des difficultés, est-ce le temps qu’il fallait pour dénouer les fils ou est-ce tout simplement parce que l’affaire s’est étendue sur ce laps de temps ?


Fabrice Arfi : Les premiers éléments collectés l’ont été au printemps 2011. Il s’agissait des « documents Takieddine ». Nous avions en notre possession le disque dur de [l’homme d’affaires franco-libanais] Ziad Takkiedine, dans lequel apparaissaient des dizaines de milliers de documents : des photos où l’on voyait Jean-François Copé [en 2003, alors qu’il était secrétaire d’État chargé des relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement] dans la piscine de Ziad Takieddine ou Brice Hortefeux [ministre de l’Intérieur, du Travail puis de l’Immigration sous la présidence Sarkozy] sur le yacht du même Ziad Takieddine, mais également des éléments portant sur l’affaire Karachi, des notes manuscrites de l’intermédiaire, des éléments financiers et bancaires, des contrats offshore, des rapports des services de renseignement, des notes blanches envoyées à Claude Guéant [secrétaire général de la présidence de la République puis ministre de l’Intérieur et de l’Immigration sous la présidence Sarkozy] ou à Nicolas Sarkozy [alors président de la République], qui montraient un début d’histoire franco-libyenne qui ne correspondaient pas à la version officielle.


C’est ce fil qu’on a commencé à tirer pour aboutir à ce livre. Un livre documenté de toute part et de manière différente pour une histoire qui nous paraît invraisemblable, mais qui, pourtant, est vraie.


MEE : Vous qualifiez la remise de ce disque dur de « divine surprise ». Vous êtes-vous posé la question du risque d’une manipulation ou de règlements de compte à travers cette remise de documents ?


FA : C’est le propre du journalisme. Les sources parlent souvent à un journaliste parce qu’elles ont intérêt à le faire. D’autres nous ont aussi parlé en raison d’une certaine idée du bien commun, pour nous aider dans une affaire que nous considérons comme la plus grave de la Ve République et même des Républiques qui ont précédé. Mon propos de journaliste est certes de comprendre les intérêts des sources, mais ce qui m’importe est de déterminer si les documents sont authentiques. Puis voir si ce qu’ils racontent est d’intérêt public ou non. Dans les deux cas, les documents cités sont parfaitement authentiques et sont d’intérêt public.


"Kadhafi a été celui qui ne voulait pas, au sommet de l’État libyen, sortir les documents. Il ne croyait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu’au bout de ses menaces de guerre totale"


Ces documents nous permettent aujourd’hui de documenter de la manière la plus précise possible une affaire de corruption de dimension internationale avec des jets de corruption pluriels qui partent de plusieurs dignitaires libyens et qui arrivent dans plusieurs poches de personnages publics et intermédiaires en France. Des questions se posent sur des enrichissements personnels, sur un financement politique occulte, sur des gens qui meurent de morts « accidentelles », sur des pressions sur les services secrets, sur une justice empêchée. Avec en toile de fond, l’histoire d’une guerre, celle contre la Libye en 2011, sur laquelle se posent là aussi de nombreuses questions.


MEE : Comment écrire un livre à charge sur des personnes théoriquement encore présumées innocentes ?


FA : Nous assumons le fait que ce livre soit à charge. La présomption d’innocence est un concept juridique et nous précisons dès le début du livre que si certains protagonistes sont mis en examen, d’autres n’ont même pas été interrogés, comme Nicolas Sarkozy. Tous sont pour le moment présumés innocents, évidemment. Mais en tant que journaliste, mon métier est de recouper des faits. Nous avons voulu rester au ras du réel. Les faits sont en soit accablants et scandaleux.


 

« Sarkozy a mis en place une stratégie consistant à empêcher les témoins de témoigner, il a fait pression sur les services secrets français, a comploté contre les juges et a censuré la presse ou du moins a tenté de la manœuvrer » (Reuters)


MEE : Avez-vous des certitudes quant aux montants exacts des financements qui ont circulé de la Libye vers la France ?


FA : Il y a d’abord un document, une promesse de financement signée par Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignement extérieur de la Libye, qui indique la somme de 50 millions d’euros. Ce document a été authentifié par la justice. Nous n’avons pas documenté le versement des 50 millions d’euros. En revanche, nous avons documenté plusieurs versements. Plusieurs flux d’argent ont été également documentés par la justice : par paquets de 500 000 euros, des virements qui font des sauts de puce entre l’Arabie saoudite, la Malaisie, et qui sont ensuite compensés par la Libye. Sommes qu’on retrouve dans les poches, par exemple, de Claude Guéant en mars 2008 pour acheter un appartement à Paris ou dans les poches de Dominique de Villepin en 2009 via exactement le même circuit qui mêle [l’homme d’affaires] Alexandre Djouhri et Béchir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi.


Nous révélons également, bordereau bancaire à l’appui, un nouveau virement – qui intrigue beaucoup les enquêteurs – de 2 millions d’euros, en novembre 2006. Nous avons ensuite la démonstration de remises de valises de 5 millions d’euros en décembre 2006 et janvier 2007.


Consignés également en 2007 par l’ancien Premier ministre et ministre du Pétrole libyen, Choukri Ghanem, dans un petit carnet manuscrit en notre possession et qui a été authentifié par la police hollandaise, la justice norvégienne et la justice française, des versements pour le clan Sarkozy à hauteur de 6,5 millions d’euros. Il y a aussi l’argent non déclaré, donc illégal, d’un montant de 350 000 euros et 40 000 dollars, retrouvé dans les valises de l’ex-ambassadeur de la France à Tunis Boris Boillon, arrêté à la gare du Nord, à Paris. Ce fameux Boris Boillon qui appelait Kadhafi « papa » et que Kadhafi appelait « mon fils ».


Nous savons aussi que hormis les enrichissements personnels, beaucoup d’espèces ont circulé illégalement pendant la campagne présidentielle de 2007. Une anecdote résume tout cela : Claude Guéant, qui était le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, le temps de cette campagne, avait loué une chambre forte dans une banque à Paris. Il voulait une grande chambre forte et celle qui lui fut attribuée était tellement grande qu’un homme pouvait y entrer debout. On sait qu’il s’y est rendu sept fois pendant la campagne présidentielle. On ne sait pas ce qu’il y a pris, mais quand il a été interrogé, il a dit avoir loué cette chambre forte pour y placer des discours de Nicolas Sarkozy, discours pourtant disponibles sur l’intranet de la campagne. Ce même Guéant qui en dix ans n’a retiré que 800 euros sur son compte en banque et qui payait tout en cash.


 

L'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi (AFP)


MEE : Vous écrivez que « cette histoire est une illustration de l’histoire postcoloniale de la France ». Que voulez-vous dire ?


FA : La France, pourtant une démocratie, s’est vendue à une dictature entre 2005 et 2007 pour des intérêts qui ont un rapport avec l’argent sale et la raison d’État. Pour des intérêts convergents aussi. La France de Sarkozy avait besoin de la Libye. La Libye de Kadhafi avait besoin symboliquement de la France. La Libye était un État paria, un État terroriste et son souhait, pour lequel Kadhafi pouvait payer très cher, était de revenir dans le concert des nations.


La visite de Kadhafi en France en décembre 2007, six jours de visite officielle, qu’aucune démocratie ne lui avait offerte, s’est faite dans le pays de la Déclaration des droits de l’homme. Quelle victoire symbolique alors pour Kadhafi. Mais il y a eu d’autres contreparties : la vente de matériel d’armements, de matériel d’espionnage. On raconte en détail comment la société Amesys a vendu le logiciel d’espionnage EAGLE qui a pu servir d’ailleurs contre les premiers mouvements d’insurrection en Libye.


 

« Quelles sont désormais les conséquences de cette guerre ? La Libye est ravagée, balkanisée » (Reuters)


Ce sont aussi des intérêts d’État à l’échelle de la Libye, comme par exemple le sort judiciaire d’Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et chef des services de renseignement militaires. Il a été aussi celui qui a donné les 5 millions à Ziad Takieddine, qui les remettra à Guéant et Sarkozy.


Pourtant, tout a été fait – et nous le montrons – pour faire tomber le mandat d’arrêt lancé par notre justice contre cet homme, Abdallah Senoussi, soupçonné d’être le commanditaire de l’attentat contre l’avion DC 10 qui a tué 170 personnes dont 54 français [en 1989]. Ce même Senoussi avait pris pour avocat le propre avocat personnel de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, lequel avait fait travailler un autre avocat. Ce dernier nous a confirmé avoir été sollicité pour trouver une faille dans la procédure et faire sauter le mandat d’arrêt. Des réunions sur ce sujet ont eu lieu à l’Élysée jusqu’en 2009.

On parle donc d’histoire postcoloniale car à la suite de cette lune de miel diabolique où la France a fait semblant de ne plus voir qu’elle avait en face d’elle un dictateur, elle a ensuite déclenché une guerre qui était une guerre de reconquête.


Cette guerre a illustré le fait qu’on pouvait, par la force militaire, reprendre possession d’un territoire et s’en faire l’arbitre géopolitique au gré de ses propres humeurs internes.


Aujourd’hui, sur cette guerre, factuellement, de très lourdes questions se posent. Pourquoi, comment a-t-elle été déclenchée et qu’est-ce que les Français y ont fait précisément ?


MEE : Nicolas Sarkozy avait-il intérêt à déclencher cette guerre face aux menaces allant crescendo de Kadhafi et de son fils Saïf al-Islam de révéler les transferts d’argent ?


FA : Kadhafi a été celui qui ne voulait pas, au sommet de l’État libyen, sortir les documents. Il ne croyait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu’au bout de ses menaces de guerre totale. C’est ce que son tout premier cercle nous a raconté en six ans d’enquête. Il y a là une dimension psychologique intéressante.

Vidéo: "CE CLOWN DE SARKOZY DOIT NOUS RENDRE L'ARGENT !" (SAIF AL-ISLAM KADHAFI)


Mais effectivement, pourquoi cette guerre ? Il y a plusieurs raisons, certaines que nous ignorons sans doute encore. Mais je vois trois raisons particulières. Un an avant les élections présidentielles de 2012, faire la guerre est très bon pour les sondages car en France, on est au garde-à-vous devant l’imminence d’un conflit. De fait, la cote de Nicolas Sarkozy bondira dans les sondages. La question institutionnelle se pose qu’un homme, le président de la République, peut décider seul, sans contrôle, d’entraîner son pays dans la guerre. Cette guerre permet aussi de redorer le blason de la France après sa position honteuse vis-à-vis des premiers Printemps arabes, en Tunisie comme en Égypte.


"La France, sur ces questions éthiques, a du mal à se regarder en face. Pourtant, c’est surement l’affaire la plus grave de la VeRépublique car derrière, directement ou indirectement, se profile la guerre. Argent et sang"


Enfin, on sait que quand les insurgés prennent possession des ministères régaliens, ils prennent aussi possession des archives. Or si c’est vous qui faites la guerre, c’est un peu plus simple d’éviter que des documents compromettants ne se dispersent. Si c’est vous qui armez les insurgés et bombardez les ministères, le risques est maîtrisé.


Plus largement, il y a eu une coalition d’intérêts, Kadhafi dérangeait une partie du monde occidental. Kadhafi voulait la fin du franc CFA, ses relations devenaient difficiles avec Total et d’autres multinationales du pétrole, sa coopération avec certains services de renseignement pouvait poser question.


 

Des Libyens font le signe de la victoire et agitent un drapeau libyen tandis qu’un chasseur survole le terminal pétrolier de Zueitina, le 14 septembre 2016 (AFP)


Il y a plusieurs raisons possibles à l’intérêt qu’ont eu certains à déclencher cette guerre. Je ne suis pas pour les explications simplistes. Mais ce qui m’indigne est qu’on ait fait semblant de découvrir en mars 2011 que Kadhafi était un dictateur. Pourtant, quelques mois plus tôt, nous l’armions, nous le recevions.

"Si c’est vous qui faites la guerre, c’est un peu plus simple d’éviter que des documents compromettants ne se dispersent"


Certains faits ne collent pas avec le récit officiel du déclenchement de cette guerre. Bien sûr qu’il y a eu une révolte du peuple libyen, des insurgés, des répressions sanglantes. Mais dire, comme cela a été dit, qu’il y avait un génocide en cours, des massacres massifs de populations civiles, des crimes contre l’humanité, cela n’est pas vrai. La presse mondiale a ainsi repris l’information selon laquelle l’aviation libyenne aurait bombardé, le 21 février 2011, les populations civiles. Mais cette scène n’a pourtant pas existé. Une forme de storytelling a été créée autour de cette guerre qui tranche avec les compromissions françaises antérieures.


Quelles sont désormais les conséquences de cette guerre ? La Libye est ravagée, balkanisée, une autre guerre a été provoquée au Mali. Le parlement britannique a établi un rapport très critique sur cette guerre, et parle de données « erronées » quant aux informations qui ont présidé à son déclenchement.


MEE : Vous dites que cette affaire est la plus importante de la Ve République. Mais n’est-elle pas aussi la continuation par les mêmes moyens de la chiraquie par la sarkozie ?


FA : Les deux hypothèses se tiennent. Ce livre ne porte pas que sur Sarkozy, Guéant, etc. Il tente de montrer la permanence d’un système corruptif au cœur de l’État. Deux hommes qui se détestent sont au centre de ce système : Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri.


Les plus hauts personnages de l’État français ont mis la part la plus ténébreuse de la République entre les mains de ces hommes. Puis quand tout se passe mal, ce sont eux qu’on lâche, alors qu’ils étaient bien utiles pour faire tout ce que l’État n’a pas le droit de faire : porteurs de valises d’argent, placements dans des paradis fiscaux, contrats d’armements avec des commissions occultes.


 

L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, connu pour avoir présenté Nicolas Sarkozy à Mouammar Kadhafi (capture d'écran)


Le complexe militaro-industriel existe aussi en France. Dans un chapitre de notre livre, « De Karachi à Kadhafi », nous avons effectivement tenté de montrer que ce sont bien les mêmes pratiques, la même bande, les mêmes usages qui ont lieu, depuis au moins le début des années Balladur [Premier ministre sous le second mandat de Mitterrand, 1993-1995] jusqu’à Sarkozy, de l’Arabie saoudite à la Libye.


Il y a effectivement une permanence du système. La France, sur ces questions éthiques, a du mal à se regarder en face. Pourtant, c’est surement l’affaire la plus grave de la Ve République car derrière, directement ou indirectement, se profile la guerre. Argent et sang.


Des gens meurent aussi. L’ancien Premier ministre libyen Choukri Ghanem, celui qui consignait en 2007 les versements pour l’équipe Sarkozy, a été retrouvé noyé dans le Danube en avril 2012 ; Mohamed Albichari, un anti-kadhafiste qui a mis les services français sur la piste des enregistrements clandestins effectués par Kadhafi, est mort soudainement d’une crise de diabète à Tunis, lui aussi au printemps 2012 pendant la campagne présidentielle française. Il y a quand même un gros point d’interrogation derrière ces décès.


MEE : Mais pourquoi Sarkozy lâche-t-il Ziad Takieddine, autorisant son contrôle à l’aéroport du Bourget alors que l’homme d’affaires revenait avec 1,5 million d’euros en cash. Au risque que ce dernier parle. D’ailleurs, cet argent devait-il stopper la machine guerrière impulsée par la France ?


FA : Le clan Sarkozy en avait peur. Ils ne savaient plus quel jeu Ziad Takieddine jouait et ils le soupçonnaient, à raison, d’être proche des kadhafistes. La guerre se préparait et ils ne savaient plus s’il était loyal à Kadhafi ou à Sarkozy. Il revient alors à Paris, en provenance de Tripoli, déclenchant la panique du clan Sarkozy qui croit qu’il transporte des documents compromettants qui auraient pu donner du poids aux menaces des Kadhafi père et fils contre Sarkozy. La découverte de l’argent était fortuite. Cela se passe cinq jours avant que la France ne demande à l’ONU le vote de la résolution sur la zone d’exclusion aérienne. On ne sait pas à quoi aurait dû servir cette somme ; était-ce une rémunération pour Ziad Takieddine ? Ou était-ce de l’argent pour « calmer » les bruits de bottes en  France ? On l’ignore.


 

« Un an avant les élections présidentielles de 2012, faire la guerre est très bon pour les sondages car en France, on est au garde-à-vous devant l’imminence d’un conflit. De fait, la cote de Nicolas Sarkozy bondira dans les sondages » (AFP)


MEE : Autre affaire qui se greffe, celle de l’argent qatari versé pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien accusés d’avoir inoculé le SIDA à des enfants libyens. Cet argent s’est volatilisé visiblement… 


FA : Nous apportons des éléments nouveaux dans ce livre. L’évaporation d’une partie de cet argent qatari est un mystère. De fait, plus largement, il y a eu un jeu autour de la libération des infirmières, nous racontons que c’est une duperie. Cela a été vendu comme un sauvetage héroïque fait par Cécilia Sarkozy qui est allée chercher des infirmières pourtant « déjà libérées » selon les propos même d’un conseiller de Nicolas Sarkozy.


MEE : Vous évoquez l’idée de « Haute trahison ». Qui concernerait-elle ?


FA : Il y a des questions sur l’intensité de la lune de miel entre Sarkozy et Kadhafi, qui échangeront des mots tels que « Je prie avec vous Monsieur le Leader », « Nous ne prions pas de la même façon mais nous avons le même dieu », puis des questions sur la façon dont se termine cette guerre, par l’exécution de Kadhafi, mort sur laquelle nous n’apportons pas de réponse mais quelques bouts de réponse. Là, l’un a trahi l’autre, forcément.

"Des questions se posent sur la façon dont se termine cette guerre, par l’exécution de Kadhafi […]. Là, l’un a trahi l’autre, forcément"


Dans ce concept de Haute trahison, se déploie l’idée que la France a vendu son âme sur l’autel de l’argent sale et de la raison d’État. On nous serine constamment avec les valeurs de la République, Sarkozy se fait élire en s’opposant à la realpolitikcynique, et pourtant il a vendu des armes à Kadhafi et a été à deux doigts de lui vendre du nucléaire.


Puis vient la guerre. Sarkozy avait alors déclaré qu’il n’y avait qu’une option, celle de « la guerre totale ». Or, ce que la France fait voter à l’ONU est une « no fly zone » le 17 mars 2011. Une résolution qu’elle ne respecte même pas dans les heures qui suivent le vote onusien. Nous sommes intellectuellement, je crois, dans le concept de Haute trahison.


 

Peinture murale à Benghazi représentant Kadhafi broyé par la révolution libyenne (Reuters)


MEE : Pourquoi certains médias ont-ils semblé prudents ou tétanisés par cette affaire ?


FA : Ce n’est là que mon avis mais je remarque que, parfois, dans la profession de journaliste, les très grosses affaires font basculer les journalistes non pas dans le factuel mais dans la croyance. J’ai souvent entendu « je n’y crois pas ». Mais ce qui importe, ce sont les faits. Nous racontons des faits, recoupés et vérifiés.


Autre raison, Sarkozy a mis en place une stratégie consistant à empêcher les témoins de témoigner, il a fait pression sur les services secrets français, a comploté contre les juges et a censuré la presse ou du moins a tenté de la manœuvrer en demandant à des plumes fidèles d’écrire en un sens, ou de faire en sorte que des articles ne sortent pas. Mais heureusement qu’il y a des juges et policiers indépendants. Pourtant, sur cette affaire considérable, aucun juge n’est détaché à temps plein, pas un seul procureur non plus, pas même un policier.


Fabrice Arfi, Karl Laske, Avec les compliments du guide, Sarkozy-Kadhafi, l’histoire secrète (Fayard, 2017)


Photo d'illustration: Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi à Paris en décembre 2007, sous la tente bédouine que le dirigeant libyen avait fait installer dans la résidence officielle de l’hôtel Marigny (AFP)

 
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Kadhafi, mémoire d’outre-tombe, 2011 : « Bande d’idiots vous détruisez le mur libyen qui empêche les migrants et aussi les terroristes d’arriver en Europe ! ». « Vous soutenez les terroristes d’Al Qaïda ! » (Vidéo)

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Auteur : SLT | Editeur : Walt | Lundi, 06 Nov. 2017 - 12h18
 
 
 
Vidéo ici :    https://youtu.be/NLflLdIJeMw

Discours prophétique de Kadhafi en avril 2011 :


« Pour les milliers de migrants africains, pour votre soutien à Al Qaïda, vous allez brûler en enfer. C’est comme cela que cela va se passer ! ». 

Depuis 2011, des milliers de migrants s’enfuient en Europe et meurent par centaines voir milliers en Méditerranée, ou bien sont traités comme des esclaves en Libye ou y subissent les pires avanies, l’Etat libyen est un Etat failli tandis que des attentats islamistes ont été perpétrés en Europe. Rappelons aussi que le soutien français, britannique et étatsunien via leur supplétif du Qatar et de l’Arabie Saoudite en faveur des combattants islamistes radicaux en Libye s’est prolongé en Syrie et a abouti à de nombreux attentats en Europe.


Fact Checking :


– Le rapport du Parlement britannique détaille comment la guerre de 2011 de l’OTAN en Libye fut basée sur des mensonges (Salon)


– Libye. Benghazi. Radio Sarkozy ment, France TV désinforme


Vidéo: Pujadas accuse N.Sarkozy d'avoir tué Kadhafi


Fact checking :


– Libya: Examination of intervention and collapse and the UK’s future policy options


 Chaos libyen : après Cameron, le Parlement britannique accable aussi Sarkozy


– Parlement britannique : «le changement de régime était le vrai but de l’opération en Libye»


…Le gouvernement britannique « n’a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils et a échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion ». Visiblement l’information n’est pas encore parvenue à David Pujadas dans sa tour de contrôle de France


Télévision qui en est resté encore aux éléments de langage néocolonialiste et impérialiste…


– Londres fait son autocritique sur la Libye, Paris persiste et signe. Le terrible coût de l’intervention militaire de 2011 (Orient XXI)


Fact checking :


– Quand un rapport de la DIA révélait comment des terroristes d’Al-Quaïda en Libye aidaient la CIA à envoyer des armes pour les « rebelles » syriens en 2012 


… Selon Salon, peu de temps après le renversement de Kadhafi, des djihadistes soutenus par la France, les Etats-Unis ont aidé la C.I.A. à convoyer des armes à feu de Benghazi en Syrie. En 2012, les services de renseignement de la Défense (DIA) ont déclassifié un rapport, à la suite des pressions exercées par Judicial Watch dans le cadre d’une procédure de Freedom Information Act. Le document datant d’août 2012 décrit comment les États-Unis ont fini par se retrouver du côté d’Al-Quaïda en Syrie comme ils l’ont fait en Irak avec les prédécesseurs de l’Etat islamique. « Al-Quaïda en Irak a soutenu l’opposition syrienne depuis le début, » expliquait le rapport. En attendant, « les pays occidentaux, les États du Golfe et la Turquie soutenaient » les efforts rebelles contre le régime Assad dans une guerre par procuration, combattant ainsi du même côté que les terroristes envahissant maintenant l’Irak et la Syrie…


– Le Canard enchaîné confirme qu’Obama et François Hollande soutiennent le groupe terroriste Al-Nosra affilié à Al-Quaïda en Syrie


– L’attentat de Manchester : un retour de flammes de la collaboration de l’Etat britannique avec les djihadistes en Libye et en Syrie (Markcurtis.info) 


– Syrie. Al-Quaïda toujours épargné… par la France et les USA (Canard enchaîné) 


– Les USA s’opposent aux sanctions contre les groupes terroristes Ahrar Al-Sham et d’Al-Islam Jaysh affiliés à Al-Quaïda 


– En 2013 et 2014 le chef de guerre Hollande était fier d’armer les rebelles « modérés » syriens ; en 2015 il voulait « neutraliser » Assad (Vidéos) 


– Goasguen accuse la France de soutenir Al Qaeda en Syrie (vidéo) 


– Un commandant d’Al-Nosra révèle le soutien d’Israël et des USA à Al-Quaïda dans une interview avec le journaliste Jürgen Todenhöfer (Vidéo) 


– Alain Marsaud, ancien député et ancien magistrat anti-terroriste, révèle que la France soutient Al Qaïda en Syrie et dénonce le rôle de la presse française


[Vidéos, Audio] 


– John Kerry veut que le cessez-le-feu en Syrie soit étendu pour protéger Al-Quaïda (The Duran) 


– Quand Alain Marsaud, député UMP, déclarait sur BFM TV : « Ce sont nos alliés (proches d’Al-Quaïda,ndlr) qui ont enlevé nos journalistes en Syrie » 


– Bachar al-Assad accuse à nouveau la France de soutenir les groupes terroristes en Syrie


Fact checking :


– Secret d’Etat : la France soutient Al-Qaïda en Syrie (Mondafrique)


– Lettre du député UMP, Jacques Myard, au gouvernement socialiste français sur sa politique en Syrie


– Les experts français de l’Onu soutiennent Al-Nosra (Mondafrique) 


– Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique, pointe les positions contradictoires de la France dans sa lutte contre le terrorisme


– Comment le « chef de guerre » français, sous les vivats des médias, soutient le terrorisme


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Silence, Zuckerberg vous écoute par le micro de votre portable

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Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 03 Nov. 2017 - 14h33
 
 
 

Des utilisateurs de Facebook indiquent que ce réseau social se serait lancé dans de la publicité sur la base de l’écoute de leurs conversations par téléphone, annonce le portail Mashable. Cela étant, Facebook ne nie pas cette possibilité.


Des propriétaires de comptes Facebook ont porté leur attention sur la publicité suspecte diffusée par ce réseau social. Ils craignent que la compagnie formule des annonce sur la base d'un espionnage de leurs conversations privées, informe le portail Mashable.


«Quelqu'un d'autre pense aussi que nos portables nous espionnent? Par exemple, deux marques que j'avais nommées dans une conversation sont apparues dans la publicité de ma page Facebook», écrit une utilisatrice du réseau social sur son compte Twitter.?


Une vidéo où un homme raconte son expérience est discutée de manière active sur le portail Reddit. Selon l'auteur de la vidéo, il n'avait jamais eu de chats, mais quand il a commencé à parler de la pâtée pour chat en étant près de son smartphone, Facebook lui a immédiatement proposé de la publicité y étant relative.


Vidéo: Facebook iPhone Listening into our Conversations for Advertising TEST


Un autre utilisateur a raconté que si l'on plaçait un portable près d'une radio en espagnol, de la publicité dans cette langue serait apparue sur Facebook et Instagram.


Le réseau social rejette ces spéculations mais ne nie pas que ses collaborateurs peuvent écouter les utilisateurs auxquels on a proposé d'autoriser l'accès au microphone de l'application mobile à l'appareil pour, par exemple, lancer une vidéo.


Les configurations de confidentialité d'un smartphone rendent possible d'interdire l'accès au microphone. Toutefois, des utilisateurs attachés aux théories de l'espionnage par les réseaux sociaux estiment que cette mesure n'est pas pleinement efficace.


Pour eux, la solution la plus efficace est de détruire physiquement le microphone d'un gadget. Ou de couvrir la camera et le microphone comme Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Ce serait d'ailleurs l'aveu que Facebook a bien développé de telles technologies.


«Trois faits dans cette photo de Zuck: la caméra est scotchée, le micro est scotché, le courriel est sur Thunderbird [le service courriel open source de Mozilla, ndlr]», ont relevé des utilisateurs.






3 choses à prpos de cette photo:


- La caméra est recouverte d'un ruban adhésif


- La prise micro est recouverte d'un ruban adhésif


- Le serveur email est Thunderbird


- Source : Sputnik (Russie)

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Un enfant de 8 ans a déjà mangé plus de sucre que son grand-père n’en a mangé de toute sa vie

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Auteur : | Editeur : Walt | Samedi, 04 Nov. 2017 - 09h13
 
 

La consommation de sucre n’avait jamais atteint un niveau aussi élevé. Plus que jamais notre alimentation s’est industrialisée et notre consommation « d’aliments transformés et sucrés » a explosé : de 11.6 % en 1982 à 22.9 % en 2012. Elle a donc doublé en l’espace de 30 ans.


En effet, alors qu’en 1850 un Français consommait 1 kg de sucre par an, aujourd’hui, il en consomme 35 kg. Véritable problème de santé publique il provoque des maladies graves comme l’obésité, le diabète, la stéatose hépatique, les cirrhoses, et ce sans compter l’accentuation du risque d’accidents cardio-vasculaires.


Le sucre est pour beaucoup de spécialistes assimilé à de nombreuses addictions comme la nicotine, l’alcool ou encore l’héroïne. Et pour cause, la substance stimule dans le cerveau le système de récompense. Certaines expériences montrent même que des rats sont devenus plus rapidement accro au sucre qu’à la cocaïne ! « Le débat sur le sucre en est au stade du débat sur le tabac dans les années 1960 ! On retrouve chez les responsables de l’industrie sucrière les mêmes stratégies que chez les cigarettiers d’autrefois », estime Stan Glantz, directeur du Centre pour le contrôle du tabac dans le documentaire édifiant d’Arte « sucre, le doux mensonge ».


 

Conservateur et exhausteur de gout le sucre est devenu l’ingrédient fétiche des industriels sur le marché occidental leur permettant de faire plus de profits ! Le documentaire démontre également que 74% des plats cuisinés vendus en supermarchés contiennent des sucres ajoutés (pain, viandes, sauce tomates, conserves…). Le sucre est devenu identifiable sous différentes formes et différents noms : sucrose, sucre de canne, sirop d’érable, sucre de betterave, sirop de maïs, miel, agave…


Au total 56 appellations sont utilisées par l’industrie agroalimentaire pour dissimuler la présence de ces sucres, qui sont pourtant tous comparables en termes de calories.


Les Européens consomment ainsi l’équivalent de 17 cuillères à café de sucre par jour, et les Américains 19.5. Une consommation « acceptable et modérée » devrait représenter 6 à 9 cuillères de café par jour selon l’American Heart Association.


Malgré les préventions et l’opposition de nombreuses associations sur la présence du sucre contrôlé par l’industrie alimentaire, ce sont pourtant 175 millions de tonnes de sucre qui sont consommées dans le monde par an.


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L'histoire parle, Jean Chrétien un traîte à Shawinigan, La mort ici, la Mauricie avec son grand argentier et tous les petits argentiers plus aucune usine à

Shawinigan 40 ans plus tard le colonisé a tout vendu avec ses... pour leur fin personnel.
 
 

JEAN CHRÉTIEN A UN «FRONT DE BEU»: IL DIT QUE «TOUT EST PERMIS POUR SAUVER LE CANADA»

 

Article par: Michel Cloutier 3 octobre 2017

(2e article)

Jean Chrétien, DIT que tous les moyens sont bons pour éviter la séparation du Québec du Canada…


Par MICHEL CLOUTIER


Se disant très embêté, avec son hypocrisie politique habituelle de voir ainsi Madrid s’opposer par la violence policière au référendum d’autodétermination de la Catalogne, Jean Chrétien, cet ancien premier ministre fédéral  francophone du Canada anglophone, dit trouver «assez compliquée» la position de Madrid qui refuse la notion de démocratie des peuples de disposer d’eux-mêmes.


Il faut le respect de la loi comme au référendum québécois de 1995, note-t-il, dans une grossière dictée du mensonge, dans une stratégie calculée du mensonge dans l’arène politique. Chrétien ment à plein nez! Les forces du Non l’aiment ainsi! «Que voulez-vous!», lancera-t-il, ironique, machiavélique, sachant trop qu’il trompe l’Histoire en écorchant la vérité. Il s’en moque éperdument!


Évidemment… Chrétien a lui-même condamné et combattu farouchement, pour ne pas dire illégalement le référendum du Québec de 1995, grâce aux énormes moyens financiers (800 millions$ alloués du Conseil du Trésor du Canada fédéral) de son gouvernement anglo. Il a entraîné son administration dans des combines plus que douteuses aux dires des observateurs.



 

Sa pauvreté linguistique lui fait dire que le «Canada est le plus meilleur pays du monde… et que c’est extra-zordinaire». On dirait un élève de quatrième année qui parle!!!


Imaginez! M. Chrétien disait même dans ses discours qu’il ne reconnaîtrait par le résultat du référendum québécois… tout en allant allègrement voter dans sa circonscription de Saint-Maurice! Fallait-il le faire? En petit politicien qu’il fut toujours, plus de 70% des électeurs de son bureau de votation avaient voté Oui!!! Il en est ressorti comment? Honteux? Allez savoir!

Les résultats sont «volés» par les forces du Non d’Ottawa, la capitale fédérale anglophone.

La belle affaire! Un référendum québécois dont les résultats ont été «volés», fraudés qu’ils furent par les forces du Non d’Ottawa, ayant, par exemple, permit à des milliers de nouveaux immigrants arrivés au Québec, de voter Non au référendum, en leur accordant la citoyenneté canadienne instantanément en 1995, l’année cruciale du référendum. Sauver le Canada, avant tout… à la manière de Chrétien !


Lors d’une manifestation, l’arrogance de Jean Chrétien s’exprime: il empoigne au cou Bill Clennett, sur cette image télévisée, à l’occasion de la célébration fédérale du drapeau, à Gatineau, au Québec, le 15 février 1996. Photo, Global News, PHIL NOLAN.


Quelle démocratie à la Jean Chétien! Il avait une peur terrible et angoissante que le Oui l’emporte! Effectivement, il ne manqua que 50 0000 voix pour que le Oui, dans un coup de foudre, propulse le Québec dans ce qu’il doit normalement être, un État-nation francophone en Amérique du Nord, un nouveau pays de langue française de 8,5 millions d’habitants, le plus grand territoire francophone du monde, étant quatre fois la grandeur de la France.


Mais pourquoi, diable, ce Jean Chrétien, surnommé le «P’tit gars» de Shawinigan (ville francophone à 99,9%, au centre du Québec), est-il si fédéraliste encore aujourd’hui, allié inconditionnel des anglophones, ceux de la haute-finance dominatrice de Toronto, la capitale anglophone financière du Canada colonialiste soumis par admiration à Sa Majesté Elizabeth II ? La monarchie est aimée, sauf au Québec… et chez les Irlandais, évidemment.

Chrétien: un Canadien-français de service pour écraser le Québec indépendant

 

Québécois et Catalans vers un destin supérieur, celui de nations autonomes et libres au sein des Nations-Unis.

Certains diront qu’il est ce «canadien-français de service» comme tant d’autres députés-ministres québécois d’ailleurs, au parlement fédéral anglophone d’Ottawa.


Une forme évidente de colonialisme britannique, un manuel de vie qui ira de plein gré jusqu’au bout de soi pour la gloire. Et quelle gloire? Pour, en fait, le pouvoir d’illustrer et d’incarner de leur vivant, bêtement la notion inventive du multiculturalisme à la Trudeau père, de la diversité culturelle d’un océan à l’autre du Canada. Alors que le Québec est foncièrement un espace francophone unique en Amérique, où les droits collectifs de la Charte québécoise priment, contrairement à la Charte canadienne avec ses droits individuels d’abord. Deux visions, deux destinées. Deux pays. Qu’on le veuille ou non.

La langue douteuse de Jean Chrétien 

 

Devant la commission Gommery, Chrétien sera blâmé au sujet du gigantesque scandale des commandites entourant son gouvernement fédéral de 1995.


Tenez-vous bien: en 1997, au Sommet de la francophonie de Québec, ce même Jean Chrétien se lançait dans un exposé à la tribune internationale. Il a fait sourcillé ses homologues francophones par son langage douteux, sans profondeur en disant par exemple: «c’est extra-zordinaire». Quelle souffrance! Pourtant, il lisait son texte, et op! il s’enfargeait dans ce mot! Le mal est fait. Épreuve humiliante?


Ce mot extra-zordinaire, coupé en deux par son Z en trait-d’union inventé, est tellement comique (et aussi lamentable) qu’on croirait qu’il est récité par un élève médiocre, dans une dictée tendue de quatrième année. Ce qui limite et interdit toute forme dialectique du premier ministre.


À moins qu’un scribe de son bureau vienne à sa rescousse et s’active d’urgence pour donner de la hauteur et de la perspective à tout ce qui est extra-zordinaire chez l’homme d’État que doit incarner le «P’tit gars de Shawinigan». Avis aux linguistes: un nouveau mot s’échappe de la bouche d’un marginal: extra-zordinaire.


 

En pologne, Lech Walesca et son langage populaire plein de fautes, rappelle celui de Jean Chrétien, aussi pauvre linguistiquement.

Pauvreté linguistique de Chrétien! Aucune enfilade de concepts. D’ailleurs, dans ses campagnes électorales, il ne parlait que de «jobs et de jobs pour les canadiens», tout comme le faisait d’ailleurs, en 1990, le rustique Lech Walesca, le sixième président de la république polonaise.


Sans raffinement, il parlait un langage populaire bourré de fautes, similaire à celui de son homologue canadien-français. Les élites polonaises s’en moquaient largement.

«LE PLUS MEILLEUR PAYS DU MONDE»

— Jean Chrétien

Souvenez-vous du patriotisme enfantin de M. Chrétien, avocat de profession qui proclame: «Le Canada, c’est le plus meilleur pays du monde!». Encore là, un élève de cinquième année aurait peut-être commis cette faute grammaticale élémentaire. Une faute devenue exclusive  à un premier ministre. Quelle honte envers sa Majesté la Langue française! Et dire que cet homme qui ne craint rien, ce politicien parvenu, affronte sans complexe l’État-nation francophone du Québec sans aucune maîtrise de sa langue maternelle. Un premier ministre handicapé, à la portée de tous les paresseux de la langue, ceux qui se foutent du langage correct, classique, de son verbe, de son esprit et ses instants gracieux. Notre langue est une langue d’esprit… et non une langue de sons.


Voilà quelque chose d’inquiétant pour le peuple, la nation québécoise car combien d’autres personnalités gravitant dans divers horizons, ne maîtrisent guère la langue française? Heureusement, ici, Jean Chrétien n’est pas immortel, il va s’éteindre comme tout le monde, et pour lui, confortablement dans le «plus meilleur pays du monde». Il va nous quitter dans une vision rouge sacrée de feuilles d’érable en se disant: mission accomplie, le Québec, ma chère province, est «plus meilleure canadienne depuis 1995, et ce, grâce aux immigrants qui en font une société multiculturelle, à l’image même de mon Canada uni. Au diable lesséparatissses!»



VOICI LA CHRONIQUE PERCUTANTE DE JOSÉE LEGAULT

Le front de Jean-Chrétien


 
JOSÉE LEGAULT, chroniqueuse, Le Journal de Montréal.

MISE à JOUR


 

Josée LEGAULT, la plus brillante analyste politique du Québec et du Canada.


Jean Chrétien a toujours eu du front tout le tour de la tête. Quand il a refusé d’envoyer les troupes canadiennes en Irak, c’était pour le meilleur. Quand il a lancé certaines règles démocratiques aux orties pour gagner le référendum de 1995, c’était pour le pire.


Ce qui, semble-t-il, ne l’empêche pas de donner des leçons de démocratie à l’Espagne aux prises avec un référendum en Catalogne qu’elle tente de bloquer.


En mêlée de presse, Jean Chrétien s’est en effet permis de se réjouir qu’au Canada, « on a donné l’exemple » en 1995. « Pour qu’une démocratie fonctionne bien, ajoute-t-il, il faut le respect de la loi. » Vraiment ? Si seulement c’était vrai dans son cas, on l’applaudirait.


 Au diable les règles !


 

Ses analyses sont retenues par les éditorialistes des journaux français.


Or, à l’automne 1995, le même Jean Chrétien s’en est pas mal foutu du « respect de la loi ». Je parle ici de la loi québécoise sur les consultations populaires et les limites de dépenses qu’elle impose aux camps du Non et du Oui.


En septembre 2014, dans une entrevue avec le Sunday Post, M. Chrétien s’est d’ailleurs fait une fierté de résumer l’organisation du très coûteux « love-in » fédéraliste tenu à Montréal à quelques jours du référendum en ces termes non équivoques : « Au diable les règles ! ».


On repassera

« Dans les derniers neuf jours, racontait-il sans broncher, j’ai dit au diable les règles et organisé une énorme rencontre à Montréal où des milliers de personnes sont venues de partout pour envoyer le message à l’effet que nous voulions que le Québec reste avec nous. »

Cette même culture du « au diable les règles ! », elle sévira aussi sous le scandale des commandites. Idem pour sa loi dite sur la clarté. Une loi outrancière dont la seule fin est de tenter de placer sous tutelle fédérale le droit du Québec à l’autodétermination.



Alors, pour ce qui est des leçons de démocratie, on repassera…

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Coopérer avec la Chine est une chance

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Auteur : | Editeur : Walt | Jeudi, 02 Nov. 2017 - 08h11



Dans les yeux de nombreux médias occidentaux, le congrès du Parti communiste chinois PCC se déroulant tous les 5 ans ressemble à une opérette bien mise en scène, dans la tradition des congrès des partis communistes. On parle dans ce contexte régulièrement de problèmes de corruption, de possibles manœuvres à l’intérieur du parti et finalement du manque de démocratie. Ce qu’il y a de nouveau dans le répertoire des médias traditionnels est le fait de mentionner la puissance économique croissante de la Chine et d’insinuer une intention de mettre sous pression et de vouloir intimider d’autres Etats – comme si une telle chose était totalement inconnue en Occident. Il va de soi qu’il y a des choses à critiquer en Chine. Mais malheureusement le lecteur n’obtient en général que très peu d’information sur le pays lui-même, sur les développements accomplis et comment les Chinois voient eux-mêmes la situation. On préfère renforcer les vieux préjugés et créer de nouveaux ressentiments.


Depuis quelques années, on trouve de nombreuses publications sur la Chine permettant un regard différencié sur le pays (p. ex. Seitz, Konrad. China. Eine Weltmacht kehrt zurück. [Le retour d’une puissance mondiale] 2006. ISBN 978-3-442-15376-3). Même si l’on n’a qu’un petit aperçu de l’histoire du pays, tout jugement devrait être prudent et différencié. Le regard irréfléchi posé sur la Chine par la plupart des rédactions est frappant – totalement fixé sur leur point de vue occidental et leurs liens transatlantiques. Ainsi, l’insinuation que la Chine agit tout aussi impitoyablement que les anciennes puissances coloniales (France, Allemagne, Grande-Bretagne ou Etats-Unis) risque fortement de mener à de dangereuses évaluations erronées. La Chine ne mène ni une politique de canonnière ni elle recouvre la moitié de la planète d’une «guerre mondiale contre le terrorisme».


La contribution de la Chine en tant que grande puissance moderne se situe plutôt dans le domaine économique que militaire. En outre, le pays se réfère de plus en plus souvent au droit international et à l’ONU au lieu de constamment violer la loi en vigueur.


La réaction hésitante, voire retenue, des pays occidentaux face à l’offre chinoise de participer à l‘initiative «One Belt, one Road» illustre le fait que leurs réflexions se fondent davantage sur des intérêts de pouvoir que sur des intérêts d’économie de marché. Ils risquent de laisser passer de réelles opportunités de coopération. Aujourd’hui déjà, certains pays européens (Macédoine, Hongrie, Serbie, Slovaquie) préfèrent construire les autoroutes et les ponts, dont ils ont un urgent besoin, avec le soutien de la Chine au lieu de se fier aux crédits de l’UE.


La Chine, un moteur économique


Cela représente une grande performance qu’aujourd’hui la population chinoise de 1390 millions de personnes puisse se nourrir et atteindre une prospérité de plus en plus grande. Il y a quelques décennies seulement, le pays subissait des famines catastrophiques avec des millions de victimes. Diverses raisons y ont contribué: notamment le colonialisme de l’Occident aux XIXe et XXe siècles, l’occupation japonaise dans les années 1930–1940, les guerres civiles qui ont suivi et les expériences économiques dévastatrices de Mao dans les années 1960. Tout cela a conduit le pays dans la pauvreté et l’y a maintenu.


Aujourd’hui cependant, l’énorme essor développé commence à être reconnu au niveau international. Dans de nombreux domaines, les techniciens et les ingénieurs chinois sont à la pointe du progrès. Cela est vrai tant pour le domaine numérique que pour la navigation spatiale et les transports. Cet essor rayonne dans le monde entier puisque d’autres économies nationales ont déjà pu et peuvent toujours profiter de la croissance chinoise.


Le gouvernement chinois a initié de manière exemplaire le gigantesque projet de la «Nouvelle route de la soie» (OBOR – One Belt, One Road). Un large corridor économique pour le commerce par voies terrestres et maritimes de l’Asie vers l’Europe est en train d’être créé. Ce projet englobe plus de 60 pays et 4,4 milliards d’habitants. Cela permet d’apporter du travail et davantage de prospérité à un grand nombre de personnes.


Dynamique de croissance en Chine


Afin de se faire une idée du développement dynamique de la Chine, nous présentons ici une partie de l’expansion du réseau ferroviaire chinois pour les trains à grande vitesse. Des experts occidentaux ont prévu une période de 30 ans pour la construction du réseau. Mais après quelques années déjà la plupart des lignes sont opérationnelles.


Le deuxième plus long tracé de ce réseau à grande vitesse est la ligne de Pékin (7,7 M. d‘habitants, sans l’agglomération) à Guangzhou (12 M.). Elle a une longueur de 2298?km et constitue un des 4 axes nord-sud dans le réseau à grande vitesse planifié. La ligne est actuellement, après la ligne à grande vitesse de Shanghai (15 M.) à Kunming (5 M.), la deuxième ligne plus longue au monde. Les coûts de construction se sont élevés à environ à 17 milliards de dollars. La ligne est parcourue avec des vitesses jusqu‘à 350 km/h. La Chine possède le train le plus rapide du monde.


La ligne traverse les provinces densement peuplées de Hebei, Henan, Hubei, Hunan et Guangdong. Hong Kong (7,3 M.) est reliée à cette ligne par un tracé de 142?km. La ligne de haute vitesse est en fonction depuis 2012 – sa construction a commencé en octobre 2008! Le temps de voyage a été réduit de 20 à 8 heures. Après la ligne entre Pékin et Shanghai, c’est le deuxième axe nord-sud entré en fonction.


Cette ligne a exigé un haut niveau de construction technique. La partie difficile entre Wuhan et Guangzhou consiste en 65% de ponts et de tunnels. Un défi particulier résidait dans le fait de construire le tunnel Jinshazhou d’une longueur de 4500 mètres situé sous la Rivière des Perles près de Guangzhou.


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Julian Assange : "L’attaque à Manhattan ne serait pas arrivée si la CIA n’armait pas les terroristes"

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Auteur : | Editeur : Walt | Jeudi, 02 Nov. 2017 - 08h54
 
 
 

Le cofondateur de WikiLeaks Julian Assange a violemment critiqué la CIA, estimant que l’attaque meurtrière à New York aurait pu ne pas avoir lieu si l’agence américaine enquêtait sur les terroristes au lieu de les armer et de les entraîner.


« Si la CIA [Central intelligence agency] passait plus de temps à enquêter sur les activités des terroristes et moins de temps à les entraîner et à les armer, l’attaque au camion d’aujourd’hui aurait pu ne pas arriver », a tweeté le cofondateur du site lanceur d’alerte WikiLeaks Julian Assange, au lendemain de l’attaque à Manhattan, à New York, qui a fait huit morts et une dizaine de blessés.


Le suspect de l’attaque, qui a 29 ans et serait d’origine ouzbèke, a fauché des cyclistes et des passants dans l’après-midi du 31 octobre, le jour d’Halloween, dans le premier attentat meurtrier à New York depuis 2001.


Le maire de New York Bill de Blasio a rapidement dénoncé un « acte de terrorisme », tout en évitant de parler d’attentat islamiste. Le président américain Donald Trump a lui évoqué sans attendre l’organisation État islamique, après avoir dans un premier temps qualifié l’assaillant de « malade » et de « déséquilibré ».


Une lettre affirmant que l’attaque avait été menée « au nom de Daech » aurait d’ailleurs été retrouvée dans le camion utilisé lors de l’attaque, selon une source au sein des forces de l’ordre citée par CNN.



- Source : RT (Russie)


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Comment enlever toute trace de pesticides de vos fruits

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Auteur : | Editeur : Walt | Lundi, 30 Oct. 2017 - 09h53
 
 
 
 

Connaissez-vous la meilleure façon d'éliminer les pesticides de vos fruits? Des chercheurs de l'Université du Massachusetts, aux Etats-Unis, ont découvert quelle était la technique la plus efficace pour s'en débarrasser.


Nous sommes nombreux à nous contenter de frotter une pomme contre notre manche, ou la passer quelques secondes sous l'eau avant de la manger. Mais cette technique est-elle réellement efficace? Selon une récente étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, le bicarbonate de soude permettrait d'éliminer toute trace de pesticides des fruits.


Les chercheurs ont appliqué une dose élevée de deux pesticides, le fongicide thiabendazole et l'insecticide phosmet, sur des pommes Gala biologiques. Après 24 heures d'exposition aux pesticides, les scientifiques ont testé trois méthodes de lavage différentes: l'eau du robinet, une solution composée d'eau et d'1% de bicarbonate de soude, et une solution à l'eau de javel similaire à celle utilisée par les producteurs de fruits.


Une pincée de bicarbonate de soude


Les chercheurs ont ensuite contrôlé les niveaux de pesticides à la surface et à l'intérieur du fruit après chaque méthode de lavage. Après deux minutes de nettoyage, la solution au bicarbonate de soude donnait déjà de meilleurs résultats que les deux autres. Et après 12 à 15 minutes, la formule avait éliminé pratiquement tous les pesticides externes, ainsi que ceux qui avaient déjà commencé à traverser la peau du fruit.


"À la maison, la façon la plus simple de laver une pomme est d'utiliser l'eau du robinet, mais nous avons aussi constaté que l'eau du robinet n'était pas très efficace. Pour réduire l'exposition aux pesticides, nous suggérons d'ajouter un peu de bicarbonate de soude", a expliqué Lili He, la scientifique à l'origine de cette étude, au Time.


Si vous n'avez pas la patience de laisser vos fruits reposer 15 minutes dans cette solution miracle, rassurez-vous. Selon la chercheuse, le simple fait d'ajouter une pincée de bicarbonate de soude lorsque vous les nettoyez suffirait.


Le fait de peler ses fruits permet également de se débarrasser des pesticides restés en surface, mais aussi des fibres, vitamines et minéraux que l'on y trouve. "La peau du fruit contient la plus forte concentration de nutriments, mais c'est aussi là qu'il y a le plus de pesticides", explique Lili He.


- Source : 7sur7 (Belgique)

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Maladie à vendre (documentaire)

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Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 27 Oct. 2017 - 09h41
 
 

 
 
Vidéo
 
 
 

Depuis plus d'un siècle, les médicaments permettent de combattre bon nombre de maladies. Des plus bénignes au plus dangereuses. Ces dernières décennies, l'industrie pharmaceutique s'est aussi inspirée des nouvelles méthodes de publicité et de marketing. Logique quand le but est d'assurer la vente pour financer la recherche et tenter de soigner de nouvelles maladies. 


Mais cela questionne plus lorsqu'il s'agit, à l'inverse, de marketer des maladies pour simplement étendre un marché et accroître les profits. Jusque dans les années 70, l'industrie pharmaceutique créait des médicaments pour guérir certaines maladies. Depuis, pour accroître sa rentabilité, elle en vient à inventer de nouvelles maladies pour vendre des médicaments. 


Du taux de cholestérol à la dysfonction érectile en passant par la dépression et le trouble bipolaire, Maladies à vendre démonte les stratégies de marketing et de communication mises en œuvre par l'industrie pharmaceutique, avec la complicité plus ou moins passive des experts médicaux et des autorités de santé, pour nous transformer en malades, c'est-à-dire en consommateurs de médicaments.


 


L'industrie pharmaceutique fabrique des malades à grand renfort de marketing avec la complicité des autorités et des médecins.


- Source : Aphadolie

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Quel avenir ?

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Auteur : Dmitry Orlov | Editeur : Walt | Samedi, 28 Oct. 2017 - 11h09
 
 
 
 

J’aime me flatter en pensant que la raison principale pour laquelle tant de gens ont creusé un chemin vers mon blog et continuent à acheter mes livres est que pendant plus d’une décennie j’ai toujours deviné correctement quelle forme prendrait l’avenir ; pas tout le temps, mais suffisamment souvent pour inciter les gens à y prêter attention. J’essaie d’être très prudent dans mes pronostics. Je ne prédis jamais des événements relativement insignifiants tels que les krachs boursiers, les changements dans la composition des gouvernements nationaux et d’autres incidents qui ne se produisent que sur le papier ou sur un coup de tête.


Au lieu de cela, j’essaie de me concentrer sur les aspects de la réalité physique – les flux d’énergie en particulier – qui limitent la forme de l’avenir. Je ne fais pas non plus de prédiction en ce qui concerne le calendrier : savoir si quelque chose va arriver est souvent une question qui a une réponse ; savoir quand quelque chose se produira est souvent une question pour laquelle aucune méthode ne donne de réponse fiable. En gardant cela à l’esprit (pour ne pas être déçu), je vais prendre quelques risques et faire quelques prédictions sur la forme générale de l’avenir qui se matérialisera au cours d’une seule vie humaine et peut-être même un peu plus vite.

Je crois que l’on peut deviner la forme générale de l’avenir en se concentrant sur les quatre facteurs suivants : le climat, l’énergie, la population et la géopolitique. Regardons chacun.


Climat

Les changements à court terme des conditions météorologiques, entraînés par le changement climatique à plus long terme résultant de l’augmentation spectaculaire des niveaux de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère, permettent déjà d’envisager plusieurs impacts importants. Les cyclones tropicaux sont plus intenses et plus humides, entraînant des inondations massives et des dommages aux infrastructures. Cette année, les tempêtes ont assommé une grande partie de Houston, un bout de la Floride et pratiquement tout Porto Rico, plus quelques autres îles des Caraïbes. Pendant ce temps, des incendies sans précédent ont ravagé certaines parties de la Californie et du nord-ouest sur la côte Pacifique. Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées ou sont restées sans abri. De telles tendances continueront vraisemblablement à mesure que ces événements destructeurs vont augmenter en intensité. Pendant un certain temps, les gens tenteront de récupérer et de reconstruire après chaque événement, mais après, ces efforts cesseront. En reconstruisant, je suis certain que la plupart des gens refuseront de prendre des mesures raisonnables pour éviter que cela ne se répète, comme la construction de maisons sur pilotis en matériaux ininflammables ; au lieu de cela, ils vont mettre en place les mêmes structures inflammables et sujettes aux inondations, parce que c’est à cela qu’ils pensent qu’une maison doit ressembler.


En plus des inondations et des incendies, il y a de fortes chances que des vagues de chaleur estivales catastrophiques suffiront à mettre en panne le réseau électrique dans des pays comme les États-Unis, où la population dépend de la climatisation pour survivre et où le réseau électrique est terriblement périmé. De tels événements se traduiront instantanément par des morts dans les villes du sud, où les gens, en particulier les malades, les personnes âgées et les obèses morbides, succomberont à des coups de chaud. La plupart des États de l’ouest des États-Unis seront confrontés à de tels événements catastrophiques et progresseront lentement vers des conditions beaucoup plus arides, où l’agriculture deviendra peu à peu intenable à mesure que le paysage redeviendra désertique.


Un autre effet sous-estimé des changements climatiques continus sera la sévérité accrue des hivers de l’hémisphère nord. L’Arctique est maintenant beaucoup plus chaud et sans glace durant l’été. Cela a ouvert de nouvelles voies maritimes le long des côtes nord de la Russie et du Canada, ce qui a permis de gagner des semaines d’expédition, en contournant les canaux de Suez et de Panama. La diminution de la couverture de glace de l’océan Arctique a réduit l’albédo de l’océan (la fraction du rayonnement solaire réfléchie dans l’espace), ce qui a provoqué un réchauffement encore plus rapide. En raison de ce réchauffement, le gradient des températures hivernales entre l’Arctique et les zones tempérées plus au sud sera réduit et les flux d’air ne seront plus stratifiés le long des lignes latitudinales mais serpenteront entre le nord et le sud, amenant des tempêtes hivernales depuis l’Arctique vers le sud et rendant les gelées d’hiver très sévères beaucoup plus fréquentes.


Dans le cas de l’Europe de l’Ouest, cet effet sera exacerbé par le ralentissement du Gulf Stream, qui avait pour effet de la rendre beaucoup plus chaude que la  grande partie de l’Europe qui s’étend des Carpates à l’Oural. Le Gulf Stream dépend de la capacité de son courant remontant vers le nord, rendu plus salin par évaporation, de couler au fond quand il atteint une zone autour de l’Islande, puis de refluer vers le sud le long du fond océanique. Mais le taux de fonte des glaciers a créé une lentille d’eau douce en expansion le long de la surface de l’océan dans cette zone, limitant l’étendue du mécanisme. En raison de cet effet, les gelées hivernales profondes commenceront à affecter les régions précédemment tempérées de l’Europe occidentale et des îles britanniques.


Énergie


Les combustibles fossiles resteront le pilier de l’industrie énergétique jusqu’à ce que celle-ci se réduise à un niveau permettant d’obtenir suffisamment d’énergie en ne brûlant que de la biomasse. Mais ce processus devrait prendre au moins deux ou trois décennies de plus. Les sources renouvelables, telles que les éoliennes et les panneaux solaires, ne peuvent pas être produites ou entretenues sans une industrie basée sur les combustibles fossiles et elles vont produire une électricité pour laquelle il n’y aura pas beaucoup de demande une fois que l’industrie des combustibles fossiles aura disparu. De plus, ces sources d’électricité sont intermittentes, alors que l’électricité est notoirement chère et difficile à stocker, tandis que les utilisations résiduelles de l’électricité – communications, sécurité, équipement de contrôle, etc. – nécessitent un approvisionnement régulier.


Même s’il n’y aura pas de rupture soudaine dans la disponibilité de l’énergie fossile, nous continuerons de voir une diminution constante de la capacité des consommateurs d’énergie à travers le monde à payer pour cela, ainsi que la disparition de la rentabilité des entreprises énergétiques. À la place de puits d’où le pétrole a jailli pendant des années, tout ce qui restera aux États-Unis, ce sont des puits qui nécessitent des forages horizontaux et une couteuse fracturation hydraulique, mais qui ne laissent suinter du pétrole que pendant un an ou deux avant d’être à sec. La situation est similaire en ce qui concerne le charbon et le gaz naturel. Bien que les États-Unis soient maintenant alimentés avec cette nouvelle production basée sur la fracturation hydraulique, très peu d’argent a été gagné avec ce boom temporaire, laissant les entreprises impliquées embourbées dans leur dette. Une fois terminée, les États-Unis seront à nouveau obligés d’importer de grandes quantités de pétrole et de gaz naturel – s’ils peuvent trouver l’argent nécessaire pour le faire.


Entre-temps, la Russie restera l’une des principales sources d’exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel pendant encore de nombreuses décennies. Les ressources énergétiques de la Russie sont de bien meilleure qualité qu’ailleurs dans le monde et, bien que la Russie possède plus de pétrole et de gaz de schiste que tout autre pays, l’exploitation de ces ressources n’est pas considérée comme une priorité.


Population


Compte tenu de ces tendances en matière de météorologie et d’énergie, les pays auront des capacités différentes pour maintenir une population importante. Un autre facteur qui jouera un rôle majeur sera l’infrastructure locale. Par exemple, en Russie, les gens vivent principalement dans de grands immeubles le long des lignes de chemin de fer desservies par des transports en commun et chauffés à l’aide de vapeurs chaudes provenant des centrales électriques. Toutes les infrastructures russes sont construites selon les mêmes normes et sont conçues pour bien fonctionner à des températures inférieures à -40º et sous plusieurs mètres de neige. En comparaison, en Amérique du Nord, la plupart de la population vit dans des maisons individuelles, dont beaucoup sont mal isolées, dont beaucoup ne sont pas desservies par des transports en commun et dont le chauffage revient plutôt cher en utilisant des chaudière à gaz ou à pétrole. En hiver, face à un blizzard, de nombreuses zones aux États-Unis sont simplement bloquées, tandis qu’en Russie, le concept de « journée enneigée » est inconnu : la neige est enlevée (et non repoussée) au fur et à mesure qu’elle tombe et la circulation continue. Cette comparaison implique que les Russes pourront continuer à se permettre de vivre là où ils vivent beaucoup plus longtemps que les Américains. Des types similaires de comparaisons peuvent être appliqués à de nombreux autres endroits si vous cherchez un lieu où survivre.


Mis à part cela, et peut-être couplé avec des facteurs tels que la météo et l’énergie, certaines populations ne parviendront pas à prospérer et subiront une forte mortalité. Les États-Unis sont déjà en train de mourir de faim, les taux d’alcoolisme ayant doublé en une décennie, et une épidémie d’abus d’opioïdes rivalise avec l’expérience de la Chine d’avant les années 1950. L’esprit de désespoir absolu qui enserre maintenant les États-Unis est semblable à ce qui est arrivé à l’ex-URSS après l’effondrement soviétique, avec des conséquences démographiques similaires.


L’expérience de l’Europe occidentale sera peut-être plus bénigne : les populations indigènes diminueront en raison de leurs très faibles taux de natalité. Entre-temps, l’Europe occidentale est de plus en plus touchée par les enclaves ethnico-religieuses de migrants qui, de plus en plus, ne parviennent pas à s’intégrer et à subsister avec les maigres subsides de l’État. Une fois ces bénéfices épuisés, ces enclaves imploseront. Elles représentent déjà un pourcentage disproportionné de la criminalité ; cette tendance va probablement s’aggraver, les habitants de ces enclaves devenant à la fois les auteurs et les victimes.


Dans d’autres parties du monde, telles que l’Afrique sub-saharienne et certaines régions du Moyen-Orient, la mortalité sera provoquée par l’effet contraire : des taux de natalité très élevés conduiront à des conditions misérables et un surpeuplement menant à la violence et à la guerre. Ces conditions seront exacerbées par diverses catastrophes, naturelles ou artificielles, jusqu’à ce que l’on parvienne finalement à un niveau de population stabilisé beaucoup plus bas.


Géopolitique


Jusqu’à tout récemment, les États-Unis et l’Europe de l’Ouest ont réussi à rediriger vers eux la part du lion de la richesse naturelle restante de la planète. Le système financier érigé après la Seconde Guerre mondiale a été truqué afin que les institutions bancaires occidentales puissent servir de garde-chiourme au monde entier, prêtant à faible taux à leurs copains et à des taux élevés au reste du monde, menaçant quiconque refusant de jouer à ce jeu par des sanctions économiques, des assassinats politiques ou des guerres. Globalement, cela leur a permis de simplement imprimer de l’argent pour acheter ce qu’ils voulaient tout en forçant les autres à travailler pour eux. Un aspect clé de ce régime était que les exportations mondiales de pétrole étaient cotées et devaient être payées en dollars américains. Ce programme est actuellement en phase terminale.


Ce qui le remplacera est encore incertain. Peut-être le nouvel arrangement tiendra sur un trépied composé de la Chine, la Russie et l’Iran. Ces trois pays ont des populations bien éduquées, disciplinées et patriotiques, et leurs jeunes ont tendance à regarder vers l’avenir avec beaucoup d’enthousiasme. Peut-être que d’autres pays pourront jouer un rôle majeur dans ce nouveau club eurasien. Mais ce qui est certain, c’est qu’à l’avenir, les gouvernements d’Europe occidentale et d’Amérique ne seront pas en mesure d’extorquer tout ce dont ils ont besoin au reste du monde pour soutenir artificiellement leur si confortable niveau de vie. Ceci va certainement causer beaucoup de ressentiment et d’agitation politique.


Parler d’agitation politique est toujours caricatural, car il est difficile de prédire quand une population docile va laisser soudainement éclater la violence. Mais les prédictions globales restent possibles : des populations sédentaires, ethniquement et religieusement homogènes, qui ont des moyens traditionnels et indépendants de se maintenir économiquement et qui ne sont pas politiquement radicalisées, sont en bien meilleure position que des populations migratrices, hétérogènes et radicalisées.


Conclusions


J’espère que ce synopsis du futur sera plus que, selon les termes immortels du groupe de rock DEVO, « un tas d’informations inutiles conçues pour frapper votre imagination ». Certains d’entre nous ont le luxe de choisir : où et comment vivre, comment élever leurs enfants, comment planifier leur avenir et quoi éviter. J’espère que vous êtes une de ces personnes, et que vous trouverez des façons de faire usage de ce que j’ai écrit. En parlant pour moi, j’ai un tel luxe, et je m’en sers : je me suis prodigué des conseils, et je les ai suivis avec de bons résultats jusqu’à présent. J’espère que vos résultats seront encore meilleurs.


Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone


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50% des nouveaux anticancéreux mis sur le marché n’apporteraient aucun bénéfice !

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Auteur : Clémence Rivoire | Editeur : Walt | Samedi, 14 Oct. 2017 - 08h55



Les anticancéreux sont une famille de médicaments permettant de lutter contre le cancer. Ils s’attaquent aux cellules malignes dont le cycle cellulaire est totalement déréglé et qui se divisent donc indéfiniment. Leurs divisions incontrôlées mènent à la création de métastases, prémices d’une invasion cancéreuse. Les anticancéreux sont indispensables aux traitements chimiothérapeutiques. Or, près de 50 % des nouveaux médicaments présents sur le marché n’apporteraient aucun bénéfice aux malades. 


Cette nouvelle fait l’effet d’une bombe dans le monde médical ! Les spécialistes de la santé publique du King’s College de Londres et de la London School of Economics affirment que plus de 50 % des anticancéreux présents sur le marché de l’Union Européenne seraient inutiles ! Les médicaments validés par les autorités européennes entre 2009 et 2013 n’auraient aucun bénéfice pour le bien-être ou la survie des patients.




 L’annonce remet en cause tout un système de gestion ! D’après les spécialistes de santé publique, cette situation « peut nuire aux patients et entraîner un important gaspillage de ressources publiques » et « pose de sérieuses questions sur les normes actuelles en matière de réglementation des médicaments ».


Entre 2009 et 2013, c’est près de 48 nouveaux médicaments qui furent autorisés à la production par l’Agence européenne du médicament. Ces anticancéreux furent incorporés à 68 nouveaux traitements dont 57 % seraient utilisés quotidiennement sans pour autant avoir démontré une quelconque amélioration de la durée ou de la qualité de vie des malades par rapport aux anciens traitements jusqu’alors utilisés.


Or, pour être mis sur le marché, un médicament doit forcément remplir ces deux paramètres. Les études tests effectuées sur ces anticancéreux ont avancé des résultats préliminaires qui ne peuvent être considérés comme fiables. Le système mis en place par l’Agence européenne du médicament est remis en cause.


Source

 

- Source : Science Post

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La Chine et la Russie ont un plan pour détrôner le dollar. Si elles réussissent, le monde se réjouira

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Auteur : Federico Pieraccini | Editeur : Walt | Samedi, 14 Oct. 2017 - 15h58
 
 
 

Dans un monde où le choix consiste trop souvent à se soumettre à la domination impériale, ou à souffrir du chaos provoqué par la vengeance de l’empire, les changements financiers qui se produisent sont pour une grande partie du globe un développement bienvenu, et depuis longtemps attendu.


Si nous voulions identifier le seul carburant qui alimente l’impérialisme américain et ses aspirations à l’hégémonie mondiale, le rôle du dollar américain prendrait une place évidente.


Une exploration en profondeur des effets du dollar sur l’économie mondiale est donc nécessaire pour comprendre les développements géopolitiques conséquents survenus au cours des dernières décennies.


La raison pour laquelle le dollar joue un rôle aussi important dans l’économie mondiale est due aux trois facteurs principaux suivants : le pétrodollar ; le dollar comme monnaie de réserve mondiale ; et la décision de Nixon, en 1971, de supprimer la convertibilité du dollar en or.


Comme il est facile de le deviner, le pétrodollar a fortement influencé la composition du panier de DTS [droits de tirages spéciaux] du FMI, ce qui a amené le dollar à devenir la monnaie de réserve mondiale, entraînant de graves implications pour l’économie mondiale en raison de la décision de Nixon de supprimer la convertibilité du dollar en or. La plupart des problèmes pour le reste du monde ont commencé par une combinaison de ces trois facteurs.


Dollar – Pétrodollar – Or

Le plus grand changement géoéconomique au cours des cinquante dernières années a eu lieu en 1973 avec l’accord entre l’OPEP, l’Arabie saoudite et les États-Unis pour vendre le pétrole exclusivement en dollars.


Plus précisément, Nixon s’est arrangé avec le roi saoudien Fayçal pour que les Saoudiens n’acceptent que des dollars pour payer les investissements pétroliers et connexes, recyclant ainsi des milliards d’excédent en dollars américains et d’autres ressources financières en dollars.


En échange, l’Arabie saoudite et d’autres pays de l’OPEP étaient sous la protection militaire américaine. Cela rappelle un arrangement de style mafieux : les Saoudiens sont obligés de mener des affaires en dollars américains selon les termes et conditions fixés par les États-Unis avec peu d’arguments, et en échange, ils reçoivent une protection généreuse.


Le deuxième facteur, peut-être encore plus important pour l’économie, est que le dollar est devenu la monnaie de réserve mondiale et maintient un rôle prédominant dans le panier des réserves internationales du FMI depuis 1981.


Le rôle du dollar, lié évidemment au pétrodollar, a presque toujours maintenu une part de plus de 40% dans le panier des DTS, tandis que l’euro a maintenu une part stable de 29% à 37% depuis 2001.


Afin de comprendre les changements économiques en cours, il suffit de constater que le yuan est enfin inclus dans le panier des DTS, avec une part initiale de 10% qui est légèrement supérieure au yen (8,3%) et à la livre sterling (8,09%) mais nettement inférieure au dollar (41%) et à l’euro (31%). La monnaie yuan, lentement mais significativement, devient de plus en plus utilisée dans le commerce mondial.


La raison pour laquelle les États-Unis ont pu alimenter cette demande mondiale de dollars est liée à la nécessité pour d’autres pays d’utiliser cette monnaie afin d’acheter du pétrole et d’autres biens.


Par exemple, si une entreprise bolivienne exporte des bananes vers la Norvège, la procédure de paiement nécessite l’utilisation de dollars. La Norvège doit donc acquérir la monnaie américaine pour payer et recevoir les biens achetés en Bolivie.


De même, les dollars que reçoit la Bolivie seront utilisés pour acheter d’autres produits de première nécessité comme le pétrole du Venezuela. Cela peut sembler incroyable, mais pratiquement tous les pays, jusqu’à il y a quelques années, utilisaient des dollars américains pour échanger entre eux, même avec des pays qui étaient anti-américains et contre les politiques impérialistes américaines.


Cette utilisation continue du dollar a eu des effets dévastateurs sur le globe. Tout d’abord, l’utilisation intense de la monnaie américaine, associée aux décisions de Nixon, a créé une norme économique basée sur le dollar qui a rapidement remplacé les métaux précieux comme l’or, qui était la norme pour l’économie mondiale depuis des années.


Cela a entraîné une instabilité majeure pour les systèmes économiques qui, au cours des années, ont créé des politiques financières désastreuses, comme on l’a vu en 2000 et 2008, par exemple. La principale source de fiabilité économique est transférée de l’or au dollar, en particulier par les bons du Trésor américains.


Ce changement majeur a permis à la Réserve fédérale d’imprimer des dollars pratiquement sans limite (comme on l’a vu ces dernières années avec des taux d’intérêt pour emprunter de l’argent à la FED proches de 0%), bien consciente que la demande de dollars ne cesserait jamais, ce qui permet la survie d’énormes secteurs d’entreprises privées et publiques (comme l’industrie du fracking [fracturation hydraulique du pétrole de schiste]).


Cela a ouvert la voie à un système économique mondial basé sur des instruments financiers comme les dérivés et autres titres, au lieu de biens réels et tangibles comme l’or. En faisant cela pour leur propre bénéfice, les États-Unis ont créé les conditions d’une nouvelle bulle financière qui pourrait même détruire l’économie mondiale lorsqu’elle éclatera.


Les États-Unis se trouvent dans la position enviable de pouvoir imprimer des morceaux de papier, simplement des IOU [I owe you = je vous dois = reconnaissance de dette] sans aucun support en or, puis les échanger contre des biens réels. Cet arrangement économique a permis à Washington d’obtenir un avantage stratégique sans égal sur ses adversaires géopolitiques – initialement l’URSS, maintenant la Russie et la Chine – à ??savoir une capacité pratiquement illimitée de dépenser en dollars, même si elle accumule une dette publique astronomique d’environ 21 000 milliards de dollars.

Le facteur déstabilisant pour l’économie mondiale a été la capacité de Washington d’accumuler d’énormes dettes publiques, sans avoir à se soucier des conséquences, ni même de la défiance possible des marchés internationaux envers le dollar. Les pays ont simplement besoin de dollars pour le commerce et achètent des bons du Trésor américains pour diversifier leurs actifs financiers.


L’utilisation continue du dollar comme moyen de paiement pour presque tout, associée à la capacité quasiment infinie de la FED d’imprimer de l’argent et du Trésor US d’émettre des obligations, ont conduit le dollar à devenir le principal refuge sûr pour les organisations, les pays et les individus, en légitimant ce système financier pervers qui a affecté la paix mondiale pendant des décennies.


Des dollars et des guerres, bientôt la fin ?


Les problèmes pour les États-Unis ont commencé à la fin des années 1990, à un moment d’expansion pour l’empire américain, suite à la disparition de l’Union soviétique.


L’objectif géopolitique annoncé était l’hégémonie mondiale. Avec une capacité de dépense illimitée et une idéologie basée sur l’exceptionnalité américaine, cette tentative semblait être à la portée des décideurs, au Pentagone et à Wall Street.


Un élément clé pour parvenir à une hégémonie globale consistait à empêcher la Chine, la Russie et l’Iran de créer une zone eurasienne intégrée. Pendant de nombreuses années, et pour diverses raisons, ces trois pays ont continué à mener des échanges à grande échelle en dollars américains, se pliant aux prescriptions économiques d’un système financier frauduleux créé au profit des États-Unis.


La Chine devait continuer dans son rôle pour devenir l’usine du monde entier, ayant toujours accepté des paiements en dollars et acheté des centaines de milliards de bons du Trésor aux États-Unis.


Avec Poutine, la Russie a commencé presque immédiatement à dédollariser, remboursant ses dettes étrangères en dollars, en essayant de se décharger du fardeau de la pression économique. La Russie est aujourd’hui l’un des pays du monde ayant le moins de dettes publiques et privées libellées en dollars, et l’interdiction récente de l’utilisation du dollar américain dans les ports maritimes russes est le dernier exemple.


Pour l’Iran, le problème a toujours été les sanctions, créant de grandes incitations à contourner le dollar et à trouver d’autres moyens de paiement.

Le facteur décisif qui a changé la perception de pays comme la Chine et la Russie a été la crise financière de 2008, ainsi que l’agression croissante des États-Unis depuis les événements de Yougoslavie en 1999. La guerre en Irak, entre autres facteurs, empêchait Saddam de vendre son pétrole en euros, ce qui aurait menacé l’hégémonie financière du dollar au Moyen-Orient.


La guerre et la présence continue de l’Amérique en Afghanistan ont souligné l’intention de Washington de continuer à encercler la Chine, la Russie et l’Iran afin d’éviter toute intégration eurasienne.


Naturellement, plus le dollar était utilisé dans le monde, plus Washington avait le pouvoir de dépenser pour ses armées. Pour les États-Unis, le paiement d’une facture de six mille milliards de dollars (c’est le coût des guerres en Irak et en Afghanistan) s’est fait sans effort, ce qui constitue un avantage inégalé sur des pays comme la Chine et la Russie dont les dépenses militaires en comparaison sont un cinquième et un dixième, respectivement.


Les tentatives infructueuses répétées de conquérir, subvertir et contrôler des pays comme l’Afghanistan, la Géorgie, l’Irak, la Libye, la Syrie, le Donbass, la Corée du Nord, l’Égypte, la Tunisie, le Yémen et le Venezuela ont eu des effets importants sur la perception du pouvoir militaire américain.


En termes militaires, Washington a fait face à de nombreuses défaites tactiques et stratégiques, avec la péninsule de Crimée retournée à la Russie sans un coup de feu, et avec l’Occident incapable de réagir. Dans le Donbass, la résistance a infligé d’énormes pertes à l’armée ukrainienne soutenue par l’OTAN.

En Afrique du Nord, l’Égypte est maintenant sous le contrôle de l’armée, suite à une tentative de transformer le pays en un État dirigé par les Frères musulmans. La Libye, après avoir été détruite, est maintenant divisée en trois entités et, comme l’Égypte, semble regarder favorablement vers Moscou et Pékin.


Au Moyen-Orient, la Syrie, la Turquie, l’Iran et l’Irak coopèrent de plus en plus dans la stabilisation des conflits régionaux ; ils sont soutenus par la puissance militaire russe et la force économique chinoise.


Et bien sûr, la Corée du Nord continue d’ignorer les menaces militaires américaines et a pleinement développé sa dissuasion conventionnelle et nucléaire, ce qui rend ces menaces américaines nulles et vides.


Les révolutions de couleur, la guerre hybride, le terrorisme économique, et les tentatives de supplétifs pour déstabiliser ces pays ont eu des effets dévastateurs sur la crédibilité et l’efficacité militaire de Washington.


Les États-Unis sont maintenant vus par beaucoup de pays comme un appareil de guerre massif qui lutte pour obtenir ce qu’il veut, se démène en vain pour atteindre des objectifs cohérents, et manque même de la capacité de contrôler des pays comme l’Irak et l’Afghanistan, en dépit d’une supériorité militaire écrasante.


Personne ne vous craint !


Jusqu’à quelques décennies en arrière, toute idée de s’éloigner du pétrodollar était considérée comme une menace directe pour l’hégémonie mondiale américaine, nécessitant une réponse militaire.


En 2017, compte tenu de la baisse de la crédibilité des États-Unis en raison du déclenchement de guerres contre des pays plus petits – en ignorant les pays comme la Russie, la Chine et l’Iran qui ont des capacités militaires auxquelles les États-Unis n’ont pas fait face depuis plus de soixante-dix ans – un éloignement général du système basé sur le dollar se constate dans de nombreux pays.


Au cours des dernières années, cet éloignement est devenu, pour de nombreuses nations qui s’opposent à Washington, la seule façon de contenir adéquatement les retombées d’un empire américain qui s’écroule est d’abandonner progressivement le dollar.


Cela sert à limiter la capacité de Washington pour les dépenses militaires en créant les outils alternatifs nécessaires dans les domaines financiers et économiques qui élimineront la domination de Washington.


Ceci est essentiel dans la stratégie russo-sino-iranienne pour unir l’Eurasie et mettre ainsi les États-Unis hors-jeu.


La dédollarisation est devenue une priorité stratégique pour Pékin, Moscou et Téhéran. L’élimination de la capacité de dépenses illimitée de la FED et de l’économie américaine signifie la limitation de l’expansion impérialiste des États-Unis et diminue la déstabilisation mondiale.


Sans la puissance militaire américaine habituelle pour renforcer et imposer l’utilisation de dollars américains, la Chine, la Russie et l’Iran ont ouvert la voie à des changements importants dans l’ordre global.


Les États-Unis se sont tiré une balle dans le pied en accélérant ce processus par l’exclusion de l’Iran du système SWIFT [réseau électronique de transactions financières internationales] (ouvrant la voie à l’alternative chinoise, CIPS) et l’imposition de sanctions à des pays comme la Russie, l’Iran et le Venezuela.


Cela a également accéléré l’extraction et l’acquisition d’or physique en Chine et en Russie, ce qui contraste directement avec la situation aux États-Unis, où court la rumeur que la FED ne possède plus d’or. Ce n’est pas un secret que Pékin et Moscou visent une monnaie soutenue par l’or, quand le dollar s’effondrera, si cela arrive. Cela a poussé les pays inflexibles à commencer à opérer dans un environnement hors dollar et à travers des systèmes financiers alternatifs.


Un exemple parfait de la façon dont cela se réalise peut être vu avec l’Arabie saoudite, qui représentait le centre du pétrodollar.


Dédollarisation


Beijing a commencé a exercer une forte pression sur l’Arabie saoudite pour qu’elle commence à accepter les paiements en yuan pour le pétrole au lieu de dollars, tout comme d’autres pays, dont la Fédération de Russie.


Pour Riyad, il s’agit d’une question presque existentielle. Riyad est dans une situation délicate, quand on sait à quel point elle est dévouée à conserver le lien entre le dollar américain et le pétrole, même si son principal allié, les États-Unis, ont poursuivi au Moyen-Orient une stratégie contradictoire, comme on le voit dans l’accord JCPOA [avec l’Iran].


L’Iran, principal ennemi régional de l’Arabie saoudite, a pu voir levées des sanctions (en particulier des pays européens) grâce à l’accord JCPOA. En outre, l’Iran a pu construire une victoire historique avec ses alliés en Syrie, jouant un rôle prépondérant dans la région et aspirant à devenir une puissance régionale.


Riyad est obligé d’obéir aux États-Unis, un allié qui ne se préoccupe pas de son destin dans la région – l’Iran est de plus en plus influent en Irak, en Syrie et au Liban –, allié qui est même en compétition sur le marché du pétrole [avec le pétrole de schiste].


Pour empirer les choses à Washington, la Chine est le plus gros client de Riyad, et compte tenu des accords avec le Nigeria et la Russie, Pékin peut cesser d’acheter du pétrole en provenance d’Arabie saoudite si Riyad continue d’insister pour ne recevoir le paiement qu’en dollars. Cela nuirait gravement au pétrodollar, un système pervers qui fait surtout du tort à la Chine et à la Russie.


Pour la Chine, l’Iran et la Russie, ainsi que d’autres pays, la dédollarisation est devenue une question urgente. Le nombre de pays qui commencent à voir les avantages d’un système décentralisé, par opposition au système dollar américain, augmente. L’Iran et l’Inde, mais aussi l’Iran et la Russie, ont souvent troqué des hydrocarbures en échange de produits primaires, contournant ainsi les sanctions américaines.


De même, le pouvoir économique de la Chine lui a permis d’ouvrir une ligne de crédit de 10 milliards d’euros à l’Iran pour contourner les sanctions récentes. Même la Corée du Nord semble utiliser des crypto-monnaies comme le bitcoin pour acheter du pétrole en provenance de Chine et contourner les sanctions américaines. Le Venezuela – qui dispose des plus grandes réserves de pétrole du monde – vient de faire un mouvement historique en renonçant complètement à vendre du pétrole en dollars, annonçant qu’il commencerait à recevoir de l’argent dans un panier de devises sans dollars américains. Ceci sans mentionner le plus gros changement qui a eu lieu au cours des 40 dernières années, le projet de la Chine d’amarrer le yuan à l’or.


Pékin achètera du gaz et du pétrole à la Russie en payant en yuans, Moscou pouvant convertir le yuan en or immédiatement grâce à l’échange sur le marché international de l’énergie de Shanghai. Ce mécanisme gaz-yuan-or signale un changement économique révolutionnaire grâce à l’abandon progressif du dollar.


Dans le prochain et dernier article, nous nous concentrerons, d’une part sur la réussite de la Russie, de l’Iran et de la Chine dans la mise en place d’un ordre mondial multipolaire, avec l’objectif de contenir pacifiquement les retombées de l’empire américain qui s’effondre, et d’autre part, sur la manière dont cet autre ordre mondial ouvrira des perspectives géopolitiques nouvelles pour les alliés américains et d’autres pays.

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone



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L’ex-Présidente brésilienne révèle la cause de l’intérêt des USA envers le Venezuela

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Auteur : | Editeur : Walt | Lundi, 09 Oct. 2017 - 15h24
 
 
 

Les États-Unis portent un intérêt particulier au Venezuela car ce pays possède l’une de plus importantes réserves de pétrole du monde, a expliqué dans une interview à Sputnik l’ex-Présidente brésilienne Dilma Rousseff.


Sur fond de tensions accrues entre les États-Unis et le Venezuela, l’ex-Présidente brésilienne, Dilma Rousseff, dévoile dans une interview, accordée à Sputnik la cause de cet intérêt de Washington envers Caracas.


«Cela fait déjà longtemps que Washington porte cet intérêt particulier puisqu’en Amérique latine, et dans un contexte de production mondialisée du pétrole, le Venezuela possède l’une de plus importantes réserves de pétrole au monde. Le Venezuela est un pays assez riche, il a des terres fertiles», a-t-elle expliqué.


Par ailleurs, Mme.Rousseff a souligné que le Venezuela est un pays très important pour l’ordre géopolitique international. Elle a rappelé que le Brésil a toujours assigné une signification particulière aux «voisins latino-américains» afin de contribuer au dialogue multilatéral.


Suite à la décision du Président américain d’inclure le Venezuela à la liste des pays avec des restrictions d’entrée aux États-Unis, M. Maduro a affirmé que, pour atteindre la «prospérité», il était nécessaire d’«avoir des fusils, des missiles et des tanks bien huilés, préparés […] pour défendre chaque mètre du territoire en cas de besoin».


Washington a déjà imposé des sanctions financières contre le Venezuela, et le Président américain a prévenu début août que les États-Unis étudiaient plusieurs options, y compris militaires, pour mettre fin à la crise.


- Source : Sputnik (Russie)

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Des documents d'assurance utilisent l'expression « Empoisonnement par vaccins »

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Auteur : | Editeur : Walt | Mardi, 03 Oct. 2017 - 09h15
 
 
 
 

L'image ci-dessous est issue d'un répertoire de codes d'assurance, permettant aux compagnies d'assurance de retracer les raisons de votre maladie ou de


votre décès. 


 

Les gens intelligents comprendront par eux-mêmes ce que l'expression "EMPOISONNEMENT PAR DES VACCINS" signifie; les autres continueront de demander à l'Etat et aux médias de leurs mentir et de se laisser empoisonner par les vaccins, eux et leurs enfants... au nom d'une prétendue "gratuité" et d'une prétendue "solidarité" qui n'existent toutefois respectivement ni pour le contribuable et la société, ni pour les victimes une fois tombées dans ce sinistre panneau...et qui se verront alors officiellement rangées parmi les coïncidences ou "la faute à pas de chance"... 


Voir: Un biologiste explique comment la "sécurité" des vaccins est testée


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Visage, empreintes digitales, commandes vocales, photos, allées et venues : tout ce que votre smartphone enregistre à propos de vous

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Auteur : Olivier Bault | Editeur : Walt | Mardi, 19 Sept. 2017 - 08h45
 
 
 

La reconnaissance faciale en 3D de la technologie Face ID d'Apple remplacera bientôt le capteur d'empreinte digitale pour sécuriser l'accès à votre iPhone et vos transactions. Selon Apple, les données relatives à votre visage ne seront stockées que sur votre appareil, et pas sur un serveur. Espérons pour les utilisateurs qu'Apple fera mieux que HTC. En 2015, ce fabricant taïwanais de Smartphones a dû essuyer le feu des critiques pour avoir stocké les images d'empreintes digitales de ses utilisateurs sous forme non chiffrée, ce qui pouvait potentiellement permettre à des pirates informatiques d'y avoir accès et de les utiliser pour des vols d'identité et des transactions frauduleuses. Outre notre visage en 3D (sur les futurs appareils) et/ou l'image de nos empreintes digitales, notre Smartphone est amené à conserver, sous prétexte d'améliorer notre « expérience utilisateur », les mots que nous prononçons, les photos que nous prenons, même si nous les avons effacées, ainsi que nos allées et venues et le temps que nous passons à chaque endroit. 


Les scandales mis au jour par le passé, comme lorsque Samsung avait été pris en flagrant délitd'espionnage de l'activité de ses utilisateurs sur Internet, devraient donc nous inciter à la plus grande prudence lorsque nous utilisons notre smartphone. Mais cela ne concerne d'ailleurs pas que les Smartphones, puisqu'aujourd'hui il faut même faire attention à ce que l'on dit en présence de son téléviseur


Après l'enregistrement de nos empreintes digitales et de nos allées et venues, bientôt un modèle en 3D de notre visage.


Notre Smartphone nous accompagne toutefois partout, et, avec leur fonction Frequent Locations, les iPhones d'Apple collectent automatiquement les données relatives aux endroits où se rendent les utilisateurs de la firme américaine et au temps qu'ils y passent. Ceci permet l'apprentissage par votre Smartphone des endroits importants pour vous, dans un but d'amélioration de certaines fonctions comme la planification d'itinéraires. C'est une fonction qui peut se désactiver - encore faut-il le faire ! 


Les assistants vocaux sont désormais présents sur tous les appareils. En 2015, il est apparu que Google stockait tous les enregistrements vocaux reçus quand les gens utilisaient les fonctions de commande vocale. Chacun peut aller consulter ce qu'il a dit à son téléphone dans le passé en ouvrant la page « Mon activité - Voix et audio » sur le site du géant américain qui affiche l'indication « Vous êtes le seul à voir ces données. Nous protégeons votre vie privée et votre sécurité. ». C'est peut-être vrai... En tout cas jusqu'au prochain piratage informatique des serveurs de Google par la NSA ou par des particuliers. 

Tout ce qui est enregistré par un Smartphone est susceptible d'être récupéré par des personnes ou des organisations malveillantes.


Les enquêteurs de la police ont l'habitude de récupérer les photos prises avec les Smartphones dans le cadre de leurs enquêtes et il faut savoir que, comme sur les ordinateurs de bureau, les fichiers effacés ne le sont pas vraiment. C'est ainsi que les photos que nous avons supprimées de notre Smartphone peuvent encore être accessibles pour des personnes disposant des connaissances nécessaires en informatique. Et même sans accéder physiquement à notre téléphone, s'il est possible de voler les photos de dizaines de stars de Hollywood il doit aussi être possible de subtiliser celles du clampin de base.



- Source : Réinformation.TV

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Sous la pression des lobbies, le gouvernement renonce à interdire le glyphosate

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Auteur : Sophie Chapelle | Editeur : Walt | Mardi, 26 Sept. 2017 - 09h35
 
 
 

Cacophonies et nouvelles reculades gouvernementales, à propos des pesticides. Le 25 septembre, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a initialement annoncé l’interdiction du glyphosate d’ici la fin du quinquennat [1]. Le glyphosate est un désherbant jugé cancérogène par plusieurs études indépendantes, mais toujours utilisé par Monsanto dans son Roundup. Quelques heures plus tard, Christophe Castaner n’évoquait plus que « des progrès significatifs » d’ici 2022 pour encadrer les pesticides, dont le glyphosate. Le gouvernement renonce donc à des objectifs clairs, « il n’y a pas d’autre date arrêtée par le Premier ministre », a précisé son porte-parole.


Que s’est-il passé entre ces deux annonces ? Il y a d’abord eu la montée au créneau de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire. Dans un communiqué, les représentants du syndicat relatent avoir été reçu le matin même par Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire. Ce dernier avait confié deux jours plus tôt au journal Ouest France que « la justice et l’Histoire nous rattraperont » si rien n’est fait pour remédier au problème des pesticides [2]. La FNSEA estime de son côté « qu’il n’y a pas, à ce jour, de raisons scientifiques incontestables qui justifieraient son interdiction », malgré son classement comme cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en mars 2015 et de nombreuses évaluations scientifiques qui démontrent le contraire. Une manifestation a même été organisée par la FNSEA le 22 septembre, sur les Champs-Élysées, contre l’interdiction du glyphosate !


Pour le syndicat agricole, « il est hors de question que si l’Europe dit oui à l’autorisation du glyphosate, la France prenne une position unilatérale visant à dire non ». « On ne peut sérieusement interdire le glyphosate sans alternatives crédibles aux plans technique et économique. » Au même moment, le Premier ministre se fend d’un communiqué qui tempère les déclarations de son porte-parole. Édouard Philippe rappelle que l’utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public est déjà interdite en France depuis le 1er janvier 2017, et que l’utilisation par les particuliers sera interdite à partir du 1er janvier 2019 (nos précédents articles ici et ). Ces usages non agricoles des pesticides représentent environ 10 000 tonnes chaque année, soit 5 à 10 % des épandages de glyphosates. Quid des dizaines de milliers de tonnes de pesticides non concernées ?


Plus aucune date d’interdiction annoncée par le Premier ministre


Edouard Philippe a demandé à Nicolas Hulot et au ministre de l’Agriculture Stéphane Travert « de lui présenter les conditions d’un plan de sortie du glyphosate, compte tenu de l’état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs ». Le gouvernement décidera ensuite d’une éventuelle « transition raisonnable vers la sortie du glyphosate », en fonction également des positions de la Commission européenne. Traduisez : il est urgent d’attendre.


Plus aucune date n’est donc avancée. La substance classée cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer pourra continuer à être tranquillement épandu. Une position saluée par Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA [3], mais fortement critiquée par des organisations environnementales. « Si la France maintient cette position absurde et non protectrice, on risque fort de se retrouver dans 5 ans dans la même situation qu’aujourd’hui. Nous exhortons la France à ne pas céder aux pressions du lobby agro-chimique qui a tout intérêt à maintenir sur le marché cette molécule dangereuse », s’insurge Générations Futures


Quand la Commission européenne base ses décisions sur un copié-collé de… Monsanto


Les 5 et 6 octobre prochains, la Commission européenne doit proposer le renouvellement pour dix ans de la licence du glyphosate en Europe, licence qui se termine d’ici la fin de l’année. Le gouvernement français estime cependant que dix ans est trop long « compte tenu des incertitudes qui subsistent sur ce produit », et s’opposera au renouvellement de la licence. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert proposé une durée de « cinq à sept ans ».

« Encore une fois, les dernières annonces du gouvernement sont du pipeau, estime Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement. Plus grave même, c’est de l’incompétence. On ne peut pas dire qu’on cherche à interdire le glyphosate en France à un horizon de cinq ans, puisque c’est un dossier qui se gère au niveau européen et que la licence est accordée pour une période de dix ans ».


En juillet dernier, la Commission européenne s’est dite favorable à ce renouvellement, en s’appuyant sur un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de 2015 concluant qu’il n’y avait pas de raison de classer le glyphosate comme cancérogène. Or, des passages importants de ce rapport – une trentaine de pages – sont de simples copier/coller d’un document réalisé en 2012 par... Monsanto, au nom de la « Glyphosate Task Force », un consortium d’une vingtaine d’entreprises commercialisant des produits à base de glyphosate en Europe [4]. Ce plagiat jette le discrédit sur l’indépendance des instances sanitaires européennes vis à vis des lobbys agrochimiques. Affaire à suivre à Bruxelles début octobre.


Notes:


[1] Voir cet entretien accordé à BFM TV


[2] Voir l’entretien de Nicolas Hulot à Ouest France


[3] Voir ici


[4] Voir cet article du Monde



- Source : bastamag!

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Aluminium dans les vaccins : le rapport qui dérange

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Auteur : Florence Méréo | Editeur : Walt | Vendredi, 22 Sept. 2017 - 16h58
 
 
 

Dans un rapport jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent les risques induits par la présence d’aluminium dans les vaccins.


On y lit des échanges cordiaux mais surtout un débat âpre et passionné. Ces documents que nous nous sommes procurés, c’est l’avis du conseil scientifique de l’ANSM, le gendarme du médicament, et l’ensemble des discussions que les spécialistes ont mené sur l’étude de l’équipe du professeur Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, évaluant la neurotoxicité de l’aluminium présent dans les vaccins.


[...]

Bien que financé par l’ANSM – avec donc des deniers publics –, en plein débat mouvementé sur l’extension de l’obligation vaccinale à onze vaccins infantiles, et à la « stupéfaction » des associations de patients, ce rapport n’a pas été rendu public. « Les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés. Cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend de son côté l’ANSM. Voici ce qu’on y découvre.

 

 

« La dose ne fait pas le poison »


Même injecté à « faible dose » dans des muscles de souris, l’adjuvant aluminique « peut induire une accumulation d’alumium à long-terme et des effets neurotoxiques », note l’équipe de Gherardi. En clair, contrairement à ce qui est communémement admis, même une faible dose pourrait provoquer des complications. « La dose ne fait pas le poison », résument-ils.


[...]

Vers une « prédisposition génétique » ?


« Pour la première fois », lit-on, dans la littérature sur les vaccins, cette étude met en évidence des facteurs génétiques de prédisposition à développer une myofasciite à macrophages (une lésion provoquant fatigue, douleurs musculaires, voire troubles neurologiques) après la vaccination. Sept gènes sont en effet « surrepresentés » chez les patients affectés. Aurions-nous une susceptibilité génétique nous faisant réagir à l’aluminium des vaccins ? Cette voie de recherche, jugée « extraordinaire » par l’un des membres du Conseil fait actuellement l’objet d’un dépôt de brevet de la part des chercheurs.


Lire l’article entier sur leparisien.fr


- Source : Le Parisien

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Bill Gates met en garde contre une pandémie pouvant tuer 30 millions de personnes

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Auteur : | Editeur : Walt | Mardi, 19 Sept. 2017 - 09h33
 
 
 

L’humanité pourrait connaître une immense pandémie, aussi forte que celle de la grippe pandémique que le monde a connue en 1918, d’après le milliardaire Bill Gates. Dans le rapport annuel Goalkeepers, il évoque la menace la plus terrible à laquelle le monde pourrait faire face dans la prochaine décennie en emportant environ 30 millions de vies.


La menace inévitable qui s'approche à grands pas de l'humanité serait une éventuelle éruption pandémique, qui serait capable de tuer environ 30 millions personnes, indique Bill Gates dans le récent rapport Goalkeepers. Annuellement, ce rapport de la fondation de Bill et Melinda Gates présente les dernières découvertes mondiales dans le domaine de la santé publique.


«Nous arrivons sur le centenaire de la grippe pandémique de 1918», a déclaré Bill Gates à Business Insider. «Nous avons heureusement été épargné de telles pandémies pendant ces 100 dernières années, mais il est inévitable qu'une éruption pandémique de virulence égale apparaisse».


Un simple virus de la grippe pourra provoquer une pandémie dans le futur, étant capable de se déclencher naturellement ou à l'aide de bioterroristes qui seront en mesure de synthétiser une souche de bactéries, poursuite le milliardaire. D'après Bill Gates, un tel virus serait capable de tuer plus de 30 millions de personnes en moins d'un an. Le milliardaire estime qu'une pandémie de cette échelle pourrait se déclencher dans les 10 à 15 années à venir.


Lors d'une conférence de presse, Bill Gates a déclaré qu'il y aurait du progrès dans le domaine du traitement des maladies chroniques et infectieuses, pourtant, d'après lui, l'humanité n'est pas encore préparée à faire face à leur variété. La fièvre des marais, la pneumonie et le VIH sont encore très répandus dans les pays en voie de développement. On trouve partout dans le monde des maladies chroniques, telles que le diabète, la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurologiques


- Source : Sputnik (Russie)

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La dédollarisation en marche

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Auteur : Tsvetana Paraskova | Editeur : Walt | Vendredi, 15 Sept. 2017 - 15h41
 
 


Le principal importateur de pétrole au monde, la Chine, se prépare à lancer un contrat à terme de pétrole brut libellé en yuan chinois et convertible en or, créant potentiellement l’indice de référence du pétrole asiatique le plus important et permettant aux exportateurs de pétrole de contourner les indices libellés en dollars américains en utilisant le yuan, selon un rapport de Nikkei Asian Review.


Les contrats à terme de pétrole brut seront les premiers contrats de marchandises en Chine ouverts aux fonds d’investissement étrangers, aux maisons de commerce et aux compagnies pétrolières. Le contournement du commerce en dollars américains pourrait permettre aux exportateurs de pétrole comme la Russie et l’Iran, par exemple, d’éviter les sanctions américaines en échangeant en yuan, selon Nikkei Asian Review. Pour rendre le contrat libellé en yuan plus attrayant, la Chine prévoit que le yuan sera entièrement convertible en or sur les marchés de Shanghai et Hong Kong.


Le mois dernier, la Shanghai Futures Exchange et sa filiale Shanghai International Energy Exchange, INE, ont réalisé avec succès quatre tests dans un environnement de production pour les contrats à terme de pétrole brut, et l’échange se poursuit avec les travaux préparatoires pour la liste des contrats à terme, visant à lancer l’exploitation à la fin de cette année.


« Les règles du jeu pétrolier mondial peuvent changer énormément », a déclaré, à Nikkei Asia Review, Luke Gromen, fondateur de la société de recherche macroéconomique FFTT basée aux États-Unis.


Le contrat à terme libellé en yuan est à l’étude depuis des années, et après plusieurs retards, il semble qu’il soit lancé cette année. Certains commerçants étrangers potentiels s’inquiétaient du fait que le contrat serait libellé en yuan.


Mais selon les analystes qui ont parlé à Nikkei Asian Review, soutenir les contrats à terme sur le yuan avec de l’or serait attrayant pour les exportateurs de pétrole, en particulier pour ceux qui préfèrent éviter les dollars américains dans le commerce.


« C’est un mécanisme susceptible de plaire aux producteurs de pétrole qui préfèrent éviter d’utiliser des dollars, tout en n’étant pas prêts à accepter que le paiement en yuans des ventes de pétrole en Chine soit une bonne idée », a déclaré, à Nikkei Asia Review, Alasdair Macleod, responsable de la recherche à Goldmoney


Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone


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Les Américains furax : Une société russe bloque un logiciel espion de la CIA intégré dans tous les logiciels Microsoft

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Auteur : Hannibal GENSERIC | Editeur : Walt | Mardi, 12 Sept. 2017 - 16h32
 
 
 

Un rapport troublant circulant au Kremlin aujourd'hui, publié par le ministère de l'Industrie et du Commerce, déclare que les États-Unis ont explosé de colère contre la société russe Kaspersky Lab, tout en promettant de la châtier, parce que les experts de Kaspersky ont découvert une «porte dérobée» (qui contourne les mécanismes de sécurité usuels d'un ordinateur) intégrée par la CIA dans tous les produits logiciels Microsoft. Ces mêmes experts de Kaspersky Lab ont ensuite émis un "patch de protection" (qui corrige les vulnérabilités de sécurité informatique) qui "ferme" cette "porte dérobée" de la CIA, et l’empêche d’être à nouveau ouverte.


Kaspersky Labs est l'une des plus grandes sociétés de cybersécurité privées du monde qui opèrent dans 200 pays et territoires et dispose de 37 bureaux dans 32 pays et qui a été fondée en 1997 par Eugene Kaspersky et son épouse Natalya - et qui ont été les premiers au monde à développer des logiciels qui surveillent les virus informatiques et les placent en quarantaine isolée.Les succès de Kaspersky Lab dans la lutte contre les virus informatiques, ont longtemps été célébré mondialement, et plus particulièrement leur capacité à déjouer les logiciels espions des agences de renseignement américaines qui croient que c'est leur droit d'espionner, non seulement chaque Américain, mais aussi le monde entier.


Comme The Economist, en 2015, a décrit: "Kaspersky Lab a impressionné à plusieurs reprises les sceptiques en exposant des problèmes sérieux de sécurité cybernétique. En 2010, par exemple, il a aidé à découvrir Stuxnet, un ver informatique conçu pour saboter le programme nucléaire iranien.Le 16 février, Kaspersky a semblé répéter cet exploit, pas une fois, mais deux fois.D'abord, il a publié un rapport détaillant comment une bande qu'il appelle Carbanak avait piraté les systèmes informatiques des banques à travers le monde.Il a déclaré que le gang avait volé plusieurs centaines de millions de dollars en transférant de l'argent à de faux comptes et en piratant des distributeurs de billets pour les vider de  leur contenu.Le même jour, la firme a déclaré avoir découvert le "Equation Group", apparemment une partie de la NSA, qui a déclaré qu'elle était capable d'intégrer des logiciels espions dans des ordinateurs qui lui confèrent un contrôle total, même après l'effacement du disque dur et la réinstallation du système.


"Le 12 mai de cette année, WikiLeaks a publié le dernier versement de sa sérieVault7 Series [Attention: il est illégal pour les personnes qui détiennent des autorisations de sécurité américaines de cliquer sur ce lien] qui détaillait deux outils de piratage de la CIA surnommés ' AfterMidnight’ ' et 'Assassin' qui visent la plate-forme Microsoft Windows fournissant à ces espions américains un accès total à n'importe quel ordinateur ou téléphone portable qu'ils choisissent.Les experts de Kaspersky Lab qui examinaient ces outils de piratage de la CIA, ont découvert une «porte dérobée» intégrée dans tous les logiciels Microsoft appelée “PsSetLoadImageNotifyRoutin” qui empêche sadiquement les logiciels antivirus de trouver des logiciels malveillants.  Probablement complice de la CIA, Microsoft a refusé d'émettre un patch de sécurité en faisant cette superbe déclaration : « Nos ingénieurs ont passé en revue les informations et ont déterminé que cela ne représente pas une menace pour la sécurité et nous ne prévoyons pas de l'aborder avec une mise à jour de sécurité ".


Avec Microsoft ne protégeant pas leurs logiciels de cette «porte dérobée» de la CIA, ce rapport continue, Kaspersky Lab a créé leur propre «solution» pour le mois de juin, qu'ils ont ensuite placé dans leur produit antivirus mondial appelé Kaspersky Total Security.Immédiatement après que Kaspersky Lab a publié ce «correctif» pour protéger les personnes et leurs logiciels Microsoft contre cette «porte dérobée» de la CIA, le FBI a commencé des raids nocturnes contre les employés de cette entreprise vivant aux États-Unis, puis a mené une campagne vicieuse indiquant aux entreprises privées d’Amérique de ne plus utiliser le programme anti-virus Kaspersky Total Security car il s'agissait d'une «menace inacceptable pour la sécurité nationale», mais sans présenter aucune preuve pour étayer cette affirmation scandaleuse, qui est une véritable diffamation.En réponse à cette attaque diffamatoire contre son entreprise,  Eugene Kaspersky a publiquement offert de fournir aux États-Unis le code source de son antivirus Kaspersky Total Security programmé afin de prouver que ce n'était pas un cheval de Troie pour les espions russes. En outre, il a affirmé être prêt à témoigner devant le Congrès, afin de montrer que sa société est au-dessus de tout soupçon.


Au lieu d'accepter l'offre de Kaspersky, cependant, et encore une fois sans offrir de preuves, la sénatrice démocrate, Jeanne Shaheen, a commencé à faire pression pour l'interdiction totale du logiciel de sécurité anti-virus Kaspersky au sein des organismes gouvernementaux.

De son côté, le plus grand distributeur électronique, Best Buy, a déclaré qu'il retirait tous les produits anti-virus de Kaspersky Lab immédiatement de ses étagères de ses magasins. De plus, il offre à ses clients de leur envoyer son équipeGeek Squad afin d'enlever les logiciels Kaspersky de leurs ordinateurs. Mais Best Buy a naturellement oublié de signaler  à ses clients que leurs employés de Geek Squad sont également employés par le FBI pour rechercher secrètement sur les ordinateurs la pornographie juvénile. 


 

Le leurre utilisé par les États-Unis contre Kaspersky Lab,  est sa «connexion» supposée avec le gouvernement russe et à ses agences de renseignement, ce qui est une accusation étonnante et scandaleuse d'une nation qui a donné à la CIA le pouvoir de  transformer tous les ordinateurs Microsoft Windows dans le monde en logiciels espions pour le compte de la CIA,- et dont les lois de Patriot Act donnent aux agences américaines d'espionnage le pouvoir illimité d'espionner les ordinateurs de n'importe qui, les courriels , les appels téléphoniques, etc.


Ces «constatations et déterminations» ont été à  la base de la décision du président Poutine qui ordonna à la Russie de s'éloigner des logiciels étrangers pour des raisons de sécurité - et qui a déclaré à tous les Russes: «Vous ne devriez pas proposer des produits IBM, ou des logiciels étrangers. Nous ne pourrons pas le prendre en raison de trop de risques ".



Vous êtes-vous demandé comment toutes ces entreprises de technologie sont devenues si rapidement très très riches?


- Source : LA CAUSE DU PEUPLE

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90% du bétail français serait élevé aux OGM, sans information du consommateur

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Auteur : Fabienne Chauvière | Editeur : Walt | Mardi, 05 Sept. 2017 - 15h50
 
 
 

Une plainte-recours a été déposée la semaine dernière devant la commission européenne par une association qui demande que tous les produits issus d'animaux nourris avec des organismes génétiquement modifiés soient clairement étiquetés. Une très grosse part de notre alimentation est concernée.

90 % du bétail élevé en France peut avoir été nourri avec des OGM. Si un animal a consommé  du soja, du maïs ou du colza OGM importé pour sa nourriture, il est impossible de le savoir. Les œufs, le lait, le poisson d’élevage ou la viande sans label ou étiquetage spécifique peuvent être concernés.


C’est pourquoi la semaine dernière  le collectif "Consommateurs, pas cobayes !" a déposé une plainte-recours devant la Commission européenne. Le collectif demande que tous les produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM portent un étiquetage spécifique.


"Consommateurs pas cobayes!" estime que les consommateurs sont mal informés. Pour l’instant, seuls les produits contenant volontairement des OGM, sont étiquetés.


 

Pour  repérer les produits sans OGM on peut  se fier au logo "nourris sans OGM" apposé volontairement par les producteurs. Le label bio donc, interdit les OGM, comme certains labels rouges dans leur cahier des charges. La  solution la plus sure, mais radicale est de faire le choix du végétalisme… mais il faut en avoir envie.


Consommateurs pas cobayes est par ailleurs à l’origine d’une pétition qui a recueilli pour le moment 240.000 signatures son but : présenter une proposition législative à la Commission européenne.


Vidéo sur les porcs aux OGM : OGM cochon


- Source : France Info

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Un groupe de réflexion s’attaque à la censure de masse des moteurs de recherche et propose des solutions

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Auteur : Magna Carta Bar Chambers | Editeur : Walt | Samedi, 02 Sept. 2017 - 16h31
 
 
 
 

Un rapport officiel révèle la nouvelle stratégie légale pour défendre la liberté de parole, ce droit de l’homme, contre les violations commises par les grosses entreprises.


« Le seul rôle légitime des moteurs de recherche est de fournir des résultats pertinents, afin de faciliter l’accès public à l’information. Le seul rôle légitime des médias sociaux est de faciliter la communication entre le public. (…) Les hébergeurs de contenu n’ont aucune autorité légale ni morale pour être des censeurs autoproclamés, ni être des arbitres autoproclamés des faits ou des vérités ».


– Le Prince Juge Matthieu de Thèbes


À la demande du pouvoir judiciaire international, le Council on Alternative Policy Studies(CAPS) [Conseil des études sur les politiques alternatives], un groupe de réflexion universitaire et intergouvernemental, a publié un rapport révélateur sur la choquante réalité de la censure à grande échelle d’Internet, dans le monde entier, et offrant des solutions pratiques aux individus pour avoir un accès ouvert aux ressources Internet non censurées.


Le rapport de 30 pages du groupe de réflexion, intitulé « Comment se libérer de la censure actuelle d’Internet », conclut que :

« L’humanité est directement confrontée à (…) la censure de masse, qui a déjà été déployée de force et en silence par les méga-sociétés globalistes (…) Cette censure a été réalisée alors que les médias de masse (…) nous distrayaient avec des histoires superficielles, tout en supprimant toute mention concernant cette censure ».


Comme l’indique le rapport :


« Sans ce document prouvant cette censure, la plupart des gens ne le croiraient pas, précisément parce que cette même censure, en collusion avec les médias traditionnels, les empêche volontairement de connaître ce fait important ».


Le rapport appelle « le grand public (…) à abandonner les plateformes en ligne des censeurs autoproclamés et passer à des fournisseurs de services gratuits et équitables », avec ce grave avertissement :


« Si l’humanité n’envoie pas collectivement le message le plus fort possible contre la censure des méga-sociétés, dès maintenant, elle perdra rapidement et peut-être en permanence tous ses droits de communiquer individuellement des messages significatifs les uns avec les autres ».


Le rapport déclare :


« Le seul rôle légitime des moteurs de recherche est de fournir des résultats de recherche pertinents, afin de faciliter l’accès public à l’information. Le seul rôle légitime des médias sociaux est de faciliter la communication entre le public. En en limitant l’accès par une censure pour imposer et ne faire respecter que les récits traditionnels sanctionnés par l’État, les fournisseurs de services abandonnent cette fonction essentielle, détruisant ainsi la seule justification de leur propre existence ».


Il ajoute :


« Les hébergeurs de contenu n’ont aucune autorité légale ni morale pour être des censeurs autoproclamés, ni être des arbitres autoproclamés des faits ou des vérités. En outre, ils n’ont pas de qualification professionnelle pour usurper un tel rôle. Tout au long de l’histoire humaine, depuis le début des temps, cela a été le domaine exclusif d’un corps judiciaire indépendant, s’appuyant sur, et fortement soutenu par, une université libre et indépendante, d’être le ‘chercheur de faits’  ».


Le rapport du groupe de réflexion considère l’impact profond de cette censure de masse comme « un assaut à grande échelle contre toutes les universités, les sciences, le droit et la justice, attaquant directement les piliers mêmes de la civilisation » :


« Maintenant, avec cette nouvelle censure (…) du flux primaire d’informations et de communications dans le monde entier, les professions qui sont les piliers essentiels de la civilisation ne peuvent plus compter sur les canaux d’accès à l’information : les universitaires ne peuvent plus mener de recherche scientifique (…) en étant sûrs qu’ils ont accès à tous les faits pertinents (…) Toute une génération de savants est touchée ; les avocats [et les juges] ne peuvent plus développer de cas (…) en étant sûrs de trouver tous les faits vérifiables pertinents (…) Toute une génération de juristes est touchée ».

Fidèle à son sous-titre, « Solutions pour continuer la recherche indépendante de la vérité factuelle », il révèle de nombreux outils pratiques pour défendre la liberté d’expression :


Pour les moteurs de recherche alternatifs anti-censure pouvant remplacer Google, Bing et Yahoo, il recommande DuckDuckGo, Qwant, UnBubble et GoodGopher ; pour les service de vidéos anti-censure pouvant remplacer YouTube, il recommande Minds, Vidme, DailyMotion et Vimeo, combiné à Patreon pour les paiements ; pour les plate-formes de médias sociaux alternatifs pouvant remplacer Facebook et Twitter, il recommande Minds, Vu, Gab et Diaspora. Il recommande également une liste de journaux fiables et crédibles qui donnent un espace équitable aux communiqués de presse indépendants ou alternatifs.


Le Council on Alternative Policy Studies (CAPS) a montré que :


« Le récit de propagande des médias ‘traditionnels’, prétendant que la ‘censure’ n’est interdite que (…) si elle est exercée par une agence gouvernementale officielle ou par un quasi-monopole considéré comme un service quasi publique, est fausse (…) elle ignore complètement l’existence même des droits de l’homme (…) au niveau supérieur du droit international ».


Le groupe de réflexion a développé une nouvelle stratégie légale pour faire respecter le droit international de liberté d’expression en tant que droits de l’homme, même dans les tribunaux nationaux, et même contre les sociétés privées :


(A) Tous les pays du monde ont reconnu le droit à la liberté d’expression et à la liberté de « correspondance », exécutoires par le droit à une égale protection juridique, en tant que droits fondamentaux humain, protégés par la Déclaration des Nations Unies sur les droits de l’homme (articles 19, 12, 7) et le Pacte des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (articles 19, 2, 17 et 26) ;


(B) Le droit international impose la responsabilité directe de l’entreprise, et même de l’individu, pour les violations des droits de l’homme, sous réserve de sanctions et pénalités corporatives et individuelles, en vertu de la responsabilité de l’ONU pour la protection des droits de l’homme (articles 10 à 11), les solutions des Nations Unies pour les violations des droits de l’homme (Article 3 b)) et la justice de l’ONU pour les victimes d’abus de pouvoir (article 8).


(C) Tous les pays sont tenus d’appliquer le droit international concernant les droits de l’homme tant dans l’application de la loi nationale que dans les tribunaux nationaux, en vertu du droit des Nations Unies à la protection des droits de l’homme (articles 9.5, 10-11). La Constitution des États-Unis confirme que « tous les traités » – y compris les conventions des Nations Unies sur les droits de l’homme – sont « la loi suprême du pays » et doivent donc être appliqués par toutes les juridictions américaines (article 6).

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone



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L'imposture des dentifrices au fluor

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Auteur : Michel Dogna | Editeur : Walt | Vendredi, 01 Sept. 2017 - 15h27
 
 
 
 

Le fluorure de sodium est connu depuis longtemps en tant que répressif majeur des fonctions intellectuelles. En particulier, c’est l’un des composants du Prozac et du gaz Sarin, qui fut employé au Japon dans la fameuse attaque du métro. De nombreuses preuves scientifiques indépendantes ont montré que le fluorure de sodium provoque à la longue des troubles mentaux variés rendant les gens dociles et serviles, quelquefois carrément stupides, en plus de diminuer la longévité et d’endommager la structure osseuse. Ce fluorure de sodium, c’est le « Fluor » que vous trouvez dans votre dentifrice ou celui de vos enfants.


La première utilisation du fluor dans l’eau potable date des camps de concentration. Quelqu’un penserait-t-il que les nazis firent cela parce qu’ils se sentaient concernés par la santé dentaire de leurs prisonniers ? En fait, cette fluorisation massive des réserves d’eau du camp servait à stériliser les prisonniers et à les abrutir pour s’assurer de leur docilité.


Le chimiste Charles Perkins dit que des doses répétées de fluor, en quantité infinitésimale, réduisent les possibilités d’un individu à résister à la domination, en empoisonnant lentement, par narcotisme, une partie précise de son cerveau, le soumettant ainsi à la volonté de ceux qui veulent le gouverner. Il ajoute que le fluor est une « lobotomie légère et commode » et que la véritable raison qui se cache derrière la fluorisation de l’eau n’a rien à voir avec la santé dentaire, encore moins celle des enfants.


Le fluor : un déchet industriel


L’idée d’introduire du fluor dans l’eau potable est venue de la famille Mellon, aux États-Unis, qui dirige le cartel de l’aluminium ALCOA. Les fluorines sont des déchets de l’industrie de l’aluminium et ce sont des agents pollueurs importants des fleuves et des rivières. Elles empoisonnent le sol, les poissons et les animaux. Comme leur traitement aurait coûté une fortune aux industriels de l’aluminium, la famille Mellon man?uvra la situation de telle sorte que ces déchets empoisonnés deviennent non seulement un moyen discret de contrôle humain – ce qui intéresse tous les gouvernements – mais aussi une énorme source de revenus, (avec une marge de profits de 20 000 %……pour ce qui n’est qu’un déchet industriel).


Et dans l’eau potable ?


Le Dr Hardy Limeback, détenteur d’une maîtrise en sciences et d’un doctorat en biochimie, chef du Département de dentisterie préventive à l’Université de Toronto et président de l’Association canadienne pour la recherche dentaire fut, un temps, l’un des principaux promoteurs pour l’ajout du fluor dans l’eau dite potable du Canada. Pourtant, après 15 ans, il déclara brusquement avoir changé d’avis. Il a dit alors : « Les enfants de moins de 3 ans ne devraient jamais utiliser de dentifrice fluoré, ni boire de l’eau fluorée. Et, les formules des produits pour bébés ne doivent jamais être faites avec l’eau du robinet de Toronto. Jamais ! ».


Une étude de l’Université de Toronto a révélé que les habitants des villes dont l’eau est fluorée avaient deux fois plus de fluor dans les os des hanches que ceux des zones non fluorées. L’étude a aussi établi que le fluor change l’architecture de base des os humains. Il existe une condition débilitante nommée fluorose du squelette provoquée par l’accumulation de fluor dans les os, ce qui les rend fragiles. Les premiers symptômes sont la fragilisation des dents et des taches sur l’émail.


Les dentistes ne font que répéter ce qu’on leur a dit


D’après le Dr Limeback, ceux qui continuent à promouvoir le fluor, se basent sur des données totalement contestables, datant de 50 ans. « Les dentistes ne sont absolument pas formés en toxicité, dit-il. Votre dentiste bien intentionné est simplement en train de suivre 50 ans de désinformation de la santé publique et des associations dentaires. Moi aussi, je l’ai fait! ».


Lors d’un discours aux étudiants du Département de dentisterie de l’Université de Toronto, le Dr Limeback leur a avoué que, sans le vouloir, il avait induit en erreur ses collègues et tous ses étudiants précédents. Il avait refusé pendant 15 ans de prendre connaissance des études de toxicologie qui sont pourtant à la disposition de tout le monde. « Empoisonner nos enfants était bien la dernière chose à laquelle j’aurais pensé, a-t-il déclaré. La vérité fut une pilule amère à avaler, mais je l’ai avalée ».


Depuis, bien que le plus grand défenseur du fluor ait maintenant condamné son utilisation, les associations dentaires des États-Unis et du Canada, les organisations pour la santé publique, avec celles du Royaume-Uni et de partout ailleurs, continuent à dire aux peuples « que le fluor est bon pour eux ».

Mais moi je dis qu’actuellement, avec l’ère de l’Internet,quelqu’un qui ne sait pas est quelqu’un qui ne veut pas savoir, donc qui s’en fout !

N’achetez plus de fluor, c’est tout


Mais comment alerter tous ces gens qui sont intoxiqués au fluor depuis des années, donc soumis à l’autorité et ayant perdu tout sens critique ? Et qui de plus optent allègrement pour les dentifrices BI-fluorés et même TRI-fluorés ? donc meilleurs !!! Mais vous, surtout pour vos enfants, s‘il y a encore des tubes de dentifrice au fluor qui traînent dans votre salle de bain, jetez-les, et procurez-vous un dentifrice inoffensif ? ce ne sont pas les marques qui manquent ? consultez les boutiques diététiques. Il y en a aussi en pharmacie, mais très souvent, l’absence de fluor est compensée par la présence d’autres additifs toxiques. Alors… Gaffe aux étiquettes écrites en tout petit !



- Source : Alternative santé

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Jacques Sapir


 
Diplômé de l'IEPP en 1976, a soutenu un Doctorat de 3ème cycle sur l'organisation du travail en URSS entre 1920 et 1940 (EHESS, 1980) puis un Doctorat d'État en économie, consacré aux cycles d'investissements dans l'économie soviétique (Paris-X, 1986).
 

A enseigné la macroéconomie et l’économie financière à l'Université de Paris-X Nanterre de 1982 à 1990, et à l'ENSAE (1989-1996) avant d’entrer à l’ École des Hautes Études en Sciences Sociales en 1990. Il y est Directeur d’Études depuis 1996 et dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI-EHESS). Il a aussi enseigné en Russie au Haut Collège d'Économie (1993-2000) et à l’Ecole d’Économie de Moscou depuis 2005.


Il dirige le groupe de recherche IRSES à la FMSH, et co-organise avec l'Institut de Prévision de l'Economie Nationale (IPEN-ASR) le séminaire Franco-Russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie.

Présentation

Ce carnet a pour fonction de rendre accessible mes travaux, qu’il s’agisse de working papers, de note de positionnement ou de notes brèves, portant sur l’économie européenne et sur la Russie. Il comprend des textes qui portent à la fois sur la crise de l’Euro et les origines de cette crise et sur l’économie de la Russie (depuis les problèmes macroéco- nomiques jusqu'à ceux de l'économie régionale, en passant par la finance).

Les ordonnances désordonnées par Jacques Sapir

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Auteur : Jacques Sapir | Editeur : Walt | Samedi, 02 Sept. 2017 - 13h42
 
 

La publication jeudi 31 août à midi du texte des 5 ordonnances qui seront prises par le gouvernement fait les grands titres de la presse. Et il y a de quoi. On a déjà, et sur différents médias, indiqué pourquoi ces ordonnances, modifiant en profondeur le code du travail, risquent de se révéler nocives. En même temps que l’on porte à la connaissance des lecteurs le texte complet, on voudrait ici revenir sur un certain nombre de points qui seront discutés dans les semaines à venir.


ordonnance1-31082017-170831112349


L’extension du « référendum d’entreprise ».


Cette mesure est présentée par le gouvernement comme de nature à faciliter le dialogue social. Elle est combattue par les syndicats qui y voient une possibilité de contournement de la part du patronat. Il convient, alors de préciser un certain nombre de points.


La pratique du référendum, dans le domaine politique, est bien une extension de la démocratie. C’est d’ailleurs probablement pour cette raison que les processus référendaires ont si mauvaise presse chez nos dirigeants. On rappellera ainsi le contournement du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen…Mais, ce qui est établi dans le domaine politique peut-il être étendu au domaine du travail ? On sait que c’est ce que veut faire le gouvernement : « La validité des accords ou des avenants de révision conclus en application du présent article est subordonnée à leur approbation par les salariés à la majorité des suffrages exprimés, dans des conditions déterminées par décret et dans le respect des principes généraux du droit électoral. »

En fait, la pratique qui consiste à demander aux gens leur avis est justifiée, et démocratique, A LA CONDITION QUE LES PERSONNES NE SOIENT PAS DANS UN RAPPORT DE DEPENDANCE. Ce point est essentiel pour comprendre le fonctionnement des mécanismes démocratiques.


La démocratie implique que toutes les personnes soient considérées comme juridiquement égales. C’est d’ailleurs la base rappelée de la Constitution française…Mais, dans le cadre d’une entreprise, cette égalité n’existe pas. Il y a les propriétaires de l’entreprise, qui mandatent une direction, et il y a les employés, qui sont nécessairement dans un rapport de subordination par rapport aux premiers. Dans ces conditions, les clauses d’égalité juridique ne peuvent exister. Notons qu’il en serait différemment si l’entreprise était une coopérative, situation où tous les coopérateurs sont également propriétaires de l’entreprise. Dès lors, l’introduction du « référendum d’entreprise », parce qu’il nie la relation de subordination qui est l’essence même de l’entreprise capitaliste, s’avère être tout le contraire de l’introduction d’un mécanisme démocratique. Ou alors, mais il est clair que Mme Pénicaud, la ministre du travail de ce gouvernement qui fut responsable du groupe Danone, s’évanouirait à la simple mention de cette possibilité, il faudrait transformer TOUTES les entreprises dans lesquelles seraient introduites le « référendum d’entreprise » en coopératives…


Ce qui se joue avec l’inversion des normes


Les ordonnances conduiront à une inversion des normes importantes dans le droit français. Elles conduiront à privilégier l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, et l’accord de branche sur l’accord national. De ce point de vue, il convient de bien lire ce qu’il y a d’écrit dans le texte proposé :

« Article L. 2253-3 – Dans les matières autres que celles mentionnées aux articles L.2253-1 et L. 2253.2, les stipulations de la convention d’entreprise conclue antérieurement ou postérieurement à la date d’entrée en vigueur de la convention de branche prévalent sur celles ayant le même objet, prévues par la convention de branche. En l’absence d’accord d’entreprise, la convention de branche s’applique. »


Ceci est juridiquement grave et économiquement néfaste.


D’un point de vue juridique, ce principe équivaut à établir qu’une réalité locale à primauté sur des règles générales. Or, nul droit ne peut se construire sur de telles bases. Le droit, et cette fonction est trop souvent oubliée, a pour but de donner un cadre prévisible général à l’ensemble des acteurs concernés. En cela, le droit constitue bien ce que l’on appelle un « dispositif cognitif collectif ». Vouloir faire de la réalité locale la base de fondation du droit aboutit à supprimer cette fonction « collective ». En cela, cette réforme introduit, pour des raisons qui sont clairement circonstancielles, une modification extrêmement importante dans le droit français.


D’un point de vue économique, le fait d’avoir des règles collectives (même si leurs conditions d’application locales peuvent être modulées) permet à l’ensemble des acteurs, qu’il s’agisse des patrons ou des salariés, de comprendre la nature du cadre dans lequel ils vont travailler. Ici, il convient de le rappeler, la flexibilité aboutit à paralyser la décision et non pas à la libérer.


Ceci fut montré par GLS Shackle. Cet auteur développe une théorie originale des anticipations[1]. Bien avant Simon[2], il montre l’importance des évaluations qualitatives et des règles de décision dans le comportement des agents. Cela l’a conduit à définir ce qui est rentré dans l’histoire de la pensée économique comme le « paradoxe de Shackle » : la décentralisation de la décision induit l’incertitude endogène, mais cette dernière devrait logiquement paralyser la décision des acteurs décentralisés. L’introduction de règles d’arrêt qui peuvent être fixées justement dans ces réglementations de branche ou même générale (stop rules[3]) renvoie alors à la subjectivité de l’agent, mais aussi à l’évolution de ses préférences dans le cours même du processus de décision.


La relation entre la demande et l’offre


Fondamentalement, ces « ordonnances » affectent de croire que les conditions de licenciement déterminent les conditions d’embauche. Rappelons ici quel est le problème posé au propriétaire d’une entreprise et donc aux dirigeants qu’il a mandaté. Le mise en œuvre d’un processus de production impose une dépense initiale (ce que l’on appelle « l’engagement en capital » et que l’on identifie, un peu à tort, avec l’investissement). Cet engagement en capital se fait sur la base d’une estimation d’un retour sur capital, autrement dit d’une espérance de profit. Il s’agit d’une estimation et non d’une certitude, car aucun propriétaire ne peut savoir de manière précise quelles seront les conditions de réalisation et de vente de la production qu’il a engagée.


Il y a donc, dans tout acte de production, une dimension de pari sur l’avenir. Les conditions de ce pari sont les estimations de la demande solvable, qu’elle soit en France ou à l’étranger, et les estimations de la concurrence probable à laquelle l’entreprise devra faire face. Le propriétaire, ou le dirigeant le représentant, se décide donc fondamentalement à partir de ces deux estimations, celle concernant le « marché », et donc la demande solvable, et celle concernant le degré de concurrence. Ce n’est que quand il est confronté au dénouement de son pari initial qu’il se pose alors la question de savoir s’il doit licencier et dans quelles conditions.


Il en découle que les conditions de licenciements ne sont pas totalement absentes du raisonnement du propriétaire ou du dirigeant, mais qu’elles sont nécessairement secondaires et subordonnées aux estimations de la demande solvable et du degré de concurrence. Donc, si le gouvernement était sérieux quand il prétend qu’il entend faire du retour à l’emploi la priorité de son action, il devrait logiquement consacrer tous ses efforts à la question de la demande solvable ainsi qu’à celle de la concurrence, et en particulier poser le problème du taux de change qui est imposé par l’Euro et qui ne correspond nullement aux conditions de production en France.


Il y a de ce point de vue un mensonge flagrant dans le discours du gouvernement, et ce mensonge éclaire la logique réelle de ces ordonnances, qui vont fragiliser encore un peu plus les salariés français. Et cela fait franchement désordre dans l’image que veut donner de lui ce gouvernement. Un désordre tellement apparent qu’il fut même relevé, une fois n’est pas coutume, par le présentateur du journal de France2, M. Bugier, jeudi soir.

Notes:


[1] G.L.S. Shackle, Anticipations in Economics, Cambridge, Cambridge University Press, 1949.


[2] H.A. Simon, « Theories of bounded rationality », in C.B. Radner et R. Radner (eds.), Decision and Organization, North Holland, Amsterdam, 1972, pp. 161-176.


[3] Idem, p. 167.



- Source : RussEurope


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Plus on veut manger sain et bio, plus les hypermarchés se gavent

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Auteur : Laurence Girard | Editeur : Walt | Mercredi, 30 Août 2017 - 19h08
 
 
 

Selon l’association de consommateurs, 46? % du surcoût des produits issus de l’agriculture biologique est imputable aux marges des enseignes.


Pour de nombreux consommateurs, l’achat de produits bio se fait lors de leurs emplettes en grande distribution. Pas sûr, toutefois, qu’ils y gagnent. Car, si les enseignes redoublent d’appétit pour ce marché en plein essor, elles y voient une manière d’ajouter du beurre à leurs épinards. L’UFC-Que choisir en fait la démonstration. Dans une étude, publiée mardi 29 août, l’association de consommateurs dénonce les « marges exorbitantes » de la grande distribution.


L’UFC s’est concentrée sur les fruits et légumes. Elle a sélectionné un panier de 24 produits représentatifs de la consommation des ménages français. Et s’est appuyée sur les données du Réseau des nouvelles des marchés (RNM), qui dépend de l’institut public FranceAgriMer.


Son verdict est sans appel. Selon ses calculs, les marges brutes de la grande distribution sont, en moyenne, deux fois plus élevées (+ 96 %) pour les produits bio que pour ceux issus de l’agriculture dite « conventionnelle ». L’écart de marge est particulièrement spectaculaire pour les deux produits frais les plus consommés dans ce rayon : + 145 % pour la tomate et + 163 % pour la pomme.

Offre de fruits et légumes frais « indigente »


 

L’association de consommateurs s’est interrogée sur les raisons de ce qu’elle qualifie de « surmarges ». Elle estime qu’un surcoût peut s’expliquer pour les fruits et légumes les plus périssables et sensibles aux manipulations, et pourrait justifier les marges brutes particulièrement élevées et supérieures de 171 % pour la pêche et de 161 % pour l’abricot par rapport au « conventionnel ».


Mais, quid du poireau, qui détient la palme, avec une surmarge de 191 %, ou de la pomme, connus pour leur résistance en rayon ? « En l’absence d’autres justifications et pour des produits dont les modalités de mise en rayon sont identiques, cette différence de tarification pourrait être due à une politique opportuniste sur un marché de niche », affirme l’UFC-Que choisir.


« La grande distribution fait tout pour s’afficher en défenseur du bio. La confiance qu’elle souhaite installer auprès des consommateurs, à grand renfort de campagnes de communication, est mal placée. Le consommateur doit réfléchir à deux fois et varier ses sources d’approvisionnement », estime Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir.


L’association met en exergue les publicités des enseignes, qui se targuent du prix, mais aussi de la disponibilité de leur offre de produits bio. Et bat en brèche cette image, après une visite de 1 541 magasins répartis sur le territoire. Elle juge l’offre de fruits et légumes frais « indigente ». Dans près d’un cas sur deux (43 %), elle a constaté qu’il était impossible de trouver en rayon à la fois des pommes et des tomates bio.


7 milliards d’euros dépensés dans l’alimentation bio


Cette étude apporte un éclairage sur un marché qui suscite de nombreuses convoitises. En 2016, les Français, soucieux de l’incidence du contenu de leur assiette sur leur santé, mais aussi sur l’environnement, ont dépensé 7 milliards d’euros pour s’offrir une alimentation bio. Un montant en croissance de 20 %. Les grandes enseignes, premier canal de distribution, en contrôlent 42 %.


Or, souvent, l’argument du prix est mis en avant comme un frein au développement de ce marché. Même si l’association Familles rurales a constaté, à la fin d’août, une quasi-stabilité du prix des fruits (+ 0,1 %) et des légumes (+ 3 %) bio pour la période estivale 2017. Il n’empêche, l’UFC-Que choisir estime que remplir son panier de fruits et de légumes bio coûte 79 % plus cher qu’avec leurs équivalents conventionnels.


Mais l’association montre que 46 % de ce surcoût est dû aux marges de la grande distribution. La moitié restante est liée à la spécificité de l’agriculture biologique, dont les rendements sont moindres et le besoin de main-d’œuvre plus important. Un surcoût justifié que les agriculteurs bio souhaitent défendre. Avec la crainte que la guerre des prix que se livrent les enseignes ne vienne bousculer le jeu.


Alors qu’ont commencé mardi 29 août les premiers ateliers des états généraux de l’alimentation voulus par le président de la République Emmanuel Macron, M. Bazot souhaite interpeller les acteurs : « Nous demandons à l’Observatoire de la formation des prix et des marges d’étudier la construction des prix des produits bio dans la grande distribution et de faire la transparence sur les marges nettes. Si les marges étaient normales, cela favoriserait la consommation du bio », déclare-t-il. Un Observatoire dirigé par Philippe Chalmin, dont le mandat de président vient d’être renouvelé par le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert.


 

Le gouvernement souhaite un fonds privé pour l’agriculture biologique


Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a déclaré mardi 29 août qu’il souhaitait la création d’un fonds privé d’aide à « des filières bio qui sont plus en difficulté ou ont besoin d’être accompagnées pour continuer à investir et occuper des places de marché. » « Ça peut être par exemple le fait qu’un industriel ou un distributeur puisse un temps donné rogner sur une partie de sa marge pour créer ce fonds spécifique qui serait ensuite redistribué par un acteur public », a-t-il ajouté sur la radio RTL.



- Source : Le Monde

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L’étude qui démontre que les températures élevées du XXe siècle ne sont ni exceptionnelles ni liées à l’industrie

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Auteur : Isabelle | Editeur : Walt | Samedi, 26 Août 2017 - 10h21
 
 
 

Une étude australienne qui a analysé les températures sur 2.000 ans en apporte la démonstration: l’essentiel du réchauffement global est d’origine naturelle et si la révolution industrielle n’avait pas eu lieu les températures actuelles seraient quasi les mêmes. Ses auteurs sont les scientifiques John Abbot et Jennifer Marohasy. Leur travail, publié par GeoResJ, a utilisé les techniques les plus récentes d’analyse des mégadonnées sur six séries de températures issues de différentes régions géographiques. Ces données se basent sur des « traces » climatiques offertes par les anneaux des troncs d’arbres, les sédiments, les pollens… tous éléments qui permettent d’évaluer la température d’un lieu à une date donnée alors que les thermomètres n’existaient pas encore.


Comparé au réchauffement médiéval, celui du XXe siècle n’a rien d’exceptionnel


En se basant sur ces données, nos scientifiques australiens ont pu établir une série d’évidences. D’abord, que notre planète subissait un climat dont la température était en moyenne supérieure d’un degré à celle d’aujourd’hui durant la période dite de «réchauffement médiéval». Ensuite, qu’il n’y a rien d’artificiel ni d’exceptionnel dans le «changement climatique» des XXe et XXIe siècles. Le climat, comme tout phénomène de la Création – trajectoires et oscillations planétaires, saisons, phénomènes biochimiques… – est par essence constitué de cycles.


Les travaux d’Abbot et Marohasy contredisent les théories des scientifiques alarmistes et du GIEC (Groupe intergouvernemental d’étude sur le climat) sur un prétendu et inquiétant réchauffement d’origine humaine, ou anthropique. Leur travail explique : « En optimisant les données spectrales des variables composites, périodicité, amplitude et phase, les températures originales ont pu être simulées depuis l’holocène (âge interglaciaire de la fin du quaternaire) tardif jusqu’en 1830. Pour le XXe siècle, nous avons utilisé les modèles ANN (réseau de neurones artificiels, algorithmes inspirés des neurones biologiques) afin de générer à partir de là des projections de températures (liées à l’activité, NDLR) ».


John Abbot et Jennifer Marohasy ont étudié les températures depuis deux millénaires


Ce modèle a établi « que les températures mesurées dans six régions géographiques distinctes ne divergeaient des projections ANN que de 0,2°C ». Les auteurs concluent : « Nous en avons déduit un équilibre de sensibilité climatique (ECS, évolution de l’atmosphère par rapport à un forçage radiatif donné, NDLR) d’environ 0,6° C. C’est considérablement inférieur au Modèle de circulation générale (GCM) utilisé par le GIEC, mais équivaut aux estimations des méthodes stéréoscopiques ».


Jennifer Mahorasy, qui a révélé le scandale de la censure de records de températures à la baisse par le Bureau australien de la météorologie (BOM)


, en déduit que les températures globales ont monté et descendu très naturellement depuis deux mille ans. Une série de données concernant l’hémisphère nord depuis l’an 50 jusqu’en 2000 montre ainsi que la courbe des températures réelles et celle projetée entre 1830 et 2000 par l’ANN, incluant une modification due au forçage radiatif, se suivent presque exactement.


Jennifer Marohasy : « Un premier pic autour de 1200 après J-C (…), un second en 1980 suivi d’une baisse »


Jennifer Marohasy relève que « ce qui est typique dans ces séries, c’est qu’elles montent et descendent en zigzag, avec des fortes évolutions : un premier pic autour de 1200 après J-C, correspondant à la période chaude médiévale, et un second pic en 1980, suivi d’une baisse ». La période chaude médiévale a correspondu en Angleterre et en Europe à de bonnes récoltes et à la construction des cathédrales. Entre-temps, on trouve le petit âge glaciaire composite, avec un plus-bas autour de 1650. Ce petit âge glaciaire s’amorce par un différentiel négatif marqué autour de 1500, un plus bas vers 1640 puis 1750, un premier retour à l’équilibre autour de 1800-1820 puis un retour durable en positif en 1900.


Jusqu’aux années 1990, cet historique était largement admis par la communauté scientifique. Puis est advenue la campagne menée par les climato-alarmistes incluant Michael Mann, le théoricien de la courbe en forme de crosse de hockey, qui prétendit exclure la période chaude médiévale des statistiques pour faire apparaître l’exceptionnalité supposée du réchauffement du XXe siècle, que ces théoriciens prétendent voire s’accélérer en ce début de XXIe siècle.


Des variations dans la norme : pas du tout exceptionnel, le coup de chaud du XXe siècle ne saurait être attribué à l’industrie

Les scientifiques qui émettaient des objections, comme l’astrophysicien américano-malaisien Willie Soon, du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, ou Sallie Balliunas, autre astrophysicienne du même institut, étaient vilipendés par les partisans de Michael Mann pour pensée « incorrecte ». La reconstruction et la manipulation de l’histoire climatique par le GIEC nie ces cycles mis en évidence par nos deux chercheurs australiens, permettant de prétendre à l’exceptionnalité du climat actuel et de la lier à l’activité humaine. C’est cette théorie du GIEC qui sous-tend les accords de Paris pris dans le cadre de la COP21 en 2015 sous la haute autorité du socialiste François Hollande. Or les travaux d’Abbot et Marohasy démontrent que s’il y a bien eu hausse des températures au XXe siècle jusqu’en 1980, ce n’est pas la première dans l’histoire et, de plus, qu’elle serait advenue en l’absence d’industrialisation.


Les deux chercheurs établissent aussi que la sensibilité climatique se limite à 0,6° C, soit la hausse projetée lors d’un doublement de la concentration de dioxyde de carbone. Ils concluent : « La question est loin d’être tranchée. La réalité, c’est que certaines des données sont “problématiques”, la littérature considérable, et les nouvelles techniques, telles que notre méthode utilisant les réseaux de neurones artificiels (ANN), peuvent donner des réponses très différentes de celles fournies par le Modèle de circulation générale et les séries de traces de températures réinterprétées ».


Sources:


https://reinformation.tv/john-abbot-jennifer-marohasy-temperatures-elevees-xxe-exceptionnelles-industrie-lenoir-73754-2/


https://www.spectator.com.au/2017/08/big-data-finds-the-medieval-warm-period-no-denial-here/


https://phys.org/news/2017-08-pair-global-natural.html


http://conscience-du-peuple.blogspot.ca/2017/07/voici-la-preuve-que-certaines-agences.html


Photo d'illustration: John Abbot et Jennifer Marohasy, scientifiques qui ont réalisé l'étude



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Vladimir Poutine: Soros mène les Etats-Unis à la guerre civile

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Auteur : | Editeur : Walt | Dimanche, 20 Août 2017 - 14h20
 
 
 

Lors d’une réunion au Kremlin Vladimir Poutine a déclaré que Georges Soros utilise ses réseaux d’agitateurs pour provoquer des troubles aux Etats-Unis: « Ne vous y trompez pas, son but final est la révolution puis la guerre civile. Aux Etats-Unis Soros utilise la même tactique qu’il utilise partout et toujours… Georges Soros est un pyromane notoire, les allumettes dans la poche, et jette de l’huile sur chaque foyer ».


Vladimir Poutine avait déjà envoyé des signaux aux « simples » américains, leur recommandant de ne pas suivre Soros et de rester hors de portée de ses médias, faute de quoi ils risqueraient de perdre leur pays, confisqué par les globalistes.


En tant que financier, il faut admettre que Soros est extrêmement performant. Mais il y a un autre aspect qui le suit constamment, dans lequel il utilise les mêmes tactiques que dans le domaine financier, se servant de la démocratie comme d’un instrument, s’ingérant dans les domaines politiques et finalement tentant de renverser les pouvoirs en place dans des pays souverains.


L’an dernier la Russie a banni les organisations de Soros en les déclarant « menaces pour la sécurité nationale », tenant compte du fait que depuis 1990 Soros a utilisé ses moyens et son influence pour tenter, sans succès aucun, de déclencher des troubles en Russie. Aujourd’hui Vladimir Poutine met clairement en garde que Soros utilise les mêmes tactiques aux Etats-Unis.


- Source : Rusre Info (Russie)

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Pourquoi cette «Compagnie de location de foules» a-t-elle recruté «des activistes politiques» à 25 dollars de l’heure à Charlotte la semaine dernière?

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Auteur : Tyler Durden | Editeur : Walt | Vendredi, 18 Août 2017 - 20h21
 
 


Que c’est lassant de voir et revoir, toujours le même film. D’un côté, des manifestants payés pour manifester. De l’autre des contremanifestants payés pour foncer contre les manifestants. Entre les deux, des journalistes payés pour rapporter les résultats. Et nous comme des cons on marche. C’est vraiment navrant, d’autant plus que c’est peut-être les mêmes personnes qui payent tout ce monde... (RI )


***

Trump a déclenché une tempête politique hier lors d’une conférence de presse improvisée dans laquelle il a déclaré que les  « responsabilités étaient des deux côtés » pour les événements tragiques qui se sont produits à Charlottesville pendant le week-end.


Maintenant, la découverte d’une annonce sur Craigslist publiée lundi dernier, presque une semaine complète avant les manifestations de Charlottesville, soulève de nouvelles questions sur la question de savoir si les manifestants payés proviennent d’une « entreprise de relations publiques spécialisée dans des événements innovants » de Los Angeles pour servir d’agitateurs dans les contremanifestations.


L’annonce a été publiée par une société appelée « Crowds on Demand » et a offert 25 $ de l’heure aux « acteurs et photographes » pour participer à des événements dans la «région de Charlotte, NC». Bien que l’annonce ne définissait pas explicitement quel serait le rôle pour la foule des «acteurs et photographes», elle a demandé aux candidats de préciser s’ils « étaient d’ accord pour participer à des manifestations pacifiques ». Voici le texte de l’annonce:


Acteurs et Photographes recherchés à Charlotte


Crowds on Demand, une société de relations publiques basée à Los Angeles spécialisée dans les événements innovants, recherche des acteurs enthousiastes et des photographes dans la région de Charlotte, NC pour participer à nos événements. Nos événements incluent tout, des rassemblements pour manifester aux scènes de promotion de célébrités. La plus grande qualification est l’enthousiasme, un esprit volontariste. La rémunération varie selon l’événement, mais elle est généralement de 25 $ l’heure, plus les remboursements de l’essence/parking/Uber/transport en commun.


Pour plus d’informations sur nous, visitez www.crowdsondemand.com


Si vous souhaitez travailler avec nous, veuillez répondre à cette publication avec les informations suivantes:


Nom complet


Expérience antérieure pertinente (en tant qu’acteur / interprète, photographe, représentant de marque, activisme politique, etc.)

Quand êtes-vous habituellement disponible pour le travail?


CV (facultatif)


Si vous êtes photographe, quel équipement utilisez-vous?


Êtes-vous d’accord pour participer à des manifestations pacifiques (facultatif)?


Et une capture d’écran de la publication originale:


Alors, qui est « Crowds on Demand ? » Selon leur propre site Web, leur business est de constituer de grandes foules pour « fournir aux clients des manifestations, des rassemblements, [et] des flash-mobs » dans tout le pays. Ils ont même sur leur site une page entière dédiée aux « manifestations et aux mobilisations ».


Vous cherchez à créer un buzz n’importe où aux États-Unis? Chez Crowds on Demand, nous offrons à nos clients des manifestations, des mobilisations, des flash-mobs, des événements de paparazzi et autres spectacles innovants de communication. Ces services sont disponibles dans tout le pays dans toutes les principales villes américaines, toutes les principales régions métropolitaines américaines et même les plus petites villes. Nous fournissons tout, y compris les personnes, le matériel et même les idées. Vous pouvez nous soumettre un plan d’action spécifique et nous pouvons le réaliser. OU, vous pouvez nous approcher avec une idée générale et nous pouvons vous aider à planifier une stratégie puis l’exécuter ensuite.


Nous avons monté des campagnes impliquant des centaines de personnes en quelques jours. Nous avons une réputation solide dans les lancements des campagnes même les plus difficiles et nous apportons une expérience phénoménale même pour les événements les plus exigeants sur le plan logistique.

Le PDG de Crowds on Demand a nié à Snopes que son entreprise était impliquée dans les manifestations de Charlottesville mais a refusé de fournir des détails sur le but spécifique de l’annonce Craigslist, et / ou pourquoi elle a été temporairement supprimée hier avant d’être restaurée.


« Nous n’étions impliqués en aucune manière dans les événements tragiques récents à Charlottesville, en Virginie. Nos pensées et nos prières sont avec les familles des personnes touchées par la violence ».


Une question stupide, mais si votre cause vaut la peine que l’on manifeste pour elle, pourquoi devriez-vous payer 25 $ l’heure pour faire sortir les gens?

Traduction : Avic – Réseau International



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La France, championne du monde de la censure sur Internet

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Auteur : | Editeur : Walt | Vendredi, 18 Août 2017 - 07h16
 
 


S'il y a bien un sujet sur lequel on est champions du monde, loin devant la Chine, l'Inde ou les pires dictatures, c'est la censure sur internet.

Principalement sur le contenu Facebook, où c'est en France qu'il y a le plus de pages bloquées et fermées.


Autre phénomène, qui n'est pas uniquement français cette fois, c'est la censure sur YouTube... sous des prétextes bidons permettant de fermer des chaînes ou supprimer des vidéos, il devient de plus en plus difficile de parler de la vérité qui expose les intérêts de certains... (JC2R)

La TV hongroise a parlé d'un article de Riposte Laïque, avec graphique, concernant la censure sur Internet. 


Nombres de pages Facebook bloquées à la demande du gouvernement actuel :


et la Hongrie [autre dictature selon Juncker] n'est même pas sur la liste. 



[Source du graphique : statistique officielle de Facebook.] 


Vidéo: Hungarian TV show on French banning of websites French subtitles


Vidéo (traduction française : Oz-Rita pour Vlad Tepes blog) 


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C'est pas une blague vue que j'habite près d'une base militaire, j'ai vue à la télé les préparatifs en direct.
 
De  Hisao Matsunami
 
 
En pleine escalade entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, le Japon continue de se préparer à l‘éventualité d’un conflit
 
armé.  de  fr.euronews.com
 
Le Japon prépare sa défense.
 

En pleine escalade entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, le Japon continue de se préparer à l‘éventualité d’un conflit armé. Des systèmes de missiles


intercepteurs sol-air PAC -3 ont été acheminés ce samedi matin vers deux bases militaires de l’ouest du pays.


Des missiles de ce type ont été déployés dans quatre localités : Hiroshima, Ehime, Kochi et Shimane, afin de répondre au risque de chute de fragments si


des missiles venaient à survoler le Japon, a précisé le ministre japonais de la Défense.


Le Japon a déjà déployé 34 systèmes PAC -3 dans les régions les plus peuplées et les principales bases militaires du pays.


Le pays a également déployé en mer du Japon un navire doté du système d’arme naval américain Aegis, dont les radars pourront surveiller


les agissements de la Corée du Nord.


Pyongyang a récemment menacé de tirer quatre missiles contre l‘île de Guam, dans le Pacifique, précisant que ces missiles
 
survoleraient le Japon.
 
 
 
Une image qui défini bien nos dirigeants sur notre planète. 
 

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Willy Wimmer: «Nous nous trouvons, en fait, très proches d’une guerre»

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Auteur : Entretien d’Alexander Sosnovski avec Willy Wimmer | Editeur : Walt | Jeudi, 10 Août 2017 - 04h52
 
 
 


 
 
Entretien d’Alexander Sosnovski, rédacteur en chef de World Economy, avec Willy Wimmer, ancien Secrétaire d’Etat allemand

Willy Wimmer :


Entre la situation actuelle et la guerre, il n’y a plus que deux facteurs. Premièrement, c’est Trump – toujours et encore. Et deuxièmement, c’est que nous devrions réellement abandonner toutes les sanctions.


World Economy : Comment un tel abandon des sanctions pourrait-il se faire ?


Il faut que l’Union européenne abandonne les sanctions et n’en accepte plus de nouvelles.


N’avez-vous pas aussi l’impression que les sanctions que le Congrès prévoit d’adopter sont principalement dirigées contre Trump ?


Oui, elles sont dirigées contre Trump, mais elles ont un effet assez varié. Elles sont conduites contre Trump pour l’emmurer, elles sont menées contre les Européens pour les traiter comme une colonie et elles sont orientées contre la Russie pour atteindre des objectifs poursuivis de longue date.


Les élections parlementaires de septembre pourraient-elles changer la situation en Europe ?


Je pense que nous n’avons plus autant de temps et, en réalité, tout ne dépend pas des élections au Bundestag. Si, ce que veut le Congrès aux Etats-Unis passe la rampe, alors la question de la guerre et de la paix se pose très sérieusement et nous devrons y répondre.


Hier, il y a eu un entretien téléphonique entre les membres du Format Normandie.1 Selon la presse, il n’y aurait pas eu de résultat positif. L’Ukraine joue un rôle-clé dans toute cette histoire de sanctions. Peut-on résoudre cela d’une manière ou d’une autre ? Où cette crise ukrainienne nous mène-t-elle ?


Nous avons un intérêt primordial à être indépendant des développements internes à l’Ukraine et de prendre nos propres décisions. Nous avons l’impression que toute sérieuse activité, que ce soit de la France, de l’Allemagne ou de la Fédération de Russie, est minée par l’Ukraine, sans que nous en connaissions les raisons. Nous ne devons surtout pas nous laisser prendre dans cette spirale descendante. Je désire encore ajouter que je suis très heureux, s’il est possible à la Fédération de Russie de garantir l’autonomie de l’approvisionnement en courant de la presqu’île de la Crimée et d’installer un réseau d’électricité opérationnel. C’est inacceptable que toute la population de la Crimée soit prise en otage par la politique d’embargo ukrainienne, concernant l’approvisionnement en courant et en eau.


Monsieur Wimmer, merci pour cet entretien. / 26/7/17


1) Le Format Normandie est la configuration diplomatique adoptée pendant la Guerre du Donbass, et rassemblant l’Allemagne, la Russie, l’Ukraine et la France. Elle tire son nom d’une réunion semi-officielle ayant eu lieu le 6 juin 2014 lors de la célébration du Débarquement de Normandie.


Traduction : Zeit-fragen.ch



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Micro-financement, comment les terroristes échappent aux forces de l’ordre

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Auteur : Mike Beuve | Editeur : Walt | Lundi, 07 Août 2017 - 12h32
 
 


Le rapport belge du CTIF vient de démontrer que le financement des actes terroristes de Paris et de Bruxelles provenait majoritairement de sources licites: salaires, crédits et allocations sociales. Ce micro-financement étant pour les services de renseignements extrêmement compliqué à tracer.


Dans un rapport de la Cellule de Traitement des Informations Financières (CTIF), un dispositif belge de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, il apparait que les attentats de Paris et Bruxelles, ont été financés en grande partie par des sources licites telles que des salaires, des micro-crédits ou encore des allocations sociales. Malgré la revendication des attentats par Daech, ce groupe terroriste n'a apporté qu'un soutien financier relativement faible pour la préparation de ces attaques. Face à ces sources de financement autonome, comment les services de renseignement peuvent-ils réagir?


Pour les services de renseignement, le plus compliqué reste de tracer ce micro-financement comme nous l'explique Eric Denécé, Directeur du Centre Français de Recherche sur le renseignement (CF2R).


«Aujourd'hui, nous sommes sur du micro-financement du terrorisme. Le rapport du CTIF le précise bien, ils n'ont pas de déclarations de soupçons sur du macro-financement, c'est-à-dire des sommes importantes d'argent qui arriveraient du Qatar, du Yémen ou de Turquie pour financer les terroristes en France».


Ce micro financement du terrorisme proviendrait de sources de revenus licites (salaires, crédits et allocations sociales) et leur permettraient de passer à l'acte. Cependant, il ne faut pas oublier qu'une autre partie de l'argent utilisée pour ces actes terroristes est directement liée aux activités illégales comme le trafic de drogue, le vol ou le recel.


«On observe bien que les individus sont souvent inscrits, si ce n'est en totalité, auprès des pouvoirs publics pour bénéficier des allocations sociales. Mais celles-ci en réalité les aident à vivre au quotidien. Et à côté de ça, il y a des petits crimes, des larcins ou du financement extérieur qui leur arrive par les réseaux liés à ce que l'on appelle la Zakât ou la Hawala dans le monde arabe».


Et de nuancer,


«Je crois qu'Il faut être très prudent sur la conclusion hâtive qui consisterait à dire que ce sont les allocations sociales qui ont financé les attentats».


Pour Eric Denécé, une des particularités de ce terrorisme d'initiative personnel, c'est le faible coût qu'il représente.


«Nous savons depuis septembre 2001 que les attentats ne coutent pas cher. Selon les estimations, certains disaient que les attentats du 11 septembre ont couté entre 175.000 et 373.000 dollars. Ce sont des sommes extrêmement faibles quand on sait qu'un trafiquant de drogue, qui est tête de réseau, peut récupérer des sommes bien plus importantes chaque mois. C'est donc quasiment impossible de lutter contre ce micro financement et contre des individus qui sont déterminés à passer l'action voire à se sacrifier à l'occasion de l'acte terroriste».


Cependant, malgré la difficulté à tracer les mouvements de capitaux, les individus restent sous étroite surveillance.


«A chaque fois qu'il y a un attentat en France, dans les heures qui suivent, on retrouve la totalité du pédigrée de la personne parce qu'elle était déjà fichée et surveillée pour des questions de radicalisme ou de terrorisme».


Radio Sputnik : Eric Denécé: nous savons depuis septembre 2001 que les attentas ne coûtent pas cher


- Source : Sputnik (Russie)

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Les pays BRICS portent un coup fatal à la suprématie du dollar américain

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Auteur : Aydin Mehtiyev | Editeur : Walt | Samedi, 05 Août 2017 - 20h54
 
 


Les États-Unis ont déclaré une guerre de sanctions contre la Russie et continuent d’exercer une pression commerciale sur la Chine. Il n’est pas exclu que les États-Unis limitent les approvisionnements de produits en acier en provenance de la Chine. A leur tour, Moscou et Pékin ont l’intention de bannir le dollar américain dans les règlements au sein de l’organisation BRICS. Le mouvement marquera la fin de l’ère de la domination financière absolue des États-Unis d’Amérique dans le monde.


Aussitôt après l’adoption par le Congrès des États-Unis d’un paquet de nouvelles sanctions contre la Russie, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergei Ryabkov a envoyé à Washington un redoutable avertissement. « Les sanctions américaines contre la Russie ne pourront qu’inciter la Russie à créer un système économique alternatif, dans lequel les dollars ne seront pas nécessaires », a déclaré le diplomate russe.

Fait intéressant, la déclaration a été faite à la veille du sommet de deux jours des ministres du commerce du BRICS, qui a ouvert ses portes le 1er août 2017 à Shanghai. Cette organisation, qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, devient un puissant contrepoids au Groupe des Sept.


Aujourd’hui, les pays du BRICS représentent 26% du territoire terrestre, 42% de la population mondiale (près de trois milliards de personnes) et 27% du PIB mondial. Selon les prévisions des experts, la part des pays BRICS représentera plus de 40% du PIB mondial d’ici 2050.

Cependant, les ministres du commerce du BRICS ont choisi de ne pas mettre la charrue avant les bœufs.

Le ministre russe du Développement économique, Maxim Oreshkin, a déclaré que les pays du BRICS, en particulier la Russie et la Chine, pourraient passer à des règlements dans des monnaies nationales dans un proche avenir. Le ministre a également déclaré que le chiffre d’affaires entre la Russie et la Chine pourrait atteindre 200 milliards de dollars d’ici 2020.


En même temps, en marge du sommet de Shanghai, les ministres ont discuté des opportunités pour la création d’un nouveau système monétaire pour exclure l’utilisation du dollar américain. En 2015, le président Vladimir Poutine avait déclaré que la Russie optait pour les règlements dans les monnaies nationales et qu’elle avait créé des pools de devises avec plusieurs pays.


Aujourd’hui, non seulement la Russie doit renoncer au dollar, mais le pays doit aussi assurer son indépendance financière vis-à-vis de l’Occident. Les pays BRICS ont coordonné les principes de base du travail de la nouvelle Banque de développement, qui est considéré comme un contrepoids à la Banque mondiale, dans laquelle ce sont les Américains qui définissent les règles du jeu.


En outre, la Russie envisage une possibilité de mettre en place un système de paiement distinct similaire à SWIFT.

Plus de 300 banques russes se sont tournées vers une alternative à SWIFT, le système connu sous le nom de SPFS (System for Transfer of Financial Messages). Elvira Nabiullina, la présidente de la Banque centrale de Russie, a déclaré: « Des menaces ont été exprimées selon lesquelles la Russie pourrait être coupée de SWIFT. Nous avons achevé le travail sur notre propre système de paiement, et si quelque chose se produisait, toutes les opérations au format SWIFT fonctionneront à l’intérieur du pays. »


L’une des principales conditions de passage aux règlements en monnaies nationales est la stabilité des monnaies nationales des membres du BRICS. Le taux de change du rouble russe peut diminuer en raison des prix mondiaux du pétrole relativement faibles (moins de 52 dollars le baril).


Les taux de change instables des monnaies nationales ne sont pas le seul obstacle pour renoncer au dollar américain dans les règlements réciproques. Les pays du BRICS ne représentent que 10% du commerce mondial. Par conséquent, l’alliance doit augmenter les indicateurs du commerce mutuel.

Moscou et Pékin ont déjà introduit des règlements réciproques en yuans. La Banque centrale de Russie a ouvert son premier bureau étranger à Pékin.

Ainsi, la guerre des sanctions contre la Russie consolide et renforce les relations entre la Russie, la Chine et d’autres membres du BRICS.


Traduction : Avic – Réseau International


Lire aussi : Contre toute attente, les pays BRICS accordent leurs violons (Pepe Escobar)


- Source : Pravda (Russie)

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Adieu Google : 6 solutions pour se libérer de l’espion américain

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Auteur : Georges LEKEU | Editeur : Walt | Mercredi, 26 Juill. 2017 - 12h24
 
 


Des services alternatifs refusent de vous espionner et respectent à la lettre votre confidentialité en ligne.

Existe-t-il une vie numérique viable loin de l’empire Google?


Avec Chrome, Android, Gmail, Maps, Drive ou encore YouTube, le colosse américain cannibalise nos appareils.

La collecte des données, de nos données personnelles, est au cœur de ses services interconnectés via le sacro-saint compte Google.


+ Cliquer ici pour lire : Voici comment consulter tout ce que Google sait de vous


Prison dorée, l’univers Google fascine autant qu’il inquiète.


Vous souhaitez prendre vos distances avec cet espion accepté par paresse de lire les interminables conditions d’utilisation?


Voici 6 alternatives pour vous libérer de son étreinte.


1. Google Chrome -> SRWare Iron


À en croire les statistiques mondiales de NetMarketShare, un ordinateur sur deux exploitait les services de Chrome en juin.


Le navigateur de Google piétine la concurrence. Et régulièrement, la confidentialité.


Basé sur le même ADN que son illustre cousin, le «browser» alternatif SRWare Iron mise sur le respect de l’Internaute et de sa confidentialité en ligne.


+ Cliquer ici pour télécharger SRWare iron


2. Recherche Google -> Duckduckgo


Dieu tout-puissant des moteurs de recherche, Google bénéficie d’un algorithme d’une rare puissance à l’heure de dénicher des résultats pertinents et fidèles aux termes encodés.


Certains regrettent sa propension à scruter la moindre de vos requêtes, histoire d’afficher plus tard des publicités ciblées.

En se présentant comme «Le moteur de recherche qui ne vous espionne pas», DuckDuckGo emprunte une voie diamétralement opposée.

Des résultats moins fournis constitueront le prix de la confidentialité garantie.


+ Cliquer ici pour visiter le moteur de recherche Duckduckgo


3. Gmail -> ProtonMail


Avec 1 million d’utilisateurs recensés en mars 2016, le service ProtonMail a trouvé son public.

Basé en Suisse, ce qui permet d’échapper aux législations européennes et américaines, la plate-forme se distingue de Gmail en cryptant les courriers

avant qu’ils ne soient envoyés aux serveurs.


«Tous les emails sont sécurisés automatiquement avec un chiffrement de bout en bout», assure la page d’accueil de ProtonMail.

«Cela signifie que, même nous, nous ne pouvons pas décrypter et lire vos e-mails. Par conséquence, vos e-mails cryptés ne peuvent pas être utilisés par des tiers.»


+ Cliquer ici pour découvrir le service ProtonMail


4. Google Maps -> OpenStreetMap


Si vous disposez d’un compte Google associé à un smartphone, le puissant moteur de recherche profite de l’occasion pour dresser une carte de vos déplacements grâce à la puce GPS de votre appareil mobile.

La découverte de cette cartographie minutieuse est aussi fascinante qu’effrayante.


+ Cliquer ici pour consulter l’historique de vos trajets associés à votre compte Google


Pour vous écarter de ce flicage consenti, libre à vous de prendre la direction du site OpenStreetMap.


+ Cliquer ici pour visiter le site OpenStreetMap


5. Google Drive -> SpiderOakONE


Vous n’entendez pas confier le stockage de vos fichiers à Google Drive?


En ligne depuis 2007, le service SpiderOakONE vous garantit la confidentialité de vos fichiers en… les cryptant juste avant de les balancer dans le «cloud», sur votre espace de stockage personnel.

Prix: 12$ par mois pour 1 TB (térabyte) de données.


+ Cliquer ici pour découvrir le site SpiderOakONE


6. Google Docs -> Framapad


Comme Astérix et les Gaulois résistant aux Romains, l’association française Framasoft mène le combat: «Dégooglisons Internet».


+ Cliquer ici pour découvrir le site Dégooglisons Internet


À chaque service proposé par Google son alternative libre, gratuite et respectueuse de la vie privée, clame le collectif.

Parmi les outils développés par Framasoft, Framapad s’impose comme une alternative crédible à Google Docs.

Moins de dix secondes suffisent pour inaugurer en ligne un document texte auquel vos amis et vos collaborateurs peuvent apporter leur contribution.


+ Cliquer ici pour créer un document collaboratif Framapad


- Source : L'Avenir

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Enquête sur les femmes autochtones

Les commissaires doivent regagner la confiance des familles, croit Michèle Audette

29 juillet 2017 | Annabelle Caillou | Canada

 
Photo: Fred Chartrand La Presse canadienne Mme Audette croit que les commissaires devront communiquer directement avec le public «sur une base continue», et faire preuve de plus de transparence.

Si les chefs autochtones ont jugé bon de ne pas réclamer la démission des commissaires de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, du chemin reste à parcourir pour regagner la confiance des familles, croit Michèle Audette.

 

« J’apprécie que les chefs aient pris cette décision, mais pas pour moi, car je suis remplaçable : pour les Canadiens et Canadiennes [qui] vont pour la première fois entendre toutes ces familles raconter ce qui est arrivé », confie la commissaire.

 

Mme Audette croit que les commissaires devront communiquer directement avec le public « sur une base continue », et faire preuve de plus de transparence. « On doit expliquer ce qu’on fait, où on s’en va, les gens n’en ont aucune idée. »

 

La commissaire dit avoir hâte de discuter avec ses collègues lors de leur rencontre la semaine prochaine à Vancouver. Ce sera l’occasion de faire le point et d’analyser la motion adoptée par l’APN demandant au gouvernement d’élargir le mandat de la commission afin « d’inclure les pratiques politiques et policières ».

 

Elle rappelle que la commission a déjà le pouvoir de « contraindre une institution, un corps policier, qu’il soit fédéral, provincial, municipal ou même d’une communauté autochtone, à répondre à [ses] questions ».

 

Mandat incompris

 

À ses yeux, son mandat reste incompris. « Notre travail n’est pas de faire celui de la police, et ça déçoit. Beaucoup pensaient qu’on allait rouvrir des dossiers. Nous, on enquête sur le travail des policiers, comment ils ont fait leurs protocoles, leurs enquêtes, comment ils ont répondu aux familles. »

 

Mais elle reconnaît que les commissaires devraient pendre une partie du blâme. « On n’a pas articulé [le mandat] de façon répétée depuis le départ. »

 

Durant leur rencontre, les commissaires finaliseront aussi leur demande de prolongation de l’enquête, le rapport final devant être remis le 1er novembre 2018 au gouvernement Trudeau. « On est capable de rendre quelque chose en deux ans, mais il y aura moins d’enjeux couverts. Pour formuler des recommandations de qualité, il va falloir une prolongation. »

 

Elle espère d’ici là que le rapport préliminaire qui doit être déposé en novembre cette année sera bien accueilli par le gouvernement.


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La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA (1ére partie)

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Auteur : Wayne Madsen | Editeur : Walt | Dimanche, 23 Juill. 2017 - 13h59
 
 
 


Le journaliste d’investigation Wayne Madsen a compilé plusieurs archives de la CIA établissant les liens entre l’Agence et des institutions et des personnes ayant eu des relations étroites avec Barack Obama, ses parents, sa grand-mère et son beau-père.


La première partie de son dossier souligne l’implication de Barack Obama senior dans les actions menées par la CIA au Kenya.Ces opérations visaient à contrer la montée du communisme sous influence sino-soviétique dans les cercles étudiants ; au-delà, elles avaient également pour objectif de faire obstruction à l’émergence de leaders africains non-alignés.


Business International Corporation, la société écran de la CIA dans laquelle exerçait le futur président des États-Unis, organisait des conférences réunissant les dirigeants les plus puissants et employait des journalistes comme agents à l’étranger. Le travail qu’y a mené Barack Obama à partir de 1983 concorde avec les missions d’espionnage au profit de la CIA qu’a remplies sa mère, Stanley Ann Dunham dans les années 1960, après le coup d’État en Indonésie, pour le compte d’autres sociétés écrans de la CIA, dont l’East-West Center de l’Université de Hawaii, l’Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development, USAID) [1]et la Fondation Ford [2]. Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, le beau-père d’Obama, à l’East-West Center en 1965. Soetoro fut rappelé en Indonésie en 1965 en tant qu’officier de haut rang afin d’assister le général Suharto et la CIA dans le sanglant renversement du président Sukarno [3].


Barack Obama senior rencontra Dunham en 1959 lors de cours de russe à l’Université de Hawaii. Il figurait parmi les heureux élus d’un convoyage aérien entre l’Afrique de l’Est et les États-Unis pour faire entrer 280 étudiants dans diverses institutions universitaires états-uniennes. Selon un rapport de l’agence Reuters de Londres du 12 septembre 1960, cette opération bénéficiait simplement d’une « aide  » de la seule Fondation Joseph P. Kennedy. Elle visait à entraîner et endoctriner de futurs agents d’influence en Afrique, un continent alors en passe de devenir le terrain de la lutte de pouvoir entre les États-Unis, l’Union soviétique et la Chine pour peser sur les régimes des pays nouvellement indépendants ou sur le point de le devenir.


Lors du choix des étudiants expatriés, Masinda Muliro, le vice-président de l’Union démocratique africaine du Kenya (Kenyan African Democratic Union, KADU), avait dénoncé les préférences tribales favorisant la majorité ethnique des Kukuyus et du groupe minoritaire des Luo. Ce favoritisme privilégiait les sympathisants de l’Union nationale africaine du Kenya (Kenyan African National Union, KANU), dirigée par Tom Mboya, au passé nationaliste et syndicaliste. C’est Mboya qui choisit d’envoyer Barack Obama senior étudier à l’Université de Hawaii. Obama senior, alors marié, père d’un enfant et en attente d’un deuxième enfant au Kenya, épousa Dunham sur l’île de Maui le 2 février 1961. Dunham était enceinte de Barack Obama depuis trois mois au moment de son union avec Obama senior. Celui-ci devint le premier étudiant africain à intégrer une université états-unienne.


Toujours selon Reuters, Muliro aurait également déclaré vouloir envoyer une délégation aux États-Unis pour enquêter sur les étudiants kenyans ayant reçu des « présents » de la part des États-Uniens et pour « s’assurer que les cadeaux faits aux étudiants à l’avenir [soient] gérés par des personnes sincèrement soucieuses du développement du Kenya ».


 

La CIA aurait recruté Tom Mboya dans le cadre d’un programme de « libération sélective », généreusement financé par la CIA. Son but était d’isoler le président Kenyatta, qui fut le fondateur de la République du Kenya, et que l’agence de renseignement US considérait comme une personne à qui on ne pouvait pas faire confiance.


Mboya reçut à l’époque une subvention de 100 000 dollars de la part de la Fondation Joseph P. Kennedy, dans le cadre du programme d’invitation d’étudiants africains, après avoir refusé la même offre de la part du Département d’État. À l’évidence, Mboya s’inquiétait des soupçons qu’aurait éveillés une assistance états-unienne directe chez les politiques kenyans procommunistes, déjà suspicieux de ses liens avec la CIA. Le programme fut financé par la Fondation Joseph P. Kennedy et par la Fondation des étudiants afro-américains. Obama senior ne faisait pas partie du premier groupe acheminé par avion aux États-Unis mais de l’un des suivants. Ce programme d’aide aux étudiants africains, organisé par Mboya en 1959, incluait des étudiants originaires du Kenya, de l’Ouganda, du Tanganyika, de Zanzibar, de la Rhodésie du Sud et du Nord et au Nyassaland (l’actuel Malawi).


Reuters rapporte également que Muliro accusait le favoritisme présidant à la sélection des bénéficiaires de l’aide états-unienne « de perturber et d’aigrir les autres étudiants africains. » Muliro affirmait que « l’avantage était donné aux tribus majoritaires [les Kikuyus et les Luo] et que de nombreux étudiants sélectionnés par les États-Unis avaient échoué aux examens d’admission alors que d’autres étudiants non-sélectionnés faisaient état de meilleures

recommandations ».

 
 

Barack Obama Sr. fut envoyé à Hawaï par la CIA. On voit ici le père de l’actuel président des Etats-unis portant des fleurs autour du cou, symbole traditionnel de bienvenue sur l’île. Il est photographié en compagnie de Stanley Dunham (à gauche d’Obama Sr.), le grand-père maternel du président Obama Jr.


Obama senior était l’ami de Mboya et originaire de la tribu des Luo. Après l’assassinat de Mboya en 1969, Obama senior témoigna au procès du meurtrier présumé. Obama senior affirma avoir été la cible d’une tentative de meurtre en pleine rue après sa comparution au tribunal.


Obama senior quitta Hawaii pour Harvard en 1962 et divorça de Dunham en 1964. Il épousa une étudiante de Harvard, Ruth Niedensand, une Etats-unienne juive, avec qui il retourna au Kenya et eut deux enfants. Leur union se termina également par un divorce. Obama senior travailla au ministère des Finances et au ministère des Transports kenyans ainsi qu’au sein d’une compagnie pétrolière. Obama senior se tua dans un accident de voiture en 1982 ; les principaux hommes politiques kenyans assistèrent à ses funérailles, dont Robert Ouko, qui deviendra ministre des Transports et sera assassiné en 1990.


Les documents de la CIA indiquent que Mboya était un important agent d’influence pour le compte de la CIA, non seulement au Kenya mais dans toute l’Afrique. D’après un rapport hebdomadaire secret de la CIA (CIA Current Intelligence Weekly Summary) en date du 19 novembre 1959, Mboya était chargé de surveiller les extrémistes lors de la deuxième Conférence panafricaine de Tunis (All-Africa People’s Conference, AAPC). Le document rapporte que « de sérieuses frictions [s’étaient] développées entre le Premier ministre du Ghana, Kwame Nkrumah, et le nationaliste kenyan Tom Mboya qui [avait] activement participé en décembre [1958] à la surveillance des extrémistes lors de la première Conférence panafricaine à Accra. » Les termes « activement participé » semblent indiquer que Mboya coopérait avec la CIA, dont le rapport fut établi par ses agents sur le terrain à Accra et à Tunis. C’est pendant cette période de « collaboration » avec la CIA à Accra et à Tunis que Mboya alloua à Obama senior une bourse d’études et lui offrit la possibilité de s’expatrier et d’entrer à l’Université de Hawaii, où il rencontra et épousa la mère de l’actuel président des États-Unis.


Dans un rapport hebdomadaire secret de la CIA plus ancien, daté du 3 avril 1958, apparaissent ces mots : « [Mboya] reste l’un des dirigeants africains les plus prometteurs. » La CIA, dans un autre rapport hebdomadaire secret, daté du 18 décembre 1958, qualifie le nationaliste kenyan MBoya de « jeune porte-parole capable et dynamique » lors de sa participation aux débats de la Conférence panafricaine ; il fut perçu comme un opposant aux « extrémistes » tels que Nkrumah, soutenu par « les représentants sino-soviétiques ».


Dans un document de la CIA déclassifié sur la Conférence panafricaine de 1961, le conservatisme de Mboya, à l’instar de celui du Tunisien Taleb Slim, est clairement défini comme le contrepoids à la politique de gauche du clan Nkrumah. Les procommunistes avaient été élus à la tête du comité organisateur de la Conférence panafricaine lors de la conférence du Caire en 1961, à laquelle assista Mboya. Dans le rapport de la CIA, le nom de plusieurs de ces dirigeants sont cités : celui du Sénégalais Abdoulaye Diallo, le Secrétaire général de la Conférence panafricaine, de l’Algérien Ahmed Bourmendjel, de l’Angolais Mario de Andrade, de Ntau Mokhele du Basutoland (ex-Lesotho), du Camerounais Kingue Abel, d’Antoine Kiwewa du Congo belge (l’actuelle RDC), du Ghanéen Kojo Botsio, du Guinéen Ismail Touré, de T. O. Dosomu Johnson du Liberia, du Malien Modibo Diallo, du Marocain Mahjoub Ben Seddik, de Djibo Bakari du Niger, de Tunji Otegbeya du Nigeria, de Kanyama Chiume du Nyassaland, du Somalien Ali Abdullahi, du Sud-Africain Tennyson Makiwane, et de Mohamed Fouad Galal des Émirats arabes unis.


Les seuls participants ayant reçu l’approbation de la CIA furent Mboya (dont tout porte à croire qu’il était un indicateur de la CIA), Joshua Nkomo, originaire de Rhodésie du Sud, B. Munanka du Tanganyika, le Tunisien Abdel Magid Shaker et l’Ougandais John Kakongé.


Nkrumah sera finalement limogé en 1966, après un coup d’État militaire organisé par la CIA, alors qu’il effectuait une visite d’État en Chine et au Nord-Viêt-Nam. Cette opération fut mise en œuvre un an après celle que l’Agence mena contre le président Sukarno, autre coup d’État militaire dans lequel la famille maternelle d’Obama joua un rôle. Certains éléments donnent à penser que l’assassinat de Mboya en 1969 fut organisé par des agents chinois agissant pour le compte des factions gouvernementales chargées par le président kenyan, Jomo Kenyatta, de lutter contre Mboya et par là même, d’éliminer un homme politique africain pro-états-unien de premier plan. Toutes les ambassades de Nairobi avaient mis leurs drapeaux en berne en hommage à Mboya, sauf une, celle de la République populaire de Chine.


 

Jome Kenyatta, premier président du Kenya décolonisé.


L’influence qu’exerça Mboya sur le régime de Kenyatta se prolongera longtemps après sa mort, quand Obama senior était toujours en vie. En 1975, Josiah Kariuki, un socialiste membre du parti KANU (parti dont il aida à la mise en place avec Mboya et Obama senior) était assassiné. Après ce meurtre, Kenyatta renvoya du gouvernement trois ministres insoumis qui « étaient liés personnellement soit à Kariuki, soit à Mboya. » Cette information fut d’abord classée secrète (niveau de classification Umbra) ; elle apparait dans plusieurs notes de service de la CIA au Moyen-Orient, en Afrique et en Afrique du Sud. Elle fut par la suite diffusée sur le réseau COMINT le 24 juin 1975. Les renseignements figurant dans ce rapport, comme le montre son niveau de classification, proviennent d’écoutes effectuées par le ministère de l’Intérieur kenyan. Personne n’a jamais été accusé du meurtre de Kariuki.


La mise sur écoute des associés de Mboya et de Kariuki est une preuve que la NSA et la CIA maintinrent leur surveillance sur Barack Obama senior ; un individu, en sa qualité de ressortissant étranger aux États-Unis, qui était susceptible d’être soumis occasionnellement à la mise sur écoute légale, dont se chargent la NSA et le Government Communications Headquarters (GCHQ, le service de renseignement électronique du gouvernement britannique).


(Suite et fin de cette enquête : La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA (2nde partie))


Photo d'illustration : De 1983 à 1984, Barack Obama exerça en tant qu’analyste financier au sein de la Business International Corporation, connue comme société écran de la CIA.


Traduction Nathalie Krieg


L'auteur Wayne Madsen est un ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Onlinejusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.


Notes:


Sur l’ingérence de Barack Obama dans la vie politique kenyane : « Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 octobre 2009.


[1] « L’USAID et les réseaux terroristes de Bush », par Edgar González Ruiz, Réseau Voltaire, 17 août 2004.


[2] « La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA » et « Pourquoi la Fondation Ford subventionne la contestation », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 5 et 19 avril 2004.


[3] « 1965 : Indonésie, laboratoire de la contre-insurrection », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 25 mai 2004.


- Source : Réseau Voltaire
 
 

La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA (2nde partie)

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Auteur : Wayne Madsen | Editeur : Walt | Lundi, 24 Juill. 2017 - 13h13
 
 


Dans la seconde partie de son enquête, Wayne Madsen s'intéresse à la biographie de la mère et du beau-père du Président Barack Obama. Il retrace leur parcours en tant qu'agents de la CIA d'abord à l'Université de Hawaii, où s'élaboraient quelques-uns des projets les plus sombres de l'Agence, puis en Indonésie, alors que les États-Unis préparaient un immense massacre de sympathisants communistes. Leur carrière s'inscrit dans cette période qui vit les débuts de la mondialisation en Asie et dans le reste du monde. © Inconnu


À la différence de la dynastie Bush, Barack Obama a su cacher ses propres liens avec la CIA et en particulier, ceux de sa famille, jusqu'à aujourd'hui. Madsen conclut par cette question : « Que cache encore Barack Obama ? » 


Dans la première partie de ce dossier spécial, le Wayne Madsen Report (WMR) révélait les liens entre Barack Obama senior et le convoyage aérien entre l'Afrique et les États-Unis d'un groupe de 280 étudiants originaires d'Afrique du Sud et des nations d'Afrique de l'Est indépendantes ou sur le point de le devenir. En leur attribuant des diplômes universitaires, les États-Unis s'assuraient la sympathie des heureux élus et espéraient contrer les projets similaires que mettaient en œuvre l'Union soviétique et la Chine. Barack Obama senior fut le premier étudiant étranger à s'inscrire à l'Université de Hawaii. Obama senior et la mère de Barack Obama, Ann Stanley Dunham, se rencontrèrent en cours de russe en 1959 ; ils se marièrent en 1961. 


Le programme d'invitation d'étudiants africains était géré par le leader nationaliste Tom Mboya ; il était le mentor et ami d'Obama senior, et comme lui originaire de la tribu des Luo. Les documents de la CIA cités dans la première partie de ce dossier établissaient la collaboration active de Mboya avec la CIA dans le but d'empêcher les nationalistes prosoviétiques et prochinois de prendre l'ascendant sur les mouvements nationalistes panafricains dans les milieux politique, étudiant et ouvrier. 


L'un des opposants les plus acharnés de Mboya était le premier Président de la République du Ghana, Kwame Nkrumah, renversé en 1966 lors d'une opération montée par la CIA. L'année suivante, Barack Obama et sa mère rejoignirent Lolo Soetoro en Indonésie. Soetoro avait rencontré Ann Dunham en 1965 à l'Université de Hawaii, alors que le jeune Barack était âgé de quatre ans.


 

Le jeune « Barry » Obama Soetoro, alors âgé de 10 ans, en compagnie de son beau-père Lolo Soetoro, de sa mère, Ann Dunham Obama Soetoro, et de sa demi-sœur, Maya Soetoro. (photo de famille, publiée par Bloomberg News)


En 1967 donc, Barack et sa mère s’installaient à Jakarta. En 1965, Lolo Soetoro avait été rappelé par le général Suharto pour servir dans le haut-commandement militaire et aider à la planification, avec le soutien de la CIA, du génocide d’Indonésiens et de Sino-indonésiens procommunistes à travers tout le pays. Suharto consolida son pouvoir en Indonésie en 1966, l’année même où Mboya aida la CIA à trouver les soutiens nécessaires parmi les nationalistes panafricains pour renverser le Président Nkrumah au Ghana.


L’East-West Center de l’Université de Hawaii et le coup d’État de la CIA contre Sukarno


Liens entre les diverses institutions et la CIA.


Ann Dunham rencontra Lolo Soetoro à l’East-West Center de l’Université de Hawaii. Ce centre était lié depuis longtemps aux activités de la CIA dans la zone Asie / Pacifique. En 1965, l’année où Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, un nouveau doyen fut nommé à l’East-West Center : Howard P. Jones, qui avait été l’ambassadeur des États-Unis en Indonésie lors de sept années capitales pour le pays entre 1958 et 1965. Jones était présent à Jakarta quand Suharto et ses officiers agissant pour le compte de la CIA planifièrent le renversement de Sukarno, accusé, à l’instar du PKI (le Parti

communiste indonésien), d’être allié à la Chine [1].

Le 10 octobre 1965, alors qu’il était le doyen de l’East-West Center, Jones publia un article pour le Washington Post dans lequel il prenait la défense de Suharto dans le coup d’État contre Sukarno. Le Post l’invitait à commenter ce coup d’État, décrit comme un « contre-coup d’État » pour reprendre le pouvoir aux mains des communistes. Jones déclarait que Suharto n’avait fait que répondre à un putsch communiste contre Sukarno mené par le Lieutenant-colonel Untung, « un capitaine de bataillon relativement inconnu, en poste dans la garde présidentielle ».


Jones, dont les propos reflètent le contenu des rapports de la CIA issus de l’ambassade des États-Unis à Jakarta, poursuivait son article en affirmant que le prétendu putsch communiste du 30 septembre 1965 « était tout près de réussir, après le meurtre de six officiers du haut-commandement. Il aurait bien pu réussir si le ministre de la Défense Nasution et un certain nombre d’autres généraux n’avaient pas réagi suffisamment rapidement pour organiser un contre-putsch spectaculaire. » Bien entendu, ce dont Jones se garda d’informer les lecteurs du Post était que Suharto avait fortement bénéficié du soutien de la CIA.


Ni Sukarno ni le gouvernement indonésien, au sein duquel siégeaient les leaders de deuxième et de troisième rang du PKI, ne reprochèrent aux communistes ces assassinats. On ne peut pas exclure l’hypothèse que ces meurtres soient une opération sous fausse bannière organisée par la CIA et Suharto, destinée à porter les accusations sur le PKI. Deux jours après le putsch de Suharto, les participants à une manifestation orchestrée par la CIA incendièrent le quartier général du PKI à Jakarta. En défilant devant l’ambassade états-unienne, qui abritait également une antenne de la CIA, ils scandaient les mots : « Longue vie aux États-Unis ! »


Untung déclara quant à lui que, lorsqu’il réalisa que Suharto et la CIA préparaient le coup d’État pour le jour de parade de l’armée indonésienne, le 5 octobre 1965, Sukarno et lui, suivis des militaires leur étant restés fidèles, passèrent les premiers à l’action. Jones répondit qu’il voyait dans cette version « la traditionnelle propagande communiste. » Suharto s’engagea contre Sukarno le 1er octobre. Jones répéta « qu’il n’y avait pas une once de vérité dans l’accusation portée contre la CIA d’avoir agi contre Sukarno. » Les historiens ont prouvé le contraire. Jones accusait les communistes de profiter de la santé fragile de Sukarno pour exclure tout candidat susceptible de lui succéder. Leur but, toujours selon Jones, était d’imposer D. N. Aidit, le chef du PKI, à la succession de Sukarno. Sukarno ne mourut qu’en 1970, alors qu’il se trouvait en résidence surveillée.


Un document de la CIA, auparavant classé secret et non daté, mentionne que « Sukarno [souhaitait] revenir à la configuration d’avant-putsch. Il [refusait] d’accuser le PKI et le Mouvement de 30 septembre [du Lieutenant-colonel Untung] ; il [appela] plutôt à l’unité du peuple indonésien et [dissuada] les velléités de vengeance. Mais il ne [parvint] pas à empêcher l’armée de poursuivre ses opérations contre le PKI ; il [agit] même dans leur sens en nommant le général Suharto à la tête de l’armée. »Suharto et le beau-père de « Barry » Obama Soetoro, Lolo Soetoro, ignorèrent les appels de Sukarno à l’apaisement, comme le découvriraient très vite les Indonésiens.


 

Après l’échec du coup d’État militaire attribué aux officiers des mouvances de gauche en 1965, Suharto (à gauche) déclencha de sanglantes purges anticommunistes au cours desquelles un million de civils furent tués.


Le massacre des populations sino-indonésiennes par Suharto est évoqué dans les documents de la CIA au travers de la description du parti Baperki : « Les sympathisants du parti de gauche Baperki, très implanté dans les zones rurales, sont majoritairement d’origine sino-indonésienne. » Une note déclassifiée de la CIA, datée du 6 octobre 1966, démontre l’étendue du contrôle et de la supervision exercés par la CIA dans le coup d’État contre Sukarno ; de nombreux agents servaient d’intermédiaires avec les unités armées de Suharto postées aux abords du palais présidentiel à Bogor et de diverses ambassades dans tout le pays, dont le consulat des États-Unis à Medan. Ce consulat surveillait les sympathisants de gauche dans cette ville de l’île de Sumatra et, selon un mémo de la CIA du 2 octobre 1965, porta à la connaissance de l’Agence le fait que « le consul soviétique disposait d’un avion prêt à évacuer les citoyens soviétiques de Sumatra. » La note du 6 octobre recommandait également d’empêcher Untung de recueillir trop de soutien parmi les populations de l’intérieur de l’île de Java.


 

Ann Dunham Soetero « gagnant les cœurs et les esprits » des fermiers et des artisans javanais dans le village de Kajar.


Un rapport hebdomadaire déclassifié de la CIA concernant l’Indonésie, daté du 11 août 1967 et intitulé « Le Nouvel ordre en Indonésie », fait apparaître qu’en 1966, l’Indonésie restructura son économie pour remplir les conditions d’attribution de l’aide du FMI. Dans ce rapport, la CIA se réjouissait du nouveau triumvirat installé au pouvoir en Indonésie en 1967 : Suharto, le ministre des Affaires étrangères, Adam Malik, et le Sultan de Jogjakarta [2], qui était aussi ministre de l’Économie et des Finances. La CIA se félicitait également de l’interdiction du PKI, mais concédait qu’il « rassemblait néanmoins de nombreux partisans à l’est et au centre de Java » ; c’est dans cette région que, par la suite, Ann Dunham Soetoro concentrerait ses activités pour le compte de l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international), la Banque mondiale et la Fondation Ford, des sociétés écrans de la CIA. Sa mission était de « gagner les cœurs et les esprits » des fermiers et des artisans javanais.


Dans une note déclassifiée de la CIA du 23 juillet 1966, le parti musulman Nahdatul Ulama (NU), le parti le plus puissant en Indonésie, est clairement vu comme un allié naturel des États-Unis et du régime de Suharto. Le rapport établit que Suharto bénéficia d’une assistance pour renverser les communistes pendant la période de contre-putsch, notamment là où le NU était le mieux implanté : à l’est de Java, au nord de Sumatra et dans plusieurs zones de l’île de Bornéo. Une autre note déclassifiée de la CIA, datée du 29 avril 1966, fait référence au PKI : « Les extrémistes musulmans ont surpassé l’armée à bien des égards en traquant et en tuant les membres du [PKI] et d’autres groupes affiliés servant de couverture ».


Dunham et Barry Soetoro à Jakarta et les activités secrètes de l’USAID


Enceinte de Barack Obama, Dunham abandonna en 1960 ses études à l’Université de Hawaii. Barack Obama senior quitta Hawaii en 1962 pour étudier à Harvard. Dunham et Obama senior divorcèrent en 1964. À l’automne 1961, Dunham s’inscrivit à l’Université de Washington et éleva son enfant. Elle réintégra l’Université de Hawaii entre 1963 et 1966. Lolo Soetoro, qui s’unit à Dunham en mars 1965, quitta Hawaii pour l’Indonésie le 20 juillet 1965, trois mois avant les opérations de la CIA contre Sukarno. Il est clair que Soetoro, promû colonel par Suharto, était rappelé à Jakarta pour participer au coup d’État contre Sukarno, des troubles qui causèrent la mort d’environ un million d’Indonésiens parmi les populations civiles. Le Président Obama préfèrerait que la presse ignore ce passé ; c’est bien ce qu’elle a fait pendant la campagne des primaires et de l’élection présidentielle de 2008.

En 1967, après son arrivée en Indonésie avec Obama junior, Dunham enseigna l’anglais à l’ambassade états-unienne de Jakarta, où se trouvait l’une des antennes de la CIA les plus importantes en Asie, relayée par d’importants bureaux situés à Surabaya, à l’est de Java, et à Medan, sur l’île de Sumatra. Jones quitta son poste de doyen à l’Université de Hawaii en 1968.


En fait, la mère d’Obama enseignait l’anglais pour le compte de l’USAID, une vaste organisation qui servait de couverture aux activités secrètes de la CIA en Indonésie et dans toute l’Asie du Sud-Est, en particulier au Laos, au Sud-Viêt Nam et en Thaïlande. Le programme de l’USAID est connu sous le nom de Lembaga Pendidikan Pembinaan Manajemen. Bien que son fils et les gens qui l’ont côtoyée à Hawaii décrivent Dunham comme un esprit libre et une « enfant des sixties », les activités qu’elle a exercées en Indonésie viennent contredire la thèse qui fait d’elle une « hippy ».


L’apprentissage du russe que suivit Dunham à Hawaii a dû se révéler très utile à la CIA en Indonésie. Dans une note déclassifiée, datée du 2 août 1966, son auteur, le Secrétaire général du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, Bromley Smith, relatait qu’à l’instar du Japon, de l’Europe occidentale, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Malaisie et des Philippines, l’Union soviétique et ses alliés en Europe de l’Est avaient bien accueilli la nouvelle du putsch de Suharto car il créait une Indonésie non-alignée qui « représentait un contrepoids en Asie face à la Chine communiste. » Des archives prouvent que, comme Ann Dunham, plusieurs agents de la CIA, en poste à Jakarta avant et après le coup d’État de 1965, parlaient couramment le russe.

Lorsqu’elle séjourna en Indonésie, puis au Pakistan, Dunham Soetoro travailla pour la Fondation Ford, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la banque Rakyat (la banque publique indonésienne, propriété du gouvernement) et l’USAID.


L’USAID fut impliquée dans des opérations secrètes de la CIA en Asie de Sud-Est. Le 9 février 1971, le Washington Star publia l’information selon laquelle les responsables de l’USAID au Laos savaient que le riz dont l’USAID approvisionnait l’armée laotienne était revendu à l’armée nord-vietnamienne au Laos même. Le rapport révèle que les États-Unis toléraient la revente du riz de l’USAID car l’armée laotienne n’avait ainsi plus à craindre les attaques du Nord-Vietnam et de leurs alliés communistes du Pathet Lao. L’USAID et la CIA utilisaient l’approvisionnement de riz pour obliger les tribus Méo du Laos à rejoindre le camp des États-Unis dans la guerre contre les communistes. Des fonds de l’USAID étaient destinés à venir en aide aux civils blessés et à instaurer un système d’assurance-maladie au Laos ; ils furent détournés et utilisés à des fins militaires.


En 1971, le Centre d’études vietnamiennes à l’Université de l’Illinois à Carbondale, financé par l’USAID, fut accusé d’être une société écran de la CIA. Les projets financés par l’USAID par le biais du Consortium des universités du Midwest pour les activités internationales (Midwest Universities Consortium for International Activities, MUCIA), qui inclut les Universités de l’Illinois, du Wisconsin, du Minnesota, de l’Indiana, et du Michigan, furent soupçonnés d’être des projets secrets de la CIA. Parmi ceux-ci, figuraient les programmes « d’éducation agraire » en Indonésie et d’autres projets en Afghanistan, au Mali, au Népal, au Nigeria, en Thaïlande et au Sud-Viêt Nam. Ces accusations furent émises en 1971, quand Ann Dunham travaillait pour l’USAID en Indonésie.

Dans un article du 10 juillet 1971, le New York Times accusait l’USAID et la CIA d’avoir « perdu » 1,7 milliards de dollars dévolus au programme CORDS (Civil Operations and Revolutionary Development Support). Ce programme faisait partie de l’Opération Phénix, dans le cadre de laquelle la CIA procéda à la torture et à l’assassinat de nombreux civils, patriarches et moines bouddhistes dans les villages du Sud-Viêt Nam [3]. Des sommes d’argent en provenance de l’USAID furent également reçues par une ligne aérienne détenue par la CIA en Asie du Sud-Est, Air America. En Thaïlande, le financement par l’USAID du Programme de développement rural accéléré (Accelerated Rural Development Program) cachait en fait les opérations de lutte contre l’insurrection communiste. De même, en 1971, dans les mois précédant le déclenchement de la troisième guerre indo-pakistanaise, les fonds de l’USAID destinés aux projets de travaux publics dans l’est du Pakistan furent utilisés pour la consolidation militaire des frontières avec l’Inde. Ces détournements étaient contraires à la loi états-unienne qui interdit l’utilisation des fonds de l’USAID pour des programmes militaires.


En 1972, dans un entretien avec Metromedia News, le directeur de l’USAID, le Docteur John Hannah admit que la CIA se servait de l’USAID comme société écran pour ses opérations secrètes au Laos. Hannah affirmait que l’USAID était une société écran uniquement au Laos. Pourtant, l’USAID s’est avérée servir de couverture également en Indonésie, aux Philippines, au Sud-Viêt Nam, en Thaïlande et en Corée du Sud. Les projets de l’USAID en Asie du Sud-Est devaient être approuvés par le SEADAG (Southeast Asian Development Advisory Group), un groupe élaborant des projets publics en Asie, qui devait en réalité se ranger derrière l’avis de la CIA.


En 1972, il fut prouvé que le programme Food for Peace, administré par l’USAID et le Département de l’agriculture états-unien, reçut un financement à visée militaire pour des projets au Cambodge, en Corée du Sud, en Turquie, au Sud-Viêt Nam, en Espagne, à Taïwan et en Grèce. En 1972, l’USAID ne fit parvenir de l’argent que dans les zones méridionales du Nord-Yémen, dans le but d’armer les forces nord-yéménites contre le gouvernement du Sud-Yémen, alors dirigé par les socialistes, opposés à l’hégémonie états-unienne dans la région.


L’une des institutions affiliées aux travaux de l’USAID en Indonésie était la Fondation Asie (Asia Foundation), créée dansles années 1950 avec l’aide de la CIA pour contrer l’expansion du communisme en Asie. La pension de l’East-West Center à l’Université de Hawaii était financée par la Fondation Asie. Obama senior séjourna dans cette pension à son arrivée du Kenya, après avoir bénéficié du programme d’aide aux étudiants africains organisé par l’un des agents d’influence de la CIA en Afrique, Tom Mboya.


Dunham séjourna également au Ghana, au Népal, au Bangladesh, en Inde et en Thaïlande dans le cadre de projets de microfinancement. En 1965, Barack Obama senior quitta Harvard et retourna au Kenya, accompagné de sa nouvelle épouse états-unienne. Obama senior reprit contact avec son vieil ami, le « golden boy » de la CIA Tom Mboya, et avec d’autres hommes politiques d’origine Luo, la tribu d’Obama senior. Philip Cherry dirigea l’antenne de la CIA à Nairobi de 1964 à 1967. En 1975, il fut nommé à la tête de l’antenne de la CIA à Dacca au Bangladesh. L’ambassadeur états-unien au Bangladesh de l’époque, Eugene Booster, accusa Cherry d’être impliqué dans l’assassinat du premier Président du Bangladesh, Sheik Mujiur Rahman, et d’autres membres de sa famille. L’exécution de la famille présidentielle bangladaise auraient vraisemblablement été ordonnée par le Secrétaire d’État Henry Kissinger. Le Bangladesh constituait également une étape sur l’itinéraire qu’Ann Dunham suivait pour le compte de la CIA dans le cadre de projets de micro et de macro-financement.


 

Obama et ses grands-parents maternels, Madelyn et Stanley Dunham, en 1979. Sa grand-mère fut vice-présidente de la Banque de Hawaii, une institution bancaire utilisée par diverses sociétés écrans de la CIA.


Les banques de la CIA et Hawaii


Ann Dunham resta en Indonésie quand le jeune Obama retourna à Hawaii en 1971 ; elle confia son fils à sa mère, Madelyn Dunham. Cette dernière fut la première femme à occuper le poste de vice-président de la Banque de Hawaii à Honolulu. Diverses sociétés écrans de la CIA utilisaient alors la Banque de Hawaii. Madelyn Dunham s’occupait de la gestion des comptes cachés que la CIA utilisait pour les transferts de fonds au bénéfice des dictateurs en place en Asie, tels que le Président de la République des Philippines, Ferdinand Marcos, le Président de la République du Viêt Nam, Nguyen Van Thiêu, et le Président de la République d’Indonésie, le général Suharto. En effet, la Banque de Hawaii se chargeait du blanchiment d’argent de la CIA, afin de dissimuler le soutien qu’accordait la CIA à ses leaders politiques préférés dans la région Asie-Pacifique.


À Honolulu, l’une des sociétés bancaires les plus utilisées par la CIA pour le blanchiment d’argent était la BBRDW (Bishop, Baldwin, Rewald, Dillingham & Wong). En 1983, la CIA donna son accord pour la liquidation de la BBRDW, soupçonnée de n’être qu’une chaîne de Ponzi. À cette occasion, le sénateur Daniel Inouye — membre du Comité du renseignement du Sénat états-unien (US Senate Select Committee on Intelligence) et l’un des meilleurs amis au parlement de l’ancien sénateur de l’Alaska, Ted Stevens — déclara que le rôle de la CIA dans la BBRDW était « insignifiant. » Plus tard, on découvrit qu’Inouye mentait. En fait, la BBRDW était largement impliquée dans le financement des activités secrètes de la CIA dans toute l’Asie, dont celles d’espionnage industriel au Japon, de vente d’armes aux guérillas anticommunistes des Moudjahidine afghans et à Taïwan. John C. « Jack » Kindschi était l’un des dirigeants de la BBRDW ; avant de partir à la retraite en 1981, il fut chef de poste de la CIA à Honolulu. Le diplôme universitaire ornant le mur du bureau du président de la BBRDW, Ron Rewald, était un faux, fourni par les experts en falsification de la CIA ; son nom fut également ajouté aux archives des anciens étudiants.


Le passé de la BBRDW fut réécrit par la CIA pour faire croire à la présence de cette banque à Hawaii dès l’annexion de l’archipel en tant que territoire des États-Unis [4]. Le Président Obama se bat actuellement contre les accusations selon lesquelles ses diplômes et ses notes de cours seraient des faux, tout comme le seraient son numéro de sécurité sociale établi dans le Connecticut et certains éléments qui agrémentent son CV. La découverte des documents falsifiés de la BBRDW serait-elle à l’origine des questions qui font surface à propos du passé de Barack Obama ?

La BBRDW était installée dans le quartier d’affaires d’Honolulu, près du siège de la Banque de Hawaii, là où étaient détenus les comptes cachés de la CIA gérés par Madelyn Dunham, la grand-mère d’Obama. La Banque de Hawaii s’occupa de très nombreuses transactions financières secrètes opérées par la BBRDW.


Obama-Soetoro et « les années de tous les dangers » [5] à Jakarta


Il est clair qu’Ann Dunham Soetoro et son mari indonésien, Lolo Soetoro, le beau-père du Président Obama, étaient très étroitement liés aux activités de la CIA visant à neutraliser l’influence sino-soviétique en Indonésie pendant « les années de tous les dangers » après l’éviction de Sukarno. Le Wayne Madsen Report a découvert que des agents de haut-rang de la CIA furent nommés officiellement et officieusement à des postes de couverture en Indonésie pendant la même période, des couvertures fournies, entres autres, par l’USAID, les Peace Corps et l’USIA (US Information Agency).


L’un des contacts les plus proches de Suharto à la CIA était Kent B. Crane, qui avait figuré parmi les agents de la CIA en poste à l’ambassade états-unienne à Jakarta. Crane était si proche de Suharto, qu’après « son départ à la retraite » de la CIA, il aurait été l’un des rares hommes d’affaires « privés » à obtenir un passeport diplomatique indonésien du gouvernement Suharto. La société de Crane, le Crane Group, fournissait des armes de petit calibre aux forces militaires états-uniennes, indonésiennes et d’autres pays. Crane fut le conseiller aux Affaires étrangères du vice-président des États-Unis, Spiro Agnew ; il fut par la suite nommé ambassadeur des États-Unis en Indonésie par le Président Ronald Reagan. Cette nomination resta lettre morte à cause de ses liens suspects avec Suharto. John Holdridge, un proche de Kissinger, fut nommé à sa place ; à son départ de Jakarta, c’est Paul Wolfowitz qui le remplaça.


Les protégés de Suharto, parmi lesquels comptaient aussi Mokhtar et James Riady de Lippo Group, se virent accusés d’avoir injecté plus d’un million de dollars par le biais de contributions étrangères illégales vers les comptes de campagne de Bill Clinton en 1992. À deux reprises, le Président Obama a repoussé sa visite officielle en Indonésie ; peut-être craint-il l’intérêt que pourrait éveiller un tel déplacement sur les liens de sa mère et de son beau-père avec la CIA ?


 

Ann Dunham en visite dans un élevage de canards à Bali, officiellement dans le cadre de son travail pour développer des programmes de crédit bancaire aux petites entreprises.


Dans les années 1970 et 1980, Dunham s’occupait de projets de microcrédit en Indonésie pour la Fondation Ford, l’East-West Center et l’USAID. Le Docteur Gordon Donald junior était l’une des personnes en poste à l’ambassade des États-Unis. Il aida à protéger les bâtiments de l’ambassade lors des violentes manifestations étudiantes anti-états-uniennes pendant la période du putsch contre Sukarno. Rattaché au Bureau des affaires économiques, Donald était responsable du programme de microfinancement de l’USAID destiné aux paysans indonésiens ; c’est sur ce même programme que Dunham travailla en collaboration avec l’USAID dans les années 1970, après avoir enseigné l’anglais en Indonésie, toujours pour le compte de l’USAID. Dans l’ouvrage Who’s Who in the CIA, publié en 1968 en Allemagne de l’Ouest, Donald est décrit comme un agent de la CIA, ayant également été en poste à Lahore au Pakistan, une ville dans laquelle Dunham séjournerait plus tard, dans une suite de l’hôtel Hilton, pour mener les projets de microfinancement pour la Banque asiatique de développement, durant cinq ans.


Parmi les hommes en poste à Jakarta, le Who’s Who in the CIA fait apparaitre Robert F. Grealy ; il deviendrait par la suite le directeur des relations internationales dans la zone Asie-Pacifique chez J. P. Morgan Chase, puis le directeur de la Chambre de commerce pour les États-Unis et l’Indonésie. Le Pdg de J. P. Morgan Chase, Jamie Dimon, a en outre récemment été cité comme un remplaçant potentiel de Richard Geithner, le Secrétaire du Trésor, dont le père, Peter Geithner, travaillait à la Fondation Ford et avait le dernier mot pour l’attribution des fonds destinés aux projets de microfinancement de Dunham.


Les projets inavouables de la CIA et Hawaii


Alors qu’elle séjournait au Pakistan, Ann Dunham reçut la visite de son fils Barack en 1980 et en 1981. Obama se rendit par la même occasion à Karachi, à Lahore et dans la ville indienne d’Hyderabad. Pendant cette même période, la CIA intensifiait ses opérations en Afghanistan depuis le territoire pakistanais.

Le 31 janvier 1981, le directeur-adjoint du Bureau des recherches et des rapports de la CIA (ORR, Office of Research and Reports) transmit au directeur de la CIA, Allen Dulles, une longue note, classée secret, code NOFORN [6], et aujourd’hui déclassifié. Il y fait le rapport d’une mission de collecte de renseignements diligentée entre le 17 novembre et le 21 décembre 1957 en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.


Le chef de l’ORR y évoquait sa rencontre avec l’équipe du général à la retraire Jesmond Balmer, alors haut-responsable de la CIA à Hawaii, au sujet de la demande formulée par le chef de l’US Pacific Command pour « la collecte de nombreuses informations nécessitant de longues recherches. » Le chef de l’ORR mentionnait ensuite les recherches effectuées par la CIA pour recruter « des étudiants sinophones de l’Université de Hawaii capables de mener à bien des missions de renseignement. » Il abordait ensuite les débats qui s’étaient tenus lors d’un séminaire sur le contre-espionnage de l’Organisation du traité de l’Asie du Sud-Est qui eut lieu à Baguio entre le 26 et 29 novembre 1957. Le Comité économique avait d’abord discuté des « fonds pour le développement économique »destinés à combattre « les activités de subversion exercées par le bloc sino-soviétique dans la région », avant « d’envisager toutes les réactions susceptibles d’être mises en œuvre ».


Les délégations thaïlandaise et philippine firent beaucoup d’efforts pour obtenir le financement états-unien d’un fonds de développement économique, qui aurait enclenché d’autres projets de l’USAID dans la région, du même type que ceux dans lesquels Peter Geithner et la mère de Barack Obama s’investissaient intensément.


Une importante littérature existe sur les aspects géopolitiques des opérations secrètes de la CIA menées depuis l’Université de Hawaii ; il n’en est pas de même pour les éléments les plus inavouables de la collecte de renseignements et des opérations de type MK-ULTRA, qui n’ont pas été associées de manière systématique à l’Université de Hawaii.


Plusieurs notes déclassifiées de la CIA, datées du 15 mai 1972, font référence à l’implication du département de la Défense ARPA (Advanced Research Projects Agency) et de l’Université de Hawaii dans un programme d’études comportementales de la CIA. Ces mémos furent rédigés par Bronson Tweedy, alors directeur-adjoint de la CIA, le directeur du PRG (Program Review Group) de l’US Intelligence Community et le directeur de la CIA, Robert Helms. Ces mémos ont pour thème « les recherches menées par l’ARPA concernant le renseignement. » La note provenant du directeur du PRG aborde une conférence à laquelle participa le Lieutenant-colonel Austin Kibler, le directeur des études comportementales de l’ARPA, le 11 mai 1972. Kibler supervisait les recherches de l’ARPA sur les modifications comportementales et la surveillance à distance. Les mémos du directeur du PRG évoquent plusieurs hauts-responsables : Edward Proctor, le directeur-adjoint en charge du renseignement à la CIA, Carl Duckett, le directeur-adjoint en charge des sciences et des technologies à la CIA et John Huizenga, le directeur de l’Office of National Estimates [7].


En 1973, après que James Schlesinger, alors directeur de la CIA, ordonna une enquête administrative sur tous les programmes de la CIA, l’Agence produisit un éventail de documents sur divers programmes, désigné par l’expression « bijoux de famille. » La plupart de ces documents furent publiés en 2007 ; en même temps, on apprenait que Helms avait donné l’ordre au Docteur Sidney Gottlieb de détruire les documents portant sur les recherches qu’il menait ; ce dernier était le directeur du projet MK-ULTRA, un programme de recherche de la CIA sur les modifications comportementales, le lavage de cerveau et l’injection de drogues. Dans un mémo rédigé par l’agent de la CIA Ben Evans et adressé à William Colby, le directeur de la CIA, daté du 8 mai 1973, Duckett confiait son avis : « Il serait mal venu que M. le Directeur se déclare au courant de ce programme », désignant les expérimentations menées par Gottlieb pour le projet MK-ULTRA.


Après la publication des « bijoux de famille », plusieurs membres de l’administration du Président Gerald Ford, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche, Dick Cheney, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, s’assurèrent qu’aucune révélation ne soit faite à propos des programmes de modifications comportementales et psychologiques, parmi lesquels figuraient les projets MK-ULTRA et ARTICHOKE.

Plusieurs mémos du 15 mai 1972 font référence au projet SCANATE, initié la même année. Il s’agit de l’un des premiers programmes de recherche de la CIA sur la guerre psychologique, en particulier, sur l’utilisation de psychotropes à des fins de surveillance à distance et de manipulation psychologique. Y sont mentionnés Kibler de l’ARPA, et « son sous-traitant » ; plus tard, on apprendrait qu’il s’agissait du Stantford Research Institute (SRI), situé à Menlo Park en Californie.


Helms adressa un mémo à, entre autres, Duckett, Huizenga, Proctor et au directeur de l’Agence pour le renseignement militaire (Defence Intelligence Agency, DIA) — ce dernier hériterait par la suite du projet de la CIA « GRILL FLAME » concernant la surveillance à distance. Helms insistait sur le fait que l’ARPA soutenait « depuis un certain nombre d’années » les recherches sur le comportement et les applications potentielles dont le renseignement pourrait bénéficier, « avec la participation du M.I.T., de Yale, de l’Université du Michigan, de l’UCLA, de l’Université de Hawaii et d’autres institutions ou groupes de recherche ».


La collaboration de l’Université de Hawaii avec la CIA dans le domaine de la guerre psychologique se poursuit encore aujourd’hui. Le Docteur Susan Brandon, l’actuel directeur du programme d’études comportementales mené par le Centre de contre-espionnage et de renseignement (Defence Counterintelligence and Human Intelligence Center, DCHC) au sein de la DIA, a obtenu son doctorat de Psychologie à l’Université de Hawaii. Brandon aurait été impliquée dans un programme secret, issu de la collaboration de l’APA (American Psychological Association), de la RAND Corporation et de la CIA, destiné à « améliorer les procédés d’interrogatoire » ; l’objet de ses recherches portait sur les privations de sommeil et de perception sensorielle, la soumission à des douleurs intenses et l’isolation complète, des procédés mis en œuvre sur les prisonniers de la base aérienne de Bagram en Afghanistan et d’autres prisons secrètes [8]. Brandon fut également l’assistante du directeur du Département des sciences sociales, comportementales et éducatives au Bureau des sciences et des technologies dans l’administration de George W. Bush.


Ainsi, les liens entre la CIA et l’Université de Hawaii ne s’érodèrent pas à la fin des années 1970 ; l’ancien président de l’Université de Hawaii entre 1969 et 1974, Harlan Cleveland, fut invité à donner une conférence au quartier général de la CIA le 10 mai 1977. Avant de prendre ses fonctions à l’Université de Hawaii, Cleveland fut secrétaire du Bureau pour les affaires liées aux organisations internationales (Bureau of International Organization Affairs) de 1965 à 1969.


Un mémo du directeur de la formation de l’agence, daté du 21 mai 1971, indique que la CIA recruta un officier de la Marine qui entamait le deuxième cycle de ses études à l’Université de Hawaii.


La famille Obama et la CIA


De très nombreux documents sont disponibles au sujet des liens de George H. W. Bush avec la CIA et des activités de son père et de ses enfants, dont l’ancien Président George W. Bush, pour le compte de la CIA. Barack Obama, quant à lui, a réussi à dissimuler les traces de ses propres liens avec l’Agence, tout autant que ceux de ses parents, de son beau-père et de sa grand-mère (très peu de choses sont connues à propos de son grand-père, Stanley Armour Dunham ; il est sensé avoir dirigé un commerce de meubles à Hawaii après avoir servi en Europe pendant la Deuxième guerre mondiale). Les Présidents et les vice-présidents des États-Unis ne sont soumis à aucune enquête sur leurs antécédents avant leur prise de fonction, à la différence des autres membres du gouvernement fédéral. Ce travail de vérification est laissé à la presse. En 2008, les journalistes ont lamentablement failli à leur devoir d’information en enquêtant trop superficiellement sur l’homme qui allait entrer à la Maison Blanche. Les liens de ses parents avec l’Université de Hawaii et le rôle de cette université dans les projets MK-ULTRA et ARTICHOKE invitent à ce questionnement : « Que cache encore Barack Obama ? »


Traduction Nathalie Krieg


Notes:


[1] Sur ces événements, voir également l’article « 1965 : Indonésie, laboratoire de la contre-insurrection », par Paul Labarique, Voltairenet, 25 mai 2004.


[2] N.d.T. ou Yogyakarta


[3] Sur l’Opération Phénix, voir également Opération Phénix : le modèle vietnamien appliqué en Irak », par Arthur Lepic, Voltairenet, 16 novembre 2004.


[4] N.d.T. en 1898


[5] N.d.T. Le film L’Année de tous les dangers (The Year of Living Dangerously) de Peter Weir, est sorti en 1982. Il a pour cadre la tentative de coup d’état attribuée aux communistes en Indonésie en 1965.°


[6] N.d.T. pour « no foreign dissemination », non divulgation des informations aux services étrangers


[7] N.d.T. bureau en charge de l’évaluation des services de renseignement états-uniens, aujourd’hui le National Intelligence Council


[8] Sur ce thème, voir également l’article « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Voltairenet, 28 octobre 2009.


- Source : Réseau Voltaire

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Washington a cessé tout soutien aux jihadistes

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Auteur : | Editeur : Frisca Widodo | Jeudi, 20 Juill. 2017 - 13h16
 
 


Selon le Washington Post, le président Trump a mit fin à tous les programmes de la CIA de soutien aux jihadistes en Syrie.


Selon le quotidien, cette décision aurait été prise lors d’une réunion avec le directeur de la CIA, Mike Pompeo, et le conseiller de Sécurité nationale, le général H.R. McMaster. Ce conseil restreint se serait tenu avant la rencontre Trump-Poutine du 7 juillet, au cours de la quelle un cessez-le-feu a été annoncé au Sud de la Syrie. Cette chronologie prouverait l’inféodation de l’administration Trump à la Russie.


Mais selon nos propres informations, cette décision daterait des environs du 20 mai. En outre, elle ne porterait pas uniquement sur le soutien aux jihadistes en Syrie, mais à tous les jihadistes dans le monde. Donald Trump aurait alors pu prononcer le discours de Riyad enjoignant tous les États musulmans de rompre avec tous les jihadistes, incluant leur matrice politique, les Frères musulmans.


En Syrie, actuellement, les États-Unis lutteraient contre Daesh en soutenant des kurdes du PKK/YPG.


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Explosif !!! Macron habillé pour plusieurs hivers par un ancien camarade de l’ENA

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Auteur : Habib Hassan | Editeur : Walt | Mardi, 18 Juill. 2017 - 15h49
 
 


UN CAMEROUNAIS ANCIEN CAMARADE DE MACRON LUI REPOND.


Le camerounais Joël Teubissi Noutsa, ancien élève de l’ENA, cette école de laquelle est issu le président français, vient de lui répondre, suite à ses déclarations polémiques lors du récent sommet du G20. Une réponse magistrale qui revient sur des détails qu’a tendance à oublier le jeune chef de l’état français.


LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON.


Mon cher Emmanuel, J’ai appris avec consternation dans les médias les propos désobligeants, empreints de mépris, de sarcasme et de racisme, que tu as prononcés à l’égard de mon continent. Dois-je te rappeler que lorsque tu sollicitais le suffrage de ton peuple, tu as qualifié le colonialisme de « crime contre l’humanité » lors d’un séjour en Algérie. Certainement dans l’objectif de rallier l’électorat français d’origine maghrébine et africaine. Quoique, entre les deux tours, sachant pertinemment que tu serais élu, tu t’es ravisé en parlant de « crime contre l’humain ». Il me souvient également que tu mettais en avant le choix de l’Ambassade de France au Nigeria comme lieu de stage lors de tes études à l’Ena, comme pour faire croire à cet électorat que tu souhaitais le connaitre, bien avant d’aspirer à la Magistrature suprême.


Cependant, à peine élu, et surtout depuis que tu dînes régulièrement avec le nabot qui nous avait insultés à Dakar, tu es devenu moqueur et véhément à notre égard. Il y a encore quelques semaines tu te moquais de nos frères comoriens, dont la Présidence de la République a qualifié ton écart de langage sur les Kwassa-kwassa « d’inconsidéré (…) et à mettre sur le compte de (ta) jeunesse ». Tes excuses sont d’ailleurs toujours attendues. Aujourd’hui tu expliques à la face du monde, en plein sommet du G20, que le sous-développement de l’Afrique est « civilisationnel ». Que c’est parce que nous sommes « des cultivateurs de chanvre indien ; des guerriers belliqueux, corrompus, incompétents et inaptes à la démocratie … des trafiquants d’êtres humains et de biens culturels … et des fornicateurs invétérés, au point d’avoir entre 7 et 9 enfants par femme… » Mais tu as oublié de te poser les bonnes questions, comme celles de savoir qui sont les plus grands consommateurs de chanvre indien, fabricants d’armes, trafiquants en tout genre, esclavagistes, corrupteurs et exploiteurs ? Mon cher Emmanuel, si le cannabis a d’abord été qualifié de chanvre « indien » et pas « africain », c’est bien qu’il a commencé à être cultivé quelque part, là-bas en Asie. Etant donné que mes ancêtres n’étaient pas de grands navigateurs, on peut subodorer que ce sont les tiens qui l’ont importé sur notre continent. L’histoire nous raconte même que l’opium, son cousin germain, a été implanté en Chine par ta cousine la Grande Bretagne pour fragiliser ce peuple. Tu as bien dit « guerriers belliqueux, corrompus, incompétents et inaptes à la démocratie », dois-je te rappeler que tes aïeux ont instrumentalisé et armé les guerres les plus sanglantes sur mon continent et favorisé la plupart des coups d’état violents.


Qui finance les groupes terroristes, dont AQMI, BOKO HARAM et le MUJAO ? Qui a tué Khadafi, qui était l’ultime rempart de notre sécurité et le moteur de notre développement ? Qui a ourdi l’assassinat des héros de la lutte pour l’indépendance (Um et consorts) et des présidents en exercice (Olympio, Boganda, Tombalbaye, Ngouabi, Sankara, Ntaryamira, Habyarimana, etc.), qui souhaitaient simplement s’affranchir de l’hégémonie de l’Etat français ? Qui a fait partir certains chefs d’Etat du pouvoir, à l’instar des présidents Gbagbo et Lissouba, qui gênaient les intérêts de l’Etat français ? Qui soutient les régimes africains les plus incompétents et dictatoriaux, depuis les années d’indépendance ? Qui, par des accords de défense léonins, a fait main basse sur nos matières premières ? Qui nous rendra les mallettes d’argent qui ont circulé dans les réseaux françafricains ? Pourtant, pour avoir été scolarisé avec des africains, qui sont d’ailleurs membres de ton mouvement En marche, tu es censé connaitre la qualité des hommes de ce continent. Tu nous as qualifiés de « trafiquant d’êtres humains et de biens culturels », j’aimerai que tu me dises le fonds de ta pensée, concernant l’esclavage du peuple noir pendant plus de trois siècles, la colonisation qui a duré près d’un siècle et le néocolonialisme et le paternalisme qui perdurent.


Mes ancêtres n’ont aucun mémorial en France, pas même une stèle ! Alors qu’ils se sont battus pour les idéaux d’égalité et de fraternité que tu foules au pied par tes propos. D’où proviennent les reliques africaines précieusement conservées au Musée du Louvre et dans les musées français, qui en font le rayonnement ? Le comble, c’est quand je t’ai entendu dire que les milliards d’euros que vous déversez chez nous ne changeront rien à notre condition, tant que nos femmes continueront d’avoir entre 7 et 9 Enfants. Cher Emmanuel, pour le coup tes statisticiens se sont fourvoyés car, le taux de fécondité en Afrique s’élevait à 4,7 enfants par femme en 2016. Même en 1950, il était de 6,5 enfants par femme. Ce rappel étant fait, permets-moi de faire deux commentaires à ce sujet. Le premier sur le volume de l’aide internationale et ensuite sur la démographie. Tes prédécesseurs avaient arrêté le seuil annuel de l’aide internationale des pays riches, en faveur des pays pauvres, à 0,7% du Produit national brut (PNB), parce qu’ils estimaient à raison que vous deviez payer pour le tort que vous nous aviez fait subir, en spoliant nos richesses et en nous volant nos valeureux guerriers pendant 400 ans. Que ce soit la France, ou sa cousine la Grande Bretagne, puissances colonisatrices, vous n’avez jamais atteint 0,4% de votre PNB. Et que dire de votre aide, quand elle nous parvient ? Lorsqu’elle est sous la forme d’infrastructures, ce sont vos entreprises qui gagnent les marchés à des prix trois fois supérieurs au coût nécessaire pour les réaliser. Ce sont vos compatriotes qui sont recrutés à des niveaux supérieurs, avec des salaires exorbitants. C’est votre matériel qui est utilisé. Lorsqu’elle est sous la forme de bourses, c’est dans votre économie que les étudiants dépensent l’argent reçu, etc. Je t’aurai bien conseillé quelques études qui mettent en exergue les effets négatifs de l’aide sur nos économies, mais je ne doute pas que tu les ais en ta possession.


Sur le nombre d’enfants, comme je l’ai dit plus haut, tes chiffres sont faux et ton analyse fragile. Tu devrais pourtant savoir, et c’est inscrit dans le séminaire de Géopolitique que tu as dû suivre à l’Ena ou à Sciences po, que la population est un facteur de richesses et fait partie des cinq attributs de la puissance, cf la Chine, l’Inde, le Nigeria, etc. Tu as dû certainement zapper ce cours, trop occupé à faire mumuse avec Brigitte.


Tiens, justement, Brigitte, parlons-en. Personne en Afrique ne te fait le reproche d’avoir cocufié un homme qui avait l’âge d’être ton père ? qui t’a d’ailleurs aimablement accueilli sous son toit ? avec une femme qui a l’âge d’être ta mère ? Certains diront que c’est indécent ou te qualifieront de traitre, mais c’est ton choix et je le respecte ! Des mauvaises langues affirment même qu’elle te servirait de paravent pour, comme Philippot, exprimer tes orientations sexuelles. Certains diront que tu es pervers, ou que cette orientation sexuelle est « civilisationnelle », mais je m’en garderai bien. Que dire donc de ton libre choix de ne pas procréer ? Là encore, je me garderai bien de fouiner dans tes sous-vêtements, mais de grâce, laisses ceux de nos mères tranquilles !!! Le plus drôle dans cette histoire c’est de voir la frénésie avec laquelle certains compatriotes et frères africains se délectent de tes propos condescendants et paternalistes, cherchant à noyer le poisson ou à en minimiser la portée. Certains le faisant naïvement, dans le but de ne pas égratigner leurs amis français, ou le souvenir de leur séjour en France ; tandis que d’autres, plus pervers, réagissent de la sorte de manière à préserver leurs « intérêts ». J’ai des amis français, de très bons amis d’ailleurs et j’ai un souvenir ému de mon court séjour dans ce pays. Donc, je n’ai aucunement de problème ni de haine vis-à-vis des Français, mais plutôt avec l’Etat français dont nous ne supportons plus le mépris et l’inculture de ses dirigeants, notamment en ce qui concerne l’histoire de l’humanité.


Très cher Emmanuel, tu devrais savoir que la pauvreté comme la richesse à l’échelle individuelle, nationale ou continentale sont cycliques ! L’Afrique a un jour régné sur le monde, souviens-toi, et son tour reviendra. Aussi, en toute fraternité, je t’invite à te repentir de tes propos et à nous présenter tes excuses afin que cette génération ne grandisse pas avec pareille humiliation.


En effet, quand notre tour adviendra, il ne plairait à personne que la même graine de revanche, qui a animé tes cousins germains allemands suite à l’humiliation de Nuremberg, n’ait germé dans les consciences de 2 milliards de noirs. Te voilà prévenu !


Bonne fête nationale. Ton condisciple africain


Teubissi Noutsa Joël,


ancien élève de l’ENA


- Source : Afrik Inform


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Incompétence : la présidente LREM de la commission des Lois ne sait pas ce qu’est un décret

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Auteur : Léo Kersauzie | Editeur : Walt | Samedi, 15 Juill. 2017 - 11h02
 
 


Voici encore un bel exemple de l’incompétence d’un grand nombre d’élus macronistes. Yaël Braun-Pivet, député de la 5ème circonscription des Yvelines et surtout  nouvelle présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, avoue à son administration ne rien savoir du fonctionnement législatif.


“Je ne suis pas constitutionnaliste. Pouvez-vous me dire comment il faut présenter le texte sur l’état d’urgence ? Et, surtout, quand vote-t-on les décrets ?”, a naïvement demandé Yaël Braun-Pivet à des fonctionnaires de la commission un peu embarrassés et surtout ébahis de devoir expliquer à cette avocate de formation que les décrets ne sont pas votés mais pris par le gouvernement.


- Source : MEDIAS-PRESSE.INFO


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Ils ont le contrôle sur le pétrole, l'eau potable dans le monde et maintenant l'alimentation, il ne sont même pas une
 
centaine qui font chier toute l'humanité $$$ le club des tarés. Wake up world.
 

L’Office Européen des Brevets ouvre la voie à la privatisation de la nature et de notre alimentation

Auteur : Antoine | Editeur : Walt | Lundi, 03 Juill. 2017 - 04h25
 
 
 

L’Office Européen des Brevets (OEB) a adopté un texte qui, en apparence, interdit tout brevet sur des semences naturelles mais qui, en réalité, ouvre la voie à la privatisation de la nature et de notre alimentation. Cette validation par une organisation européenne de pratiques frisant la bio-piraterie est inacceptable.
 
Tout a débuté en 2014, lorsque l’OEB a délivré des brevets sur une tomate « ridée » et sur un brocoli non génétiquement modifiés. Les plantes OGM sont normalement les seules à pouvoir être brevetées dans l’UE, comme le dit clairement la Directive 98/44 : les plantes et les animaux obtenus par croisement classique ou simplement présents dans la nature ne sont pas brevetables.
 

Mais certaines entreprises semencières ont interprété cette directive, avec l’appui de l’OEB, de façon extrêmement « originale » en demandant des brevets sur des caractéristiques précises de certaines plantes. Cela signifie que ces entreprises ont pu breveter des plantes absolument « naturelles » simplement en décrivant une de leurs caractéristiques, ce qui leur donnait des droits sur toutes les plantes présentant le même trait. Une façon aisée pour les multinationales, et notamment le secteur agro-chimique qui détient déjà entre 60 et 90% du marché des semences[1], de s’arroger des droits sur des plantes créées via des processus naturels ou sélectionnés par les agriculteurs depuis des siècles.

Tout cela a bien sûr été largement dénoncé par les organisations agricoles, les ONG et de nombreux législateurs. Le Parlement européen a publié deux résolutions sur ce sujet, qui appelaient à l’arrêt de tout brevet sur les processus naturels. Une position partagée par la Commission européenne dans son interprétation légale publiée en novembre 2016. En effet, la décision de l’OEB exploitait manifestement une lacune de la Directive tout en ignorant l’intention pourtant très claire des législateurs lors du vote de ce texte dans les années 90.
 
L’OEB n’est pas lié par l’avis du Parlement et de la Commission : cette organisation n’est pas soumise à l’autorité des institutions européennes. Après six mois de débats internes, le texte voté aujourd’hui est non seulement loin de ce qui était attendu, mais aussi une démonstration de l’intention de l’OEB de détourner les règles européennes sur le sujet. En effet, bien que les nouvelles règles de l’OEB interdisent les brevets sur les « processus essentiellement biologiques », elles autorisent de nouveaux types de brevets. L’un concerne par exemple des « conditions génétiques spécifiques » sans que la méthode d’obtention de ces conditions ne soit mentionnée. Ainsi, toutes les plantes présentant ces “conditions”, qu’elles aient été obtenues par modification génétique ou non, pourraient être couvertes par un tel brevet.
 
Pour nous, il semble que l’intention de l’OEB derrière ces nouvelles règles est de donner l’impression que les demandes de la Commission européenne ont été suivies tout en ouvrant la porte à la privatisation du vivant. Mais pourquoi cette organisation, en partie gérée par les États membres, fait-elle un tel cadeau à l’industrie contre l’avis réitéré de la Commission et des législateurs européens ? L’explication est assez évidente : l’OEB n’est pas une agence européenne et n’est pas soumis aux règlementations de l’UE. De plus, son budget est en grande partie abondé par la délivrance de brevets : plus l’OEB en accorde, plus ses revenus sont importants. Ce qui est moins clair pour nous est le rôle des États membres - qui siègent tous au conseil d’administration de l’OEB - dans cette décision. Pourquoi ont-ils validé une décision qui va à l’encontre de ce qu’ils ont approuvé en adoptant la Directive 98/44 ?
 
Les Verts/ALE refusent d’accepter tout détournement de la réglementation européenne, qui avait pour but clair d’interdire tout brevetage de plante ou d’animal non modifié génétiquement. Donner des droits à des entreprises privées sur des plantes ou des animaux prélevés dans la nature ou dans les champs n’est pas seulement injuste, mais très dangereux. Il s’agit en effet de la source de notre alimentation, qui ne devrait pas tomber dans les mains d’entreprises dont leur seul objectif est la maximisation des profits.
 
Nous appelons les États membres à revenir sur cette décision. Nous continuerons à nous battre contre le brevetage du vivant et pour remettre le sort des semences dans les mains des agriculteurs, seuls capables de créer des semences localement adaptées et résilientes.
 

[1] Voir cette étude par Yvan Mammana


- Source : Europe Ecologie