Association des gens de Herouxville
 La voix du peuple!

Je persiste et signe !
Éric Bédard - Historien et professeur à la TELUQ  12 octobre 2011 

 

Selon le professeur Donald Fyson, dont le commentaire fut publié en cette tribune la semaine dernière, notre étude «L'histoire nationale négligée», commandée par la Fondation Lionel-Groulx, rendue publique le 3 octobre dernier, ne serait pas «un reflet objectif de l'état de l'histoire nationale dans nos universités québécoises». Ne s'appuyant que sur son propre cas, mon collègue s'empresse de qualifier la vision qui traverse cette étude de «polémiste».

Or, je persiste et signe! Nous ne prétendons pas que l'histoire nationale du Québec est disparue, mais qu'elle est bel et bien «négligée» par les professeurs, malgré l'intérêt persistant des étudiants. Je sais bien que mon estimé collègue a produit des articles sur des aspects politiques de la Conquête, mais je continue de croire que, dans l'ensemble, «les historiens universitaires intéressés par la question politico-nationale au point d'y consacrer des monographies ou des articles sont davantage l'exception que la règle». 

Les lecteurs du Devoir qui en doutent pourront consulter, à la page 23, la liste des chaires du Canada octroyées à des historiens du Québec. Ils pourront aussi consulter les pages 25 et 26 de notre étude qui dresse la liste des thèmes de recherche sur lesquels travaillent actuellement les professeurs d'histoire d'un grand département montréalais. Ils trouveront là des données bien «objectives»!

Mais si l'histoire nationale du Québec se porte bien, peut-il m'expliquer pourquoi il faut lire David Hackett Fischer ou Jonathan R. Dull, deux professeurs américains, pour obtenir les synthèses académiques les plus à jour sur Champlain ou la guerre de Sept Ans? Peut-il m'expliquer pourquoi il faut aller à McGill ou à Bishop pour trouver des spécialistes reconnus des rébellions de 1837-1838?

Si l'histoire nationale du Québec se porte si bien, peut-il m'expliquer aussi pourquoi on ne trouve, dans nos départements d'histoire francophones, aucun spécialiste de l'histoire constitutionnelle qui aurait publié des ouvrages significatifs sur la Confédération de 1867 ou le rapatriement constitutionnel de 1982? Pourquoi, non plus, ne trouvons-nous aucun spécialiste reconnu de l'histoire militaire ou diplomatique du Québec ou du Canada dans nos départements?

Peut-il enfin m'expliquer pourquoi, même si je sais le genre regardé de haut par mes collègues, les dernières grandes biographies de Louis-Joseph Papineau, d'Honoré Mercier ou d'Henri Bourassa ont été écrites par Robert Rumilly? Pourquoi les Jean Lesage, René Lévesque ou Pierre Elliott Trudeau n'ont-ils intéressé sérieusement aucun historien québécois?

Pour expliquer cette négligence de l'histoire nationale, nous avons proposé un cadre d'analyse que rejette mon collègue. Fort bien! Mais les données de base restent les mêmes. Il est vrai que l'histoire nationale pour laquelle nous plaidons est probablement plus traditionnelle que l'histoire culturelle dernier cri à laquelle, faut-il le préciser, mes collègues ont parfaitement le droit de se consacrer. Cela dit, cette histoire politico-nationale devrait aussi avoir sa place à l'université.

Comme nous ne voyons pas le jour où cette histoire aura une vraie place dans nos départements et que nous sommes attachés au principe d'autonomie universitaire, nous avons de bonne foi proposé de contourner le problème en créant une 5e section à l'Institut national de recherche scientifique qui serait spécifiquement consacrée à l'histoire politique du phénomène national au Québec.

Cette proposition, nous nous en réjouissons, a été reprise la semaine dernière par le Parti québécois et Québec solidaire. S'il y a d'autres moyens constructifs de remédier à cette négligence de notre histoire nationale, nous restons bien sûr ouverts.

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Plan Nord : l'ours est encore vivant !

Ghislain Picard - Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Wendake, le 11 octobre 2011  12 octobre 2011

Il est tout à fait scandaleux et totalement insultant de voir les premiers ministres Fillon et Charest se déguiser en nouveaux «découvreurs» de ces prétendus territoires vierges du nord du 49e parallèle du Québec, faisant la promotion de cette nouvelle fièvre klondikienne du XXIe siècle. XXIe siècle ou XVIIe siècle? Les Indiens? Quels Indiens? On croit rêver!

Nous, comme Premières Nations de ces territoires qu'on présente au monde comme étant des territoires vierges et offrant au premier venu des ressources à perte de vue, devons encore une fois rappeler au gouvernement du Québec qu'il a des obligations envers nos peuples qui n'ont rien à voir avec les devoirs du gouvernement provincial envers ses municipalités.


Combien de fois faudra-t-il le rappeler, en vertu de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones que le Canada a endossée et qui s'applique au Québec indépendamment du cadre constitutionnel: le Québec doit consulter et accommoder nos peuples sur des bases qui ne sont pas celles applicables aux municipalités. Les municipalités sont des créatures du gouvernement du Québec, pas les Premières Nations. Et cela, Jean Charest le sait très bien. Autrement dit, on ne consulte pas les Innus d'Ékuanishit selon les mêmes règles que l'on utiliserait pour consulter Havre-Saint-Pierre. Pourquoi? Tout simplement parce que celle-ci ne peut pas prétendre aux mêmes droits que les Innus. C'est de cette réalité que le premier ministre ne parle pas lorsqu'il parle du Plan Nord au Québec, et encore moins en Europe.


Il y a des questions fondamentales qui doivent être posées au gouvernement du Québec et il revient au premier ministre d'y répondre. Ses pirouettes politiques autour des nombreuses controverses entourant le milieu de la construction jointes à l'inaptitude de son gouvernement à prendre la seule décision évidente à prendre, soit celle de tenir une commission d'enquête publique, soulèvent des doutes sérieux quant à sa sincérité sur les questions qui touchent nos communautés dans le contexte du Plan Nord.


«Les Indiens» sont-ils vraiment tous d'accord pour laisser leurs ressources au premier venu? À sa place, je vérifierais avant de vendre la peau d'un ours qui est toujours bien vivant.


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Ghislain Picard - Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Wendake, le 11 octobre 2011
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Shawinigan, le 11 octobre 2011
 
 
Mère Noël,
 
Les boulets rouges de monsieur Pinard sont mal dirigés, ils devraient être plutôt tirés en direction du parti rouge libéral qui présentement distribue à qui mieux mieux des enveloppes d'argent par la ministre régional au nom de tous les ministres et du gouvernement pour acheter les électeurs avec l'argent des contribuables.
 
Comment une ex-ministre des Transports n'a t'elle pas vu et dénoncé le scandale de la collusion et de la corruption tel que le démontre le rapport Duchesneau ?
 
 
Carmen Melançon
 
Shawinigan, Québec

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 Qu'ils aillent au diable!

Yves Michaud - Commandeur de la Légion d'honneur Ancien délégué général du Québec en France (1979-1984), le 7 octobre 2011  8 octobre 2011  
 
J'ai refusé de recevoir l'Ordre national du Québec parce que cette haute distinction m'eût été remise par Jean Charest. Ce dernier a parrainé, avec Lucien Bouchard, la motion dégradante du 14 décembre 2000 me concernant, au mépris des droits les plus fondamentaux de la personne. Ni l'un ni l'autre n'ont exprimé le moindre regret d'avoir orchestré cette machination qui a entaché la réputation de l'Assemblée nationale du Québec. L'un plastronne dans l'exploitation de la richesse de notre sous-sol et l'autre dans le recyclage d'événements qui ont marqué la présence du Québec à Paris, il y a plus de 30 ans...

Les autres complices de la motion félonne, notamment l'ineffable François Legault et une importante cohorte de libéraux impavides, dont le premier ministre actuel, sont restés muets comme des carpes en espérant que le vent de l'oubli efface leur vote avilissant.


Je n'attends plus rien d'hommes et de femmes qui ont bazardé leur honneur et une justice élémentaire au profit de leurs calculs mesquins. Je ne les envie pas. Qu'ils aillent au diable dans tous les sens de cette expression populaire. Avec, en prime, le mot célèbre d'un certain général à la bataille de Waterloo*.


* Ville de Belgique et non des Cantons-de-l'Est...


Yves Michaud - Commandeur de la Légion d'honneur Ancien délégué général du Québec en France (1979-1984), le 7 octobre 2011
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Publié le 30 septembre 2011 à 07h09 | Mis à jour le 30 septembre 2011 à 07h09

«On nous laisse crever la gueule ouverte»


 
 
Edgar Borloz est exaspéré par sa compagnie d'assurance... (Photo: Sylvain Mayer)


Edgar Borloz est exaspéré par sa compagnie d'assurance qui ne lui a toujours pas versé le montant de sa réclamation, essentielle pour mettre en branle le projet de reconstruction de l'auberge le Montagnard.

Photo: Sylvain Mayer

 

Gabriel Delisle
Le Nouvelliste

Il y a déjà quatre mois qu'un violent incendie a complètement détruit l'auberge le Montagnard à Trois-Rives. Et rien n'a encore changé. Les troncs calcinés de l'auberge en bois rond offrent le même spectacle de désolation qu'en mai dernier. Le propriétaire n'arrive pas à obtenir l'indemnisation d'assurance, essentielle pour mettre en branle le projet de reconstruction.

«Rien ne nous a encore été versé. Notre compagnie d'assurance se gratte toujours le nombril en trouvant toutes sortes de subterfuges pour faire durer l'affaire. On vit de simplicité volontaire non volontaire. Je n'ai même pas d'argent pour aller chercher mes médicaments pour le coeur à la pharmacie», avoue-t-il. «Notre compagnie nous laisse crever la gueule ouverte.»

«C'est dégueulasse», n'hésite-t-il pas à lancer afin de qualifier l'attitude de l'assureur.

Pourtant, Edgar Borloz n'a pas fait affaire avec une entreprise obscure. Il fait affaire avec un des plus grands assureurs du pays. Les dédales administratifs ne cessent de lui polluer la vie de même que celle de sa conjointe Thérèse Constantin. Le propriétaire de l'auberge souligne comme exemple que sa compagnie d'assurance lui a demandé une copie du dernier compte d'électricité.

«Je leur ai envoyé une copie qu'Hydro-Québec m'a transmise. Mais, la compagnie veut l'original», dit-il. «Comment voulez-vous que je la donne? Elle a brûlé.»

Les causes de l'incendie toujours inconnues

Les causes de l'incendie demeurent inconnues. Ni la Sûreté du Québec ni les pompiers ne sont parvenus à faire la lumière dans cette histoire. L'assureur a aussi mené sans succès deux enquêtes, dont une avec des maîtres-chiens. «Des enquêteurs sont venus avec des grues et ont sorti des ruines les appareils électriques pour les inspecter. Les chiens ont aussi tenté de trouver des odeurs de combustibles. Tout cela n'a rien donné», affirme Edgar Borloz.

Cela ne rassure en rien le propriétaire de ce qui est aujourd'hui un tas de cendre.

«Je veux savoir si j'étais assis sur un baril de poudre depuis 10 ans», lance-t-il.

Heureusement, le couple n'était pas présent le soir du sinistre. Thérèse Constantin était de retour d'un voyage en Suisse où elle s'est fait opérer. «Nous avons passé la nuit à Montréal. Si nous avions dormi ici nous aurions sûrement été grillés comme des poulets», souligne M. Borloz.

Celui-ci a perdu une jambe il y a quelques années après qu'une voiture l'ait fauché sur la route 155 devant son auberge. Il porte aujourd'hui une prothèse qui ne laisse rien paraître. «Je ne crois pas que j'aurais pu descendre les marches à temps.»

Un projet de reconstruction

«Ça prend de l'argent pour reconstruire», lance Edgar Borloz qui ajoute qu'un projet de reconstruction est en préparation. Il a d'ailleurs rencontré un architecte hier afin d'élaborer des esquisses de la nouvelle construction.

La nouvelle auberge respecterait le style de l'ancienne. L'utilisation du bois rond s'impose. «C'est ce que la clientèle européenne recherche «, avoue-t-il.

Toutefois, elle serait construite sur un seul plancher afin de faciliter les déplacements de son propriétaire.

Des voleurs fouillent les ruines

Signe qu'un malheur n'arrive jamais seul, la chaîne qui bloquait l'accès à l'auberge a été sectionnée dernièrement. Un poteau de bois qui soutenait les fils électriques vers le bâtiment principal a disparu.

Par ailleurs, quelques semaines seulement après le sinistre, les conteneurs situés sur le terrain ont été dévalisés. Le cadenas a été brisé.

«Ils ont volé des fils de cuivre, du métal, de l'équipement et même des caisses de documents dans lequel se trouvaient des papiers d'immigration», souligne M. Borloz exaspéré par ces délits.

Un couple de touristes suisses, Raymond et Monique... (Photo: Sylvain Mayer) - image 2.0


Un couple de touristes suisses, Raymond et Monique Richard, étaient de passage sur les sites de l'auberge jeudi après-midi. M. Richard et M. Borloz ont fait leur service militaire ensemble et ne s'étaient pas vus depuis de nombreuses années. Le couple devait à l'origine séjourner au Montagnard.

Photo: Sylvain Mayer

Une fermeture prolongée est mauvaise pour les affaires

Si le sinistre n'avait pas rasé l'auberge le 18 mai dernier, Edgar Borloz accueillerait ces jours-ci de nombreux clients venus au Québec pour admirer la beauté de l'automne. Près de 70 autobus de touristes s'arrêtait à l'auberge le Montagnard chaque année souvent pour s'asseoir à la table de Thérèse Constantin, le chef de l'établissement et conjointe de M. Borloz.

«Nous avons perdu toute notre clientèle depuis mai. Et nous ne pourrons recevoir les motoneiges cet hiver. Nous avons mis dix ans à nous bâtir une réputation. Nous risquons de perdre pour de bon nos clients», précise M. Borloz qui a eu toute une surprise hier lorsqu'un ancien camarade de l'armée est arrivé.

Deux touristes suisses en voyage au Québec, Raymond et Monique Richard, avaient appris la mauvaise nouvelle avant d'arriver. Ils devaient, à l'origine, séjourner au Montagnard. «Mon frère a passé quelques jours ici il y a quelques années. Il nous a fortement conseillé de venir», explique M. Richard.

Le couple devait venir au Québec l'an dernier. Toutefois, Mme Richard a été victime d'un accident de ski forçant le couple à remettre le voyage. Le sort aura voulu qu'ils ne voient l'auberge qu'en cendre. Les touristes européens étaient nombreux à fréquenter la cabane au Canada de M. Borloz. Près de 95 % de la clientèle de l'auberge provenait des quatre coins du monde.

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FRANCHE HOSTILITÉ ENTRE
CHAREST ET LES ÉLUS MUNICIPAUX

"Pas d'enquête sur la construction"

leur répète Charest



Jean-Yves St-Onge

JOURNAL QUÉBEC PRESSE

QUÉBEC — Le vendredi 30 septembre 2011

Dureté ambiante: "Charest nous méprise. Il est bien le seul au pays avec son parti à refuser une enquête publique sur la construcrion", s'indignent des maires entre-eux, aux assises annuelles de la Fédération québécoises des municipalités.

La demande officielle des élus municipaux et l'entêtement du premier ministre du Québec vient créer une franche hostilité, au point que Charest s'enlise de plus en plus devant le mécontement général de la population qui, à 88% des sondages d'opinion publique réclame une telle enquête.

Loin d'afficher un regard indulgent envers ses alliers municipaux, Jean Charest entre plutôt en bisbille, engage la polémique envers et contre tous et sur toutes les tribunes.

Se montrant d'attaque, il répète que la police fait son devoir, que les enquêteurs "enquêtent"... et que cela suffit.

REVUE DE PRESSE — Le Devoir—

 

Enquête sur la construction —

Charest refuse la demande des élus municipaux

  Robert Dutrisac 30 septembre 2011  Québec
«Je vous donne l'assurance aujourd'hui que tous les efforts seront faits, que toutes les pistes seront explorées», a affirmé Jean Charest lors des assises annuelles de la FQM.
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot
 
 
«Je vous donne l'assurance aujourd'hui que tous les efforts seront faits, que toutes les pistes seront explorées», a affirmé Jean Charest lors des assises annuelles de la FQM.
 
 
QUÉBEC — Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, a exhorté Jean Charest à assumer ses responsabilités de chef d'État en lançant sans plus attendre une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction. Mais il s'est montré fort déçu de la réponse du premier ministre, qui a refusé de s'engager dans cette voie.

«Dans ce contexte où la collusion, l'intimidation et la loi du silence sont érigées en système — un système dans le système, comme le dit M. Duchesneau —, il est de votre devoir, comme chef d'État, de mettre fin à cette dérive de nos valeurs, d'éradiquer cette gangrène qui menace nos institutions et qui finit par dévaloriser nos fonctions d'élus», a livré, hier, Bernard Généreux devant quelque 3000 représentants du monde municipal, dont 2000 élus qui l'ont chaudement applaudi lors des assises annuelles de la FQM.

«Je n'accepterai jamais que les membres de la FQM soient traités de pourris et de mafieux! Comment faut-il vous le dire, Monsieur le Premier Ministre? Ça prend une enquête publique», a-t-il imploré avant que Jean Charest adresse la parole à l'auditoire.

Le premier ministre s'est contenté de s'engager à donner suite au rapport de l'Unité anticollusion (UAC) de Jacques Duchesneau, mais en respectant «trois critères»: protéger la preuve recueillie par les policiers et continuer à l'alimenter, faire en sorte que des accusations puissent être portées et, enfin, protéger les victimes. En aucun temps le premier ministre n'a mentionné la nécessité d'informer la population.

«Je vous donne l'assurance aujourd'hui que tous les efforts seront faits, que toutes les pistes seront explorées», a affirmé Jean Charest dans son discours.

Parmi ces pistes ne figure pas la nomination d'un procureur spécial, comme l'a avancé un chroniqueur de Quebecor; cette avenue n'a jamais été envisagée par le gouvernement, a-t-on confirmé au Devoir. Pour ce qui est d'informer le public, on compte sur l'obligation faite à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) de livrer publiquement, deux fois l'an, un aperçu de la situation.

«Je vous invite à marcher la tête très haute, a lancé Jean Charest aux élus municipaux. Il n'y a pas un métier plus noble, il n'y a pas un métier plus passionnant que celui d'être un élu.» Malgré le contexte actuel, «il ne faut surtout pas tomber dans le piège de peinturer le monde municipal comme si les gens étaient autre chose que des gens passionnés, nobles et honnêtes».

Mais pour Bernard Généreux, la situation dans laquelle se retrouvent les élus municipaux — particulièrement visés d'ailleurs par le rapport Duchesneau — est «intenable».

«Bien sûr qu'on est déçu qu'il [le premier ministre] nous ait dit non, a reconnu le président de la FQM dans un point de presse. Il me semble que la situation est claire, que la question est claire et il faut que la réponse soit claire. Tant que cette réponse ne sera pas claire, on va continuer de vivre le traumatisme politique et le traumatisme social dans lequel on est.»

L'inertie du gouvernement Charest est «dommageable», selon Bernard Généreux. «On n'a plus de temps à gaspiller», juge-t-il. C'est «le supplice de la goutte»: chaque semaine qui passe apporte son lot de révélations sur des irrégularités ou de la malversation. «Quand on est rendu à faire des élections à contrat, je pense qu'on est rendu loin», s'est indigné M. Généreux, qui faisait référence aux révélations de Jacques Duchesneau sur le phénomène des élections clé en main.

«M. Duchesneau a été très clair: lui, il ne continuera pas [dans ses fonctions actuelles] s'il n'y a pas de commission d'enquête. C'est la police qui le dit», a poursuivi le président de la FQM.

Après Jean Charest, ce fut au tour de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, et du chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, de s'adresser aux membres de la FQM.

«Je sais que vous êtes tannés d'entendre parler de corruption, de collusion, de commission», a dit Pauline Marois. «Depuis deux ans, ce sont tous les élus du Québec qui sont dans le collimateur, dans une atmosphère de soupçon généralisé, a déploré la chef péquiste. Tant que nous n'aurons pas nettoyé cette atmosphère en faisant toute la lumière, ça va continuer.»

Gérard Deltell a rappelé que l'ADQ fut la première formation politique à réclamer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction. La tenue de cette commission est «urgente» et ne nuira en rien aux enquêtes policières, a-t-il soutenu.

Carte électorale


Bernard Généreux a déploré le fait que les députés ne soient pas arrivés à s'entendre sur la nouvelle carte électorale. Il a qualifié la disparition prochaine de trois circonscriptions en région de «sacrifice innommable sur l'autel de la partisanerie».

Or, Jean Charest a soutenu qu'il existait une solution, critiquant les partis oppositions de l'avoir reportée au printemps dernier. Présent aux assises de la FQM, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Yvon Vallières, a confirmé, hier, qu'il revenait à la charge avec le projet de loi 19 qui protège les trois circonscriptions menacées et porte à 128 le nombre d'élus à l'Assemblée nationale.

Le Parti québécois est disposé à appuyer cette solution temporaire si le gouvernement s'engage à appliquer une formule permanente. Mais Gérard Deltell, dont la formation avait refusé d'appuyer ce projet de loi, a répété, hier, devant les membres de la FQM, que la position de l'ADQ n'avait pas changé: il n'est pas question d'accepter une hausse du nombre de députés.
 
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Économie néolibérale - De l'État et du marché

Yvan Allaire et Mihaela Firsirotu, respectivement président du conseil de l'IGOPP (Institut sur la gouvernance des institutions privées et publiques) et professeur à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.  28 septembre 2011  
Les auteurs s'expriment à titre personnel.

On comprend facilement pourquoi la fin de la guerre froide a fait du marché libre, mondialisé et omniprésent le seul repaire idéologique des pays de l'Europe de l'Est et de l'ex-URSS.

Les affres du socialisme-communisme, les pénuries chroniques et cruelles de biens essentiels que ce système engendra, l'oppression politique des citoyens par un État policier omniprésent qui en était la marque de commerce, l'interdiction brutale pour le citoyen de quitter le pays pour trouver refuge ailleurs, tout dans ce système conduit à une répulsion pour l'État, une aversion envers tout ce qui émane de l'État. Ce sentiment est fort répandu dans les pays libérés du joug socialiste depuis la chute du mur de Berlin.


Toutefois, l'exemple fourni par l'État gluant et glauque des régimes socialistes a bien servi la promotion d'une idéologie des marchés, connue sous le nom de néolibéralisme.


Mais cette idéologie néolibérale, dont le credo est composé de déréglementation des marchés, de privatisation des services publics, de partenariats publics-privés, de libre-échange planétaire, est aussi porteuse de graves problèmes sociaux et économiques.


Second souffle pour le néolibéralisme


La déréglementation des marchés financiers, apothéose du néolibéralisme triomphant, a conduit directement à la crise financière de 2007-2008, laquelle faillit faire basculer l'économie mondiale dans une profonde dépression économique. Les suites de cette crise sont encore manifestes dans l'économie anémique de la plupart des pays développés ainsi que dans la crise de confiance que vit le système financier et bancaire européen.


La crise financière aurait dû faire en sorte que le néolibéralisme soit jeté aux poubelles de l'histoire. Pourtant, après une brève pause, ironie des ironies, cette idéologie a trouvé son deuxième souffle dans les programmes d'austérité adoptés par bon nombre d'États. Parce que la crise financière, dont le néolibéralisme est le principal architecte, a forcé les États à assumer des déficits accrus et une dette amplifiée pour composer avec la récession économique provoquée par cette crise financière, le néolibéralisme a refait surface, camouflé sous le péril de l'endettement des États.


Le vent froid du néolibéralisme souffle à nouveau sur les États et leur population. L'objectif avoué des néolibéraux est de discréditer l'État, d'en arriver à un État rapetissé, à une prise en charge par le secteur privé de nombreuses activités naguère du ressort exclusif de l'État. Pour un néolibéral pur et dur, il ne suffit pas qu'il y ait un marché: il faut qu'il n'y ait rien d'autre que le marché.


Conséquences du néolibéralisme


Dans cet État squelettique dont rêvent les néolibéraux, dans cet État où le secteur privé assume plusieurs fonctions de l'État, dans cet État ouvert au capital étranger et aux importations de tout bien et service, qu'advient-il en pratique? Les marchés «libres» ne le restent pas longtemps puisque, sans surveillance efficace, la collusion, la monopolisation, la manipulation des marchés domestiques (construction, voirie, etc.) deviennent monnaie courante et infligent d'importants coûts aux citoyens.


Sans les effectifs nécessaires, en nombre et en qualité, pour surveiller les agissements du secteur privé auquel l'État a sous-traité ses responsabilités, les services publics «privatisés» deviennent des lieux de maximisation des profits à court terme, de cupidité sans contrepoids.


Toute déréglementation ou tout affaiblissement de la surveillance dans le secteur financier deviennent une incitation à l'«innovation de produits financiers», une occasion pour les spéculateurs-traders-magouilleurs; la frénésie de l'appât du gain au sein de cette gent ne connaît pas de bornes, ne comporte aucun cran d'arrêt... jusqu'à ce que le système s'effondre.


Instances de régulation affectées


L'affaiblissement des syndicats et la libéralisation des lois du travail, dans le secteur privé et plus récemment dans le secteur public, mènent à une stagnation des salaires et des gages, à une plus grande insécurité d'emploi et à une montée en flèche de l'inégalité des revenus.


Une dilapidation du capital social de confiance, de loyauté et de réciprocité sous l'influence d'une cupidité insidieuse infectant toutes les activités économiques. Le plus grave, c'est que, une fois que les valeurs d'intégrité et de responsabilité sont détruites ou abandonnées, l'appât du gain et la corruption en viennent à infecter les instances mêmes de régulation, les gardiens et les gendarmes des marchés.


Dans le cours normal de la vie démocratique, un parti politique et un gouvernement faisant la promotion et proposant la mise en place de politiques néolibérales seraient rejetés par la majorité des citoyens en raison justement des effets nocifs de ces politiques pour la grande majorité de la population.


Les peuples accepteront-ils longtemps de servir de chair à canon du monde bancaire, de cobayes pour leurs «innovations financières», de gogos dans les jeux truqués de la finance mondialisée? Certains croient que non, que la grogne sociale s'intensifie, que les gouvernements sont en perte de leur légitimité, signes avant-coureurs de graves troubles sociaux.


Des citoyens encore ouverts

Pourquoi alors les citoyens sont-ils encore réceptifs aux prescriptions néolibérales? Pour trois raisons.


Des rôles multiples


- Le citoyen assume plusieurs rôles: consommateurs de biens et services privés, ce que nous sommes tous; payeurs de taxe, ce que nous sommes presque tous; investisseurs, directement ou indirectement par le truchement de caisses de retraite; travailleurs et de plus en plus retraités; consommateurs de biens et services publics; et occasionnellement électeurs.


Les politiques néolibérales favorisent les consommateurs de biens et services privés par l'ouverture des marchés aux importations provenant de pays en voie de développement; elles cherchent à réduire au minimum l'État et donc favorisent les payeurs de taxe; la libre circulation des capitaux avantage les investisseurs; ces avantages sont payés par le citoyen dans son rôle de travailleur par l'affaiblissement de ses protections et de son pouvoir de négociation; le citoyen dans son rôle de consommateur de biens et services publics paie également la note puisque les néolibéraux proposent de limiter ces services et investissements publics et autant que possible les transformer en biens et services privés dont les utilisateurs devront payer le coût.


Or, les changements démographiques ont une influence sur l'importance de ces différents rôles. Sans souscrire à l'idéologie néolibérale, une population plus âgée maintenant à la retraite sera favorable à des gouvernements et des politiques qui mènent à des biens et services privés à faible prix, à des réductions d'impôts et à un contexte favorable à leurs placements. Le coût de ces politiques en matière de sécurité d'emploi, de salaires stagnants et de sous-investissement dans les services publics pourra leur sembler bien tolérable, pourvu que les programmes de sécurité de la vieillesse et de soins de santé ne soient pas visés.


Les néolibéraux, dans leur enthousiasme idéologique, font toujours l'erreur de sembler vouloir s'attaquer à ces programmes. Tant aux États-Unis qu'ailleurs, le soutien pour les politiques néolibérales chute précipitamment dès que l'on s'aventure sur ce terrain.


Gouvernements ineptes?


- Les néolibéraux partagent une haine de l'État, de ses oeuvres et de ses pompes; tous les gouvernements sont incompétents ou corrompus, ou les deux à la fois. Force est d'admettre que certains gouvernements leur donnent raison. Or, soumis aux attaques néolibérales, souvent affligés d'incompétence et de corruption, résultante des prescriptions néolibérales en faveur d'un État émacié, les gouvernements en viennent à être perçus par la population comme ineptes, incapables de résoudre les problèmes, prodigues et gaspilleurs des fonds publics.


Alors, les prescriptions néolibérales de remettre au secteur privé, si efficace, si intègre, la prestation de services publics, de privatiser des activités de l'État deviennent attrayantes, voire réconfortantes.


Injustice et aide sociale


- Les néolibéraux sont convaincus que les gens qui sont pauvres sont en grande partie responsables de leur sort. Leurs mauvaises habitudes, leur manque de planification, leurs errances de jugement expliquent leur condition misérable. L'État ne devrait pas intervenir. Les programmes d'aide sociale et autres sont injustes en ce qu'ils prélèvent de l'argent durement gagné chez ceux qui sont diligents et prudents pour financer les mauvaises habitudes de gens qui manquent de discipline et de retenue.


Or, les sombres scénarios démographiques menant à un État surendetté, incapable éventuellement de financer ses programmes de sécurité sociale et de santé ont semé dans la population une bonne dose d'anxiété et de crainte de l'avenir. Dans ce contexte, les prescriptions néolibérales d'austérité dans les finances publiques, de coupes dans les programmes de soutien aux défavorisés, de réduction de la taille de l'État deviennent raisonnables, inévitables même.


Ainsi se façonnent les sympathies pour les prescriptions néolibérales chez des gens sans appartenance idéologique. Ne laissons jamais oublier aux néolibéraux et à ceux qui s'entichent de leurs prescriptions que cette idéologie porte une immense culpabilité, une terrible responsabilité pour la crise financière qui faillit engloutir le système financier mondial et dont les effets perdurent encore.


Soyons bien conscients que la réduction de la taille de l'État peut provoquer des effets pervers en limitant sa capacité d'agir comme surveillant des intérêts publics, comme gardien de l'intégrité des marchés privés.



Yvan Allaire et Mihaela Firsirotu, respectivement président du conseil de l'IGOPP (Institut sur la gouvernance des institutions privées et publiques) et professeur à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM. 

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Shawinigan, le 22 septembre 2011

Quand j’ai pris connaissance que les payeurs de taxes de Shawinigan devront défrayer les coûts d’une infrastructure d’eau filtré pour la compagnie Rio-Tinto-Alcan qui est une compagnie multi milliardaire, les deux bras m’ont tombé.

Pourquoi les citoyens doivent toujours payer pour des compagnies qui ramassent d’immenses profits et qu’une fois qu’ils ont assouvi leurs besoins foutent le camp en nous laissant leurs déchets ?

Qu’elles sortent de dirigeants mettons-nous à la tête de nos villes pour avoir une mentalité si rétrograde ?

La Société de Développement de Shawinigan (SDE) qui nous ne rend jamais compte de son bilan financier alors qu’elle profite de nos largesses (subventions ville de Shawinigan) transige des millions par année pour créer des emplois pour lesquels les payeurs de taxes payent.  Les profits vont ailleurs et les salaires sont minimes pour ces emplois.

Je croyais monsieur Angers (ancien syndicaliste) beaucoup plus aviser alors qu’il embarque dans ce système d’exploitation aveuglément.  Exemple,  le financement de la compagnie de peinture Laurentide par des milliers de dollars alors qu’aujourd’hui elle est vendue aux mains des étrangers.  Et que dire de Kongsberg qui appartenait à un groupe de chez-nous qui a été vendu à l’étranger et que nous finançons à coup de millions.

La ville de Shawinigan doit obliger la Société de Développement de Shawinigan (SDE) à rendre des comptes en publiant ses états financiers puisque c’est une société parallèle financé par la ville.

J’ai payé pour les p’tits chinois à mon école, je n’ai pas à les financer pour venir chercher nos richesses.

Carmen Melançon

10863 Beaurivage

Shawinigan, Québec

G9N 6T6

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Shawinigan, le 22 septembre 2011

Au Québec, on paye pour nos jobs et les profits s’en vont à l’extérieur en leur donnant tous nos richesses naturelles à bas prix, autrement dit pour quelques cennes de redevances et nos enfants serviront de main d’œuvre sans jouir des profits.

Pourquoi toujours être les porteurs d’eau au lieu de faire en sorte que nos jeunes entrepreneurs exploitent eux-mêmes nos richesses naturelles dans le plan Nord  comme l’Alberta fait pour son pétrole et que la province de Terre-Neuve s’apprête à le faire ?

Nos organismes d’aide tel qu’Investissement Québec et les autres organismes ainsi que notre gouvernement devraient prioriser nos enfants plutôt que les pays étrangers.

Nous sommes très riches en ressources naturelles mais le gouvernement libéral de Jean Charest gère comme une mentalité de colonisés telle qu’on le voit avec nos jeunes universitaires.

Pourquoi financer des intérêts extérieurs plutôt que d’aider nos jeunes entrepreneurs du Québec.

Robert Deschamps

281 Chemin du lac des piles

G9T 5K5

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Mines - L'erreur minérale à éviter

Ugo Lapointe, Henri Jacob et Christian Simard  21 septembre 2011  
 
Le 15 septembre dernier, le ministre Raymond Bachand nous apprenait que Québec n'a récupéré que 304 millions de dollars de redevances minières pour l'année 2010. Mieux qu'avant? Oui. Suffisant? Certainement pas, notamment en regard d'une production minière évaluée à près de 6,7 milliards en 2010. S'il veut convaincre les Québécois qu'ils tirent désormais «leur juste part» des ressources minières, M. Bachand doit cesser l'omerta et rendre publiques toutes ses données liées aux mines.

Quels étaient les profits des minières au Québec en 2010 (avant taxes, impôts et autres allocations)? Quels sont les taux de rendement et les profits prévus pour les projets actuellement en développement?

En contrepartie, quelles sont les subventions et les généreuses aides fiscales que Québec a données aux minières en 2010? Combien Québec a-t-il payé pour la restauration des sites miniers abandonnés? Quels sont les coûts du Plan Nord, de la construction de routes, des tarifs préférentiels pour l'électricité, etc.?


Des données manquantes


Dans sa vision actuelle, M. Bachand ne prévoit aucune redevance «plancher» afin de nous garantir une compensation pour tout ce qui sort du sous-sol québécois. Il ne prévoit pas, non plus, de fonds souverain pour les générations futures; pas plus qu'un partage des redevances avec les régions touchées pour préparer «l'après-minier».


M. Bachand reste également muet sur la nécessité d'amener le Québec à codévelopper ses propres ressources minières, notamment à l'aide de participations majeures dans des projets stratégiques et payants.


M. Bachand justifie son intention de ne plus rien changer au régime fiscal actuel en citant la récente étude de la firme PricewaterhouseCoopers (PwC), selon laquelle le Québec tirerait désormais 40,9 % des profits totaux des minières. Or, cette étude comporte plusieurs lacunes majeures (non-inclusion des aides fiscales données à l'industrie, etc.), en plus d'être contredite par d'autres études récentes, dont celles de Grant-Thorton et Desjardins. Même si PwC dit vrai, pourquoi se contenter de 40,9 %, pourquoi pas 50 %, voire davantage avec différents modèles de participation du Québec?


Une erreur à ne pas répéter


Bref, M. Bachand nous brandit un chèque de 304 millions et nous demande maintenant de nous en satisfaire, sans nous dévoiler l'ensemble du portrait, ni présenter toutes les options possibles. «L'arbre qui cache la forêt»... Le problème, c'est que «la forêt» est ici non renouvelable et on s'apprête à l'exploiter massivement au cours des prochaines décennies.


Souhaitons que les Québécois ne soient pas dupes et qu'ils exigeront beaucoup plus de la part du ministre Bachand. Après l'erreur boréale dans l'exploitation de nos forêts, il ne faudrait surtout pas causer l'erreur minérale avec nos ressources minières non renouvelables.


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Ugo Lapointe - Québec meilleure mine


Henri Jacob - Action boréale


Christian Simard - Nature Québec


Cofondateurs et porte-parole de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine!
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Système de collusion et de corruption - Néolibéralisme et complaisance

François Beaudry, ingénieur à la retraite  20 septembre 2011
  
Le système de collusion et de corruption qui s’est établi est la conséquence du néolibéralisme sur lequel s’appuie le gouvernement et qui favorise sa non-intervention.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

Le système de collusion et de corruption qui s’est établi est la conséquence du néolibéralisme sur lequel s’appuie le gouvernement et qui favorise sa non-intervention.
À l'automne 2009, dans le cadre de l'émission Enquête de Radio-Canada, je me suis permis de révéler un des aspects les plus troublants du monde de la construction au Québec, soit la collusion et la mainmise de la mafia sur des travaux publics. Ce reportage s'ajoutait au travail déjà amorcé par les médias pour mettre en lumière des pratiques aussi subtiles que malhonnêtes de ce milieu qui s'alimente des millions de dollars destinés aux travaux publics.

Le dévoilement du rapport Duchesneau vient sceller ce qui fut identifié maintes fois comme étant de simples allégations. En ce qui me concerne, le rapport confirme totalement ce que j'ai commencé à connaître en 2003, moment où j'ai remis aux autorités, dans le cadre de mes fonctions au ministère des Transports, des preuves formelles de collusion. Ce qui me bouleverse n'est donc pas le contenu du rapport, mais son impact, soit la perception tout à fait diabolique des citoyens face aux élus et à tout ce gâchis qu'est devenu ce dossier. Nous sommes en présence d'un cancer, mais on parle d'euthanasie.

Obstination politique

J'ai la profonde conviction que nous vivons dans une société où, malgré tout, la démocratie est solidement établie et que nous avons en main tout ce qu'il faut pour corriger le tir. Au cours de ma carrière, j'ai côtoyé des attachés politiques, des hauts fonctionnaires, des sous-ministres, des ministres et tous, presque sans exception (!), s'avéraient des gens intègres, sincères, dédiés à leur travail et motivés par des préoccupations beaucoup plus nobles que ne l'estime le citoyen moyen. Les escrocs sont là, mais en faible nombre, que ce soit chez les ingénieurs, les politiciens ou fonctionnaires. Mais voilà, l'obstination politique à refuser une enquête publique, la position inflexible et indéfendable du premier ministre Jean Charest et l'image des députés libéraux qui suivent le chef en se regardant les souliers les rendent presque coupables par association.


Permettez-moi une simple tentative d'explication de ce fiasco. Depuis quelques années les orientations gouvernementales s'appuient sur un néolibéralisme favorisant la non-intervention de l'État. Combien de fois avons-nous entendu parler des vertus du «privé» pour régler les problèmes de l'État? Beaucoup d'interventions dans ce sens s'avéraient utiles et nécessaires. Tout est dans la façon de faire. Si l'approche devient doctrine, alors les problèmes qui y sont associés sont ignorés ou même camouflés.


Vous pouvez imaginer que le Nirvana des firmes de génie-conseil est de se voir confier la gestion complète de travaux publics sans «bureaucrates» qui regardent par-dessus l'épaule. C'est justement la tendance qui s'est établie. Dans un tel contexte, tout le monde est heureux, en plus la firme et l'entrepreneur arrivent plus facilement à s'entendre puisque c'est un tiers parti qui paie la note. Les élus n'ont que des amis à rencontrer et non pas des entrepreneurs frustrés par des «fonctionnaires» pointilleux.


Malsaine complaisance


Simpliste comme explication, à des fins pédagogiques, mais cela touche à l'essence du problème. Conspiration orchestrée par des élus pour dilapider les fonds publics? Je ne le crois pas. L'appareil gouvernemental est un immense bateau stable, même dans la tempête, et qui met du temps à changer de cap. Les politiciens passent rapidement. Les ingénieurs, entrepreneurs du monde de la construction restent et connaissent tous les rouages du système, pour le meilleur et pour le pire. Les fonctionnaires eux aussi restent et doivent être des gardiens avertis du «trésor» public.


La complaisance avec le milieu politique et certaines orientations idéologiques peuvent s'avérer malsaines si elles sont partisanes et ne laissent pas de place au sens critique de la haute fonction publique, même au droit à l'indignation! Malheureusement, dans certains cas, le cheminement de carrière prime le sens de l'État.


Pourquoi les politiciens et les fonctionnaires ont-ils failli à la tâche? Dans un univers où il y a beaucoup d'argent en jeu, ceux qui en profitent directement travaillent patiemment à peaufiner les façons de tirer profit des lacunes administratives ou carrément de frauder le système. Si ces gens sont des gentlemen qui savent influencer les politiciens et décideurs et qu'ils alimentent subtilement les préjugés à l'égard des soi-disant bureaucrates et fonctionnaires, puisque ces mots sont devenus hautement péjoratifs, alors même le peuple réclame de privatiser l'«imprivatisable».


Y-a-t-il meilleur exemple que le dossier de l'amphithéâtre de Québec pour illustrer cette incohérence? Faute de politiciens plus visionnaires que populistes, nous en paierons encore le prix dans quelques années.


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François Beaudry, ingénieur à la retraite


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L'auteur a travaillé pendant 33 ans au sein du ministère des Transports du Québec, notamment à titre d'ingénieur conseiller auprès du sous-ministre des Transports pendant plusieurs années.
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Shawinigan, le 20 septembre 2011

 

Monsieur Laurent Lessard

Ministre des Affaires municipales, des Régions

et de l’Occupation du territoire

Édifice Jean-Baptiste-De La Salle
Aile Chauveau, Secteur B, 4e étage
10, rue Pierre-Olivier-Chauveau
Québec (Québec)  G1R 4J3

Objet : Dossier Eau Potable Ville de Shawinigan

Monsieur,

Belle victoire pour les citoyens de la ville de Shawinigan concernant la décision du MDDEP de garder nos deux sources d’approvisionnement en eau potable soit le lac des Piles et le lac à la Pêche.

Maintenant, nous nous devons tous, nous concentrer sur les coûts des travaux d’infrastructures que cela  implique.

La ville de Shawinigan, nous informe que les coûts sont évalués à 76 millions pour deux usines de filtration.  Nous savons que la ville de St-Tite qui  fait présentement une usine de filtration avec conduite pour alimenter aussi le village de St-Severin coûtera environ 14 millions.  Comment justifier les coûts de 76 millions pour deux usines de filtration et de désinfection à Shawinigan    ?

De plus, la ville « prévoit une nouvelle conduite d'alimentation en eau filtrée pour l'aluminerie de Rio Tinto Alcan qui, comme l'usine Arbec, sera débranchée du réseau d'aqueduc. » Le Nouvelliste 20 septembre 2011.  Nous savons que la fermeture de l’usine Alcan est prévue entre 2013 et 2015 alors que les travaux d’infrastructures en eau potable  se termineront en 2015. Pourquoi payer pour une conduite d’eau filtrée pour l’Alcan qui va définitivement fermé en 2015 ? Les citoyens n’ont pas à payer pour des usines surtout lorsque celles-ci sont milliardaires.

La ville de Shawinigan devra instaurer une politique vigoureuse de gestion d’eau potable selon monsieur St-Martin du MDDEP.  Pour le lac des Piles, nous devons retirés complètement les bateaux à essence qui sont une très grande source de pollution et qui devrait être règlementé dans cette optique et ne plus permettre de nouveaux projets de développement sur ce lac.

Va-t-on encore une fois faire payer la facture aux citoyens de Shawinigan et du Québec pour traiter l’eau qui sera contaminée par les embarcations de quelques privilégiés ?  Va-t-on privé les citoyens d’eau potable pour alimenter des usines qui n’ont qu’à puiser l’eau du Saint-Maurice ?

Déjà, par les années passées nous avons demandé des enquêtes sur l’administration de la ville de Shawinigan, qui nous prouve aujourd’hui que dans le dossier de l’eau potable il y avait collusion et corruption puisque les études étaient fausses et que nous sommes passés dans les coûts de 120 millions à 76 millions. Si nous ne payons pas pour les coûts de double désinfection et pour brancher les compagnies avec de l’eau filtrée, les coûts réels devraient normalement être entre 45 et 50 millions maximum.  On sauverait encore 25 millions aux québécois.

Espérant une attention spéciale pour ce dossier qui a été soumis a l’Escouade d’enquête marteau de la Sureté du Québec, veuillez agréer, monsieur le ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Carmen Melançon

10863 Beaurivage

Shawinigan, Québec

G9N 6T6


 

c.c.  Monsieur Jean Charest, Premier ministre du Québec

        Monsieur Jean Marc Fournier, ministre de la Justice

        Madame Michelle Courchesne, ministre responsable de l’Administration

        gouvernementale

        Monsieur Raymond Bachand, ministre des Finances

        Madame Julie Boulet, ministre responsable de la Mauricie

        Monsieur Robert Dutil, ministre de la Sécurité publique

        Monsieur Pierre Arcand, ministre du Développement durable, de l’Environnement

        et des Parcs

        Monsieur Alain Paquet, ministre délégué aux Finances

        Monsieur Luc St-Martin, Directeur régionale à l’analyse et à l’expertise

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MILO DAILEY, Reporter du RAPID CITY JOURNALwestern_9191111191_400

«L'Amérique française a formé les cowboys»

"Our North American French history is part of what makes the cowboy"

  

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par Michel CLOUTIER

JOURNAL QUÉBEC PRESSE

BELLE FOURCHE, DAKOTA DU SUD — Le mardi 20 septembre 2011

western_9191111191_400 La naissance des cowboys remonte à l'Amérique française en partie, à l'époque de la Conquête de l'Ouest par les explorateurs, les  traiteurs et les coureurs des bois français et canadiens (ancêtres des Québécois) au milieu du XVIIIe siècle jusque dans l'autre siècle. 

En fait, l'Amérique française du Nord-Ouest invente librement l'esprit et le style de l'Ouest lointain, ses effets naturels et sauvages, ses misères et ses grandeurs à la rude histoire dont l'alliage tient profondément de l'élevage des troupeaux, du cavalier des plaines et le vachier de la ferme des Prairies ainsi que du poste de traite d'un nouveau bourg à l'autre depuis Belle Fourche dans le Dakota du Sud jusqu'à Coeur d'Alène en Idaho.

PHOTO: Milo Dailey, reporter, RAPID CITY JOURNAL. Allez sur: GO TO: