Association des gens de Herouxville
 La voix du peuple!

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Victime de la structure

Guy Geoffrion - Montréal, le 8 novembre 2012  10 novembre 2012  

J’interpelle le nouveau gouvernement pour qu’il prenne ses responsabilités et ramène l’ordre et le bon sens à Montréal, de sorte que la prochaine personne qui aura le courage de s’offrir à la gérer ait un minimum de chances de réussir.


Comment ?


Ce n’est pas compliqué : revenons au principe - modifié - d’une île une ville ; certes, il faut se rendre à l’évidence que les vraies banlieues du West Island n’ont aucune affinité avec Montréal. Laissons-les à leur réalité, tout en continuant de leur faire payer leur juste et nécessaire quote-part des dépenses régionales.


Mais agissons au niveau des banlieues qui ont choisi démocratiquement de s’intégrer à la ville mère et abolissons purement et simplement les 19 arrondissements et leurs structures inutiles, sources de dépenses, inutiles et intolérables, et revenons à la logique du gros bon sens : il n’y aurait plus ainsi les 19 greffiers, 19 directeurs des travaux publics, 19 émetteurs de permis, 19 attachés politiques des 19 « mairelets » d’arrondissement, les innombrables et inutiles « conseillers d’arrondissement », etc.


Nous redeviendrions ainsi une Ville intelligente, avec non plus 105 élus, mais un nombre correspondant à la réalité démographique de Montréal. Ai-je besoin de préciser que Toronto est gérée par quelque 35 élus ? Non, bien sûr, car j’ai honte de ma Ville.


Monsieur le ministre Gaudreault, montrez-nous ce dont vous êtes capable : ce pourrait être payant lors du prochain scrutin.



Guy Geoffrion - Montréal, le 8 novembre 2012


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Sophismes libéraux

Robert Poulin - Saint-Jean-Chrysostome, le 4 novembre 2012  10 novembre 2012  

À combien de reprises entre 2009 et 2011 avons-nous entendu Jean Charest, Nathalie Normandeau, Lyne Beauchamp affirmer qu’une commission d’enquête sur la construction et le financement des partis politiques nuirait aux enquêtes de police ? Nous ne les comptions plus.


Aujourd’hui, avec la tenue de la commission Charbonneau, nous sommes à même de poser cette question à ces ex-gestionnaires des deniers publics. Où se trouvait la nuisance ? Apparemment nulle part. Cette prétendue nuisance n’était qu’un prétexte destiné à duper la population. Nous pouvons maintenant constater que cette commission sera, contrairement aux affirmations des ex-ministres et de l’ex-premier ministre, une précieuse aide aux enquêtes en cours. Mieux même, celle-ci servira à la déconstruction des systèmes de retour d’ascenseur, de surfacturation, de collusion et de corruption installés au sein des administrations publiques.


En refusant durant 30 mois de tenir une commission d’enquête, l’ex-premier ministre et ses subordonnés ont rendu possible la perpétuation des détournements des deniers publics.


Si l’ancien premier ministre n’avouera jamais qu’il a possiblement pris des libertés avec la vérité, il devrait au moins avoir la décence de s’excuser auprès de la population. À défaut de quoi, l’histoire retiendra des années Charest une période trouble où la duplicité, l’absence de droiture et le mépris du bien commun régnaient en maîtres. L’histoire pourrait aussi retenir le salaire de 75 000 $ versé à l’ex-premier ministre pendant près de 10 ans à même les « donations » au Parti libéral par ceux qui étaient peut-être ses vrais patrons.



Robert Poulin - Saint-Jean-Chrysostome, le 4 novembre 2012


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Publié le 01 novembre 2012 à 12h55 | Mis à jour à 12h55

La protectrice du citoyen dénonce la médecine à deux vitesses


 
 
La médecine à deux vitesses prend de l'ampleur au Québec, a dénoncé la... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE


Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
 

(Québec) La médecine à deux vitesses prend de l'ampleur au Québec, a dénoncé la protectrice du citoyen Raymonde Saint-Germain jeudi. Selon elle, «les citoyens qui bénéficient d'une assurance privée ou de revenus suffisants peuvent s'offrir des services plus rapides en clinique privée. Les autres doivent attendre l'accès au régime public, ce qui peut être au détriment de leur état de santé».

Les délais d'attente sont bien souvent très longs. «C'est de plus en plus ce qui se fait. La question qui se pose, c'est: est-ce que c'est ce que l'on souhaite? À mon avis, il faut prendre les moyens pour rendre le régime accessible à tous, ce qui n'exclut pas le privé», a-t-elle indiqué en conférence de presse, à la suite du dépôt de son rapport 2011-12 à l'Assemblée nationale. «Dans la mesure où le privé peut avoir un apport positif sur l'accessibilité des services selon la priorité santé et pour tous, c'est effectivement souhaitable. Mais ce qu'on constate présentement, c'est le double avantage de la carte d'assurance maladie et de la carte de crédit. À mon avis, ce n'est pas acceptable. Alors, il faut se poser des questions sur les fondements du système.»

Cette médecine à deux vitesses remet en question le principe selon lequel les soins sont donnés d'abord à ceux qui en ont le plus besoin en fonction de leur état de santé, «sans égard à leur capacité de payer». Les valeurs d'universalité et d'équité inscrite dans la Loi sur l'assurance maladie sont également bafouées, selon Mme Saint-Germain.

Parmi les services au coeur de la médecine à deux vitesses, il y a la physiothérapie, l'audiologie, l'orthophonie et la coloscopie. «En radiologie, de gens se font dire: vous avez une masse à tel endroit, c'est possiblement cancéreux. À l'hôpital, c'est trois ou quatre mois avant d'avoir la radiologue, mais à la clinique en face, c'est 24 heures, 48 heures, deux semaines. Il y a même des gens qui vont, et on le comprend, prendre les moyens et y aller. C'est ce qui s'installe et qu'on ne doit pas laisser aller sans régir ce qui se passe. C'est ça qui est vraiment important», a dit Mme Saint-Germain.

Dans le système public, des services sont souvent «théoriquement» à la disposition de la population, mais en réalité, les délais «réduisent l'accessibilité». Ce phénomène contribue au développement de la médecine à deux vitesses, selon la protectrice du citoyen.

 

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Vive la transparence après que les actions sont portées S.V.P.

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (Photo: Émilie O'Connor)

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR Le nouvelliste

En réaction à la lettre de Claude Gélinas Vers une hausse de taxes?

Étant donné que vous m'avez cité dans votre lettre publiée samedi dernier dans la section Opinions des lecteurs, je me permets une petite réplique simplement pour répondre à votre «invitation d'intervention» .

Tout d'abord, je ne crois pas qu'il est opportun d'intervenir auprès de monsieur le maire pour lui dicter une façon de faire, alors que justement il a entrepris une réflexion à ce sujet. Il aurait été approprié que je le fasse si le maire était resté muet. Au contraire, il a été proactif et transparent à faire connaître les impacts de ce dossier sur la collectivité.

Par ailleurs, il faudrait rester centré sur le dossier qui nous interpelle ici et non critiquer négativement, sans fondement, et par satisfaction personnelle, tous les projets qui ont eu lieu en 2012 en ville, car je suis convaincu que ces activités ont eu des retombées économiques importantes pour la ville et une onde positive pour les citoyens.

Je veux rassurer les citoyens en leur disant que quelle que soit la décision qui sera prise quant à la façon de transmettre l'information au public, elle le sera de façon concertée par le conseil municipal.

Bernard Cayouette

conseiller municipal district des Boisés Shawinigan


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 Gens du Québec, reconnaissez-vous votre maire?

Philippe Roy - Gatineau, le 26 octobre 2012  31 octobre 2012

Villes et régions

Être une bonne personne ne suffit pas à faire un bon maire. L’honnêteté, exigence de base requise, ainsi que le sens de la justice, une intelligence vive et un soupçon de sagesse pour bien doser le tout sont nécessaires à un engagement en politique. Sans oublier le dynamisme et le sens du leadership pour entraîner et fouetter les troupes. Être passionné ne suffit pas à catapulter une ville vers les plus hauts sommets.

La population d’une ville demande de ses dirigeants d’être des modèles, des êtres bouleversants d’humanité et de générosité. D’être également prophètes, c’est-à-dire de dénoncer haut et fort l’injustice, la malversation et les errances de l’administration, si errance il y a.


Un maire ne peut pas simplement s’asseoir sur l’existant et applaudir lorsque le train passe. Un bon maire (et là, je ne vise pas le maire de Montréal) doit être un visionnaire, un artiste, une personne sensible en avant de son temps.


Le navire, « la terre », fonce tout droit sur l’iceberg : quel est le capitaine qui, sur sa petite mer intérieure, aura le courage de redresser le navire afin que l’eau soit toujours bleue, les arbres toujours verts et l’être humain toujours capable de vivre dans le respect et la diversité des ressources limitées?


Si nous continuons à croire que l’économie est une valeur absolue, nous fonçons dans le mur de glace et nous coulerons dans la joie et la bêtise dite humaine.


Alléluia !


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Quel est le montant de la participation de la ville?


Photo L'Hebdo

Entourant la présidente Pierrette Jacob, on retrouve Flammèche, Denis Servais (Sports Québec) et le maire Michel Angers.

Publié le 12 Août 2012 
Maintenant que la Coupe Mémorial et les Jeux du Québec subventionnés par la Ville sont terminés, une question moins « glamour » mais pertinente interpellent les contribuables: quelles sont les dépenses faites par la Ville dans la réalisation de ces deux événements?


Le plus souvent qu’autrement, il est rare qu’une Ville fasse diligence pour rendre compte des dépenses faites dans ce genre d’événements, préférant plutôt parler d’abondance des retombées économiques aléatoires et difficilement chiffrables en espérant que le temps rendra la question moins pertinente.

Ou encore, la Ville ne manquera pas de faire référence aux effets à long terme de ces grands événements sur le plan touristique en raison d’une plus grande visibilité de la Ville, ce qui n’aurait pas de prix au plan du marketing, de la communication et de la publicité.

Toutes ces raisons bien que pertinentes ne rendent pas moins nécessaires pour le contribuable de connaître le coût réel des dépenses faites par la Ville dans ces grands événements.

Une fois ces donnés financières connues, il est à espérer que les contribuables pourront répéter fièrement le leitmotiv «Surprenant Shawinigan» utilisé dans la publicité de la Ville.

Claude Gélinas

Shawinigan



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Publié le 26 octobre 2012 à 14h18 | Mis à jour le 26 octobre 2012 à 14h18

Pour des retraites justes

MARTIAL FORTIN
L'auteur est actuaire.

La Presse

Depuis cinq ans, les nouvelles obligations à long terme du Canada et le marché boursier canadien ne rapportent presque aucun rendement après ajustement pour l'inflation et les frais de gestion. Ainsi, l'épargne-retraite en prend pour son rhume et l'horizon ne semble pas prêt de s'améliorer quant aux rendements sur les placements.

Or, la très grande majorité des travailleurs et retraités canadiens du secteur privé, eux qui ne disposent pas d'un régime de retraite à prestations déterminées, assument totalement les risques de rendement et de longévité de leur vie dans leurs véhicules d'épargne-retraite. Pour atteindre leur objectif de revenus de retraite, ces travailleurs doivent retarder leur retraite à moins que leur employeur ne tienne à les mettre à la retraite de toute façon.

D'autre part, ceux qui sont déjà retraités ou mis à la retraite contre leur gré n'ont pas d'autre choix que de réduire leur niveau de vie ou de retourner ailleurs sur le marché du travail, ou de faire les deux.

Même les retraités du secteur privé participant à un régime de retraite à prestations déterminées peuvent se retrouver devant de tels choix si leur employeur fait faillite ou doit se restructurer alors que leur régime de retraite est déficitaire, ce qui est le cas actuellement pour la grande majorité de ces régimes à cause des résultats catastrophiques de rendement depuis 2007. Parlez-en aux retraités de Nortel, Abitibi-Bowater et White Birch qui ont vu leur rente de retraite être réduite de près de 30% ou plus.

Pendant ce temps, presque tous les employés et élus des organismes de l'État bénéficient d'un régime de retraite à prestations déterminées où tous les risques sont assumés par les impôts, taxes et tarifs payés par tous les contribuables, à moins que les taux de cotisations salariales des participants actifs ou leurs salaires ne soient totalement ajustés en conséquence, ce qui n'est jamais le cas.

Depuis quelque temps, les villes, les universités et les sociétés d'État comme Hydro-Québec justifient des hausses de taxes foncières, de droits de scolarité, de tarifs d'électricité par les hausses importantes de leurs dépenses dues principalement à la hausse de leur cotisation aux régimes de retraite de leurs employés. Or, les contribuables du secteur privé ont déjà assumé les risques de leur propre capital-retraite et, là, on leur demande aussi de payer pour les risques liés au capital-retraite des travailleurs et retraités du secteur étatique.

Afin que notre société soit juste et équitable pour tous, il faut mettre fin à cette double frappe pour les employés et retraités du secteur privé qui n'a pas d'équivalence pour les élus, employés et retraités du secteur étatique. Surtout que, de l'autre côté, ces derniers bénéficient d'une double garniture (sécurité d'emploi et sécurité de retraite) qui n'a pas d'équivalence pour les contribuables du secteur privé. Il ne peut y avoir deux classes de citoyens résultant d'un système de retraite à deux vitesses, une pour ceux du secteur privé et une autre pour ceux du secteur public.

Comme piste de solution, les gouvernements fédéral et provincial doivent adopter chacun une loi s'appliquant à leurs élus, employés, contractuels et retraités, incluant ceux de leurs agences gouvernementales, leurs sociétés d'État, leurs municipalités et leurs universités.

Pour le service futur:

> obliger les employeurs étatiques à transférer les risques financiers liés à la retraite aux participants en créant des régimes de retraite à prestations cibles basées sur leur salaire de chaque année de carrière;

> obliger les employeurs étatiques à respecter les plafonds applicables aux régimes enregistrés des travailleurs du secteur privé, soit un crédit annuel de rente de 2% du salaire, une cotisation annuelle globale de 18% du salaire et un salaire annuel plafonné actuellement à 132 333$;

> permettre l'augmentation de l'âge normal de retraite et la réduction des prestations additionnelles en cas de retraite anticipée afin de pouvoir respecter ladite limite sur le coût global;

> rendre l'indexation des crédits de rentes conditionnelle à la suffisance des fonds dans la caisse de retraite.

Pour le service passé: obliger qu'au moins 50% des hausses de cotisations requises pour amortir les déficits accumulés soient compensées par une réduction équivalente du salaire des participants ayant déjà accumulé des crédits de rente pour ce service passé, avec possibilité de récupération par lesdits participants en cas de développement de surplus dans le futur.


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Lettre - Jouer sur la crédulité?

Yves St-Laurent - Stoneham, le 24 octobre 2012  25 octobre 2012  
Quelle ne fut pas ma surprise de lire dans les pages du Devoir les propos de Lucien Bouchard affirmant au sujet de la filière du gaz : « On en a vu, des projets qui sont tombés à l’eau parce que ce sont les “bloqueux” qui ont gagné. » Il est vrai que les citoyens ont fait tomber le Suroît ; or le gouvernement a autorisé Bécancour. Hydro-Québec étant en surplus de production, nous en sommes aujourd’hui à près d’un milliard de dollars de pénalité payés à une gazière de l’ouest parce que la centrale est fermée. Quant au projet de terminal méthanier Rabaska, les promoteurs ont tous les permis requis, mais sont incapables, entre autres choses, de trouver un approvisionnement en gaz. […]

Monsieur Bouchard parle aujourd’hui le même langage que les pourfendeurs de ces projets dont le Québec n’a pas besoin. J’entends encore le ministre Claude Béchard, il y a cinq ans, affirmer en point de presse que sans Rabaska, les Québécois allaient manquer de gaz. Ou l’ex-président d’Hydro-Québec, André Caillé, dire que nous devions prendre le virage gaz afin de pouvoir fournir de l’électricité à tous.


Monsieur Bouchard, votre titre d’ancien premier ministre ne vous donne pas le droit d’user de la crédulité du peuple en défendant une industrie d’un autre siècle. Vous perdez votre crédibilité en méprisant des gens qui se battent honorablement, mais, surtout, bénévolement devant des promoteurs qui, eux, vous paient, je présume, grassement, pour que vous agissiez en « digne » porte-parole.

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La réplique › Financement des universités - Des chiffres qui ne valent rien!

Martine Desjardins - Présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)  25 octobre 2012  

À RETENIR

    Le déclencheur - Changer les termes du débat

    «La question du sous-financement des universités est documentée par de nombreuses études et constatée par l’ensemble de la communauté universitaire, y compris par les étudiants. […] Or, le récent conflit étudiant est venu changer les termes du débat. Motivées au départ par le refus d’une hausse des droits de scolarité, les manifestations ont débordé lentement vers la remise en question du sous-financement lui-même. Sous-financées, les universités ? Allons donc ! Mal financées, peut-être, mal administrées, sûrement. Telle est la position, teintée de populisme, qui a dominé le débat public ces derniers mois.»
     — Robert Lacroix, ancien recteur de l’Université de Montréal, Le Devoir, 23 octobre 2012.
Encore une fois, l’ancien recteur de l’Université de Montréal, M. Robert Lacroix, reprend le crachoir pour dénoncer le sous-financement des universités et inciter le gouvernement à appliquer le seul remède auquel il puisse penser, une hausse draconienne des droits de scolarité. Il le fait encore en se basant sur la même étude tendancieuse que la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) avait dénoncée à l’époque dans une note d’information. Comment les recteurs ont-ils triché à l’examen ?

Or, ni M. Lacroix, ni la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) ne sont revenus sur les critiques que nous avons apportées à cette « étude sérieuse », aux nombreux manques en ce qui a trait à la méthodologie et à l’oubli de nombreuses données. Afin de répondre à un impératif idéologique pour gonfler leurs revenus, endetter les étudiants, les recteurs avaient menti à ces derniers ainsi qu’à la population. En gros, si cette étude avait été soumise à une revue scientifique, elle n’aurait pas passé l’étape de la révision par les pairs et ne vaudrait même pas une publication.


Comme l’expliquait dernièrement un ancien vice-président de la FEUQ en ces pages, lors du premier constat de sous-financement, la FEUQ avait appuyé la CREPUQ dans sa revendication. Nous lui avions fait confiance à l’époque. Or, depuis, les scandales de mauvaise gestion universitaire se sont multipliés, l’octroi d’augmentations de salaire et d’avantages financiers aux hauts dirigeants administratifs est devenu monnaie courante et des décisions budgétaires plus que douteuses comme des campagnes publicitaires disproportionnées se prennent an après an. Le train de vie princier que s’accordent certains recteurs rendrait jaloux n’importe quel ministre du gouvernement.


Mais revenons sur les chiffres de la mise à jour de cette fameuse étude. Ils datent de 2007 et non pas de 2010, comme le prétend M. Lacroix, soit quatre ans après celle de 2003. En 4 ans, nous sommes donc passés, selon cette « sérieuse étude », de 300 millions à 620 millions $ de sous-financement, plus du double. Même un système collusionnaire ne pourrait expliquer que nous faisions doubler en quatre ans un sous-financement.


De plus, depuis 2007, les étudiants ont subi une augmentation d’environ 35 % de leur facture étudiante (si l’on tient compte des frais institutionnels obligatoires et des droits de scolarité) et le gouvernement a lui-même réinjecté de l’argent. Des centaines de millions de dollars sont donc de nouveau disponibles pour les universités. Mais, selon M. Lacroix et les recteurs, ce n’est toujours pas suffisant. Dans un contexte de restriction budgétaire, quelle est leur contribution ?


Ne pourrait-on pas couper dans le gras ? Que nenni ! nous répond M. Lacroix. Nous sommes au dernier rang pour le financement universitaire, selon une étude ontarienne qu’il cite. Or, la dette de la seule Université de Toronto englobe l’ensemble de celle des universités québécoises. Si c’est la misère en Ontario, imaginez la situation du Québec. Paradoxalement, les droits de scolarité sont le double de ceux du Québec. On devrait se poser des questions sur le remède tant vanté de l’ex-recteur de l’Université de Montréal.


Examen du vérificateur


Pourtant, il y en a, du gras. En réduisant l’augmentation des dépenses administratives qui ne sont pas en lien avec l’enseignement et la recherche à 3 % par année, la FEUQ avait trouvé, ô grandiose miracle, 190 millions, plus qu’il n’en fallait pour combler le soi-disant manque à gagner venant d’un gel des droits de scolarité. Si la FEUQ peut trouver 190 millions, que pourrait y trouver le vérificateur général du Québec ? Un tel examen nous donnerait à tout le moins un portrait exact de la situation financière des universités québécoises. On remettrait les pendules à l’heure, au lieu de s’appuyer sur des études boiteuses indignes de l’élite intellectuelle du Québec.


Tout comme M. Lacroix, les étudiants ont à coeur la qualité de l’enseignement qui est prodigué par les universités du Québec. Nous voulons que la recherche universitaire québécoise soit mondialement reconnue. Nous voulons, pour reprendre un slogan passé d’une université québécoise, briller parmi les meilleurs. Mais cela ne peut se faire, ne se fera pas en endettant les étudiants et leurs familles, tandis que les recteurs, eux, chantent pendant que leurs universités brûlent… toujours selon leurs « études sérieuses ».

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Surprenant Shawinigan , 

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Publié le 23 octobre 2012 à 10h10 | Mis à jour à 10h10

Le maire de Montréal devrait avoir la «décence» se retirer, croit Duchesneau

Gérald Tremblay... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Gérald Tremblay

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

SIMON BOIVIN
Le Soleil

(Québec) Le député caquiste Jacques Duchesneau croit que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, devrait avoir la «décence» de se retirer le temps que la lumière soit faite sur les allégations de la commission Charbonneau.

 

 

 

 

 

Les témoignages de Lino Zambito, ex-entrepreneur en construction, et de Gilles Surprenant, ex-ingénieur à la Ville de Montréal, devraient amener le maire Tremblay à se «poser les bonnes questions», estime M. Duchesneau, ancien patron de l'Unité anticollusion.

«Il n'y a pas si longtemps, en novembre 2010, on m'accusait de toutes sortes de choses, rappelle M. Duchesneau. J'ai eu la décence de me retirer, d'attendre d'être blanchi et je suis revenu plus fort. Alors c'est peut-être un conseil que je donne» au maire de Montréal.

Il n'y a pas de grandes surprises dans les allégations de la commission Charbonneau pour celui qui a déposé un rapport de 75 pages au précédent gouvernement sur la corruption et la collusion. «Rien de Surprenant», dit-il à la blague.

Selon lui, le témoignage de Gilles Surprenant vient corroborer celui de Lino Zambito, et «je suis sûr que le témoignage de M. Surprenant va être corroboré» également.

La commission s'assure que les propos tenus par les témoins seront confirmés par d'autres. «M. (Gérald) Tremblay n'est accusé de rien pour l'instant, dit M. Duchesneau. On va laisser la commission aller, je suis sûr qu'elle va bien faire son travail.»

M. Zambito a soutenu qu'un pourcentage des contrats octroyés par la Ville de Montréal allait au parti du maire Tremblay. M. Surprenant a affirmé quant à lui que l'argent allait au comité exécutif de la ville.

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École publique, école privée - Quelle liberté de choix au juste?

Marc St-Pierre - Directeur général adjoint retraité à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, l’auteur a été coordonnateur des services éducatifs pour la Fédération des établissements d’enseignement privés, membre du Conseil supérieur de l’Éducation et directeur d’écoles privées et publiques.  22 octobre 2012  
Les élèves qui ont le plus de difficulté ont vraiment besoin de se retrouver dans les meilleures écoles avec, près d’eux, nos meilleurs éducateurs.
Photo : Jacques Nadeau - Archives Le Devoir
Les élèves qui ont le plus de difficulté ont vraiment besoin de se retrouver dans les meilleures écoles avec, près d’eux, nos meilleurs éducateurs.

Selon les données du recensement fédéral de 2006, 36% des familles montréalaises font partie de ceux qu’on nomme « les pauvres ». En même temps, d’autres données, celles-là du ministère de l’Éducation du Québec, fixent à près de 30 % le nombre d’élèves montréalais qui fréquentent un établissement d’enseignement secondaire privé.


Si l’on tient pour acquis qu’un nombre très négligeable de jeunes issus de familles défavorisées ont accès à l’enseignement privé, on réalise que plus de 50 % des « non-pauvres » ont déserté l’école publique montréalaise. Et on peut facilement poser l’hypothèse que ce phénomène de fuite augmente en fonction du statut socio-économique des parents. Je retiens de mes années à la Fédération des établissements d’enseignement privés que, dans certaines municipalités très favorisées de la Rive-Sud de Montréal, plus de 75 % des élèves étaient inscrits au privé.

 

L’exclusion sociale érigée en système


Je pense que, de cet angle, derrière ce qui se joue entre le privé et le public, il n’y a pas qu’une banale question de mécanique de sélection des élèves et de financement, mais autre chose de beaucoup plus fondamental. Il est question de l’érection en système de l’exclusion sociale et de la détermination sociale des résultats scolaires des élèves. C’est l’hypothèque d’un déficit éducatif structurel qu’on fait notamment porter à l’école publique, mais surtout à des dizaines de milliers d’enfants de milieux défavorisés.


On aura beau nous marteler à coups d’éditoriaux qu’il faut d’abord et avant tout préserver le sacro-saint principe de la liberté de choix des parents, l’une des vaches les plus sacrées de l’éducation au Québec, il faudra quand même se demander pour qui existe cette liberté, et quelles en sont les conséquences.

 

Liberté de choix : pour qui ?


Cette liberté n’est pas celle de ceux qui n’en ont pas les moyens. Pas toujours celle non plus des enfants qui réussissent « par la peau des dents ». Pas celle de la très grande majorité des élèves en difficulté d’apprentissage. Pas celle des enfants turbulents, violents, fatigants, intimidants, révoltés ou intoxiqués. Pas celle non plus des enfants des coins de pays où il n’y a pas d’établissements privés. Alors, de qui finance-t-on le choix sans trop poser de questions ?


Un véritable libre choix serait d’ouvrir toutes les écoles à tous les enfants. C’est pourquoi je dis qu’il faut revoir les subventions à l’école privée en se basant sur le principe d’inclusion et de responsabilité sociales. L’école privée, dans le contexte actuel, ce n’est pas un choix, cela ressemble à un privilège. Et on le fait bien sentir aux élèves qu’on expulse en cours d’année ou qu’on ne réinscrit pas l’année suivante parce qu’ils n’ont pas compris qu’un privilège, ça se retire. Où vont ces élèves-là ? Au bon vieux public inclusif.


Pour une école privée inclusive et socialement responsable


Au public, trop d’élèves abandonnent l’école. Au privé, c’est souvent l’école qui fait le choix d’abandonner certains de ses élèves parmi ceux qu’elle avait pourtant sélectionnés, pour des motifs liés à la sous-performance scolaire ou, souvent, aux comportements, aux conduites qu’on juge inappropriés. Ces élèves reviennent au public.


Qu’on subventionne donc les écoles privées à la hauteur de l’accueil qu’on y réserve à tous les élèves. À toutes les catégories d’élèves d’un territoire donné et sans égard aux difficultés ou à la capacité de payer des parents. Qu’on évalue ensuite leur performance non pas en fonction du taux de réussite des élèves de 5e secondaire qui auraient survécu au processus continu de sélection et d’exclusion, mais en fonction de la capacité à mener à la fin de la 5e secondaire tous les élèves d’une cohorte qu’on aura admise en 1re secondaire. Là, et là seulement, on se reparlera de la liberté de choix telle qu’on semble la définir, de ses effets et sa pertinence.


Ascenseur social ou escalier de service ?


Je cite une étude disponible depuis quelques années sur le site du ministère de l’Éducation du Québec : « Contrairement à l’idée reçue selon laquelle ce seraient les bonnes performances d’un établissement scolaire qui détermineraient le choix des parents, une revue des travaux sur la question montre que ceux-ci comptent surtout sur leurs réseaux sociaux. Bien que les parents déclarent formellement fonder leur choix sur la bonne performance de l’établissement, leur attitude indiquerait, selon l’ensemble de ces travaux, que leur décision s’appuie d’abord sur des critères de différenciation sociale et ethnique. »


C’est une citation qui heurte, mais comment ne pas penser à l’école privée, aux programmes particuliers sélectifs, aux écoles internationales publiques et à toutes ces offres où beaucoup de gens s’inscrivent uniquement pour pouvoir dire qu’ils ont été acceptés là où tout le monde n’est pas accepté. Comment ne pas penser à cette phobie qu’on a de l’école des pauvres, des cancres, ou des « grosses polyvalentes ».


Pour beaucoup trop d’élèves des écoles publiques, la première injustice, c’est la naissance. Réparer cette injustice-là n’est jamais simple, ni facile. Pour bien des éducateurs, c’est le travail d’une vie. Un travail rarement récompensé par une mention dans un palmarès. Est-ce trop demander que d’ouvrir les portes de toutes nos écoles à tous les enfants et de demander à nos collègues du privé de pousser solidairement à la roue pour construire une société un peu plus juste ?

 

Le libre-choix a un prix : l’iniquité sociale


Alors voilà, il y a l’ascenseur social pour les uns et l’escalier de service pour les autres. Et il y a des milliers de personnes, des dizaines de milliers de personnes qui sont prêtes à défendre ça. Une question de libre choix, dira-t-on. Pourtant, plusieurs études européennes ont fait ressortir que la liberté de choix, en jetant les bases d’un marché de l’éducation, contribue au phénomène de détermination sociale des résultats scolaires des élèves, c’est-à-dire à creuser les écarts entre les résultats scolaires des enfants de milieux favorisés et défavorisés.


Et curieusement, un des pays européens où les conditions d’exercice de ce choix sont le moins présentes est aussi le pays où les écarts de résultats sont les plus minces entre élèves favorisés et défavorisés. Il s’agit bien sûr de la Finlande, dont on a tant vanté les politiques scolaires.

 

Une école québécoise inclusive


Je n’ai pas à convaincre les politiciens qu’il est important de combattre l’inégalité par des politiques appelant à l’égalité. C’est d’ailleurs le sens même du politique : nous doter d’une organisation sociale qui permette à tous les êtres humains de se développer avec un maximum d’égalité des droits et des chances et de participer à la vie collective. Alors, on choisit quoi ? Une école pour Junior ou un projet de société ? Au nom d’une certaine liberté de choix et d’une compréhension bien élastique de la notion de bien commun, est-ce qu’on continue d’ériger l’exclusion en système, ou est-ce qu’on ouvre toutes les écoles à tous les enfants ?


Si ces écoles privées, qu’on finance à hauteur de 60 %, sont vraiment si performantes et leurs éducateurs si dévoués, pourquoi ne pas leur confier ces élèves qui en auraient le plus cruellement besoin ? Sans ironie aucune, n’y a-t-il pas une certaine logique dans cette idée de confier aux meilleurs éducateurs et aux meilleures institutions les enfants qui en ont le plus besoin, les enfants dont les difficultés sont les plus importantes ?


Finalement, pour bien éliminer toute ambiguïté, je ne suis pas membre d’une secte d’adorateurs perpétuels de l’école publique, non plus que d’un groupuscule de pourfendeurs d’écoles privées. Mais j’ai un parti pris sans réserve pour les élèves, tous les élèves, les beaux comme les poqués. Ceux dont on parle trop et ceux dont on ne parle pas assez. Ceux qu’on affiche sans gêne et ceux qui tombent dans les craques du plancher.


Et par-dessus tout, je crois que les élèves qui ont le plus de difficulté ont vraiment besoin de se retrouver dans les meilleures écoles avec, près d’eux, nos meilleurs éducateurs. Je rêve que cette école soit à distance de marche de chez eux.

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Marc St-Pierre - Directeur général adjoint retraité à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, l’auteur a été coordonnateur des services éducatifs pour la Fédération des établissements d’enseignement privés, membre du Conseil supérieur de l’Éducation et directeur d’écoles privées et publiques.

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Beaucoup de changement de la part de nos BS Industriels.Il n'est pas le seul à faire des changements!!!

 

Accurso quitte le monde des affaires pour sauver ses entreprises

Guillaume Bourgault-Côté   17 octobre 2012  Québec
Tony Accurso a été arrêté à deux reprises en 2012, d’abord en avril, par l’Unité permanente anticorruption (notre photo), puis en août, par la Gendarmerie royale du Canada.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
 
Tony Accurso a été arrêté à deux reprises en 2012, d’abord en avril, par l’Unité permanente anticorruption (notre photo), puis en août, par la Gendarmerie royale du Canada.
Il n’avait « pas le choix », dit-il ; pour sauver ses entreprises, Tony Accurso a décidé mardi de se retirer du monde des affaires. Ciblé par plusieurs enquêtes, le controversé homme d’affaires passe donc la main. Mais on ne sait pas encore à qui… ni quel impact cela aura.

M. Accurso a annoncé sa décision dans une lettre transmise aux quelque 3500 employés de son petit empire tentaculaire. « Après une réflexion ardue, débutée il y a plus d’un an déjà, j’ai pris la décision de me retirer complètement du monde des affaires, et ce, tant pour des raisons personnelles que pour ce que je crois être de l’intérêt du Groupe des entreprises », écrit-il.


L’entrepreneur en construction dit qu’après « plus de 30 ans à la tête de ces entreprises, [il croit] qu’il est préférable de laisser la place à des gens plus jeunes et plus énergiques pour qu’elles se redéfinissent et surmontent les défis à venir ».


Et parmi ces défis, il y aura celui de traverser la tempête provoquée par les fréquentations syndicalo-politiques et les agissements fiscaux de M. Accurso. Le principal intéressé aborde la question dans sa missive en se disant « désolé de la tourmente dans laquelle le Groupe [son réseau d’entreprises] s’est retrouvé dans les dernières années, des inquiétudes et répercussions causées à chacun d’entre [eux] ».


Dans une entrevue accordée à La Presse - M. Accurso a refusé les demandes du Devoir mardi -, il lie clairement son départ au contexte actuel. « Compte tenu de ce qui se passe, les entreprises ne peuvent plus continuer à grandir avec moi comme responsable, a-t-il dit. Je dois absolument quitter, je n’ai pas le choix. » Sa lettre parle d’une décision devant permettre aux entreprises « de continuer à participer activement à la construction du Québec d’aujourd’hui et de demain ».


Logique, dit Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l’UQAM. « L’image sulfureuse de M. Accurso a certainement un impact sur ses affaires, dit-il. En quittant [ses fonctions], il veut protéger la valeur de ses entreprises. Le calcul, c’est que, s’il reste, cette valeur diminue. » En août, la Ville de Montréal avait par exemple suspendu de manière préventive 14 contrats accordés à Louisbourg SBC, la société en commandite au coeur du réseau Accurso.


Empêtré dans divers scandales depuis trois ans (contrat des compteurs d’eau, invitations ciblées sur son yacht, etc.), M. Accurso a été arrêté à deux reprises en 2012. L’Unité permanente anticorruption a frappé en avril (contrats truqués), suivie de la Gendarmerie royale du Canada en août (fraude fiscale). Les deux principales entreprises du groupe Accurso, Simard-Beaudry Construction inc. et Constructions Louisbourg ltée, ont perdu en décembre 2011 le droit de soumissionner pour des contrats publics pour les quatre prochaines années.

Toile d’araignée


Difficile d’établir clairement la valeur du groupe Accurso : on dit qu’il réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,2 milliard - à 80 % dans le secteur public. C’est l’un des plus importants joueurs de l’industrie de la construction au Québec.


Une douzaine d’entreprises gravitent autour de Louisbourg SBC. En font notamment partie Montage d’acier international, Construction Marton, Louisbourg Pipelines, Banister, Colacem Canada, Gastier international ou Ciments Lavallée. M. Accurso est présent un peu partout. Sa participation dans ces entreprises est variable : il dirige, il préside, il contrôle directement ou par des compagnies à numéro. Louisbourg et Simard-Beaudry sont actuellement dirigées par la fille de M. Accurso, Lisa.


« C’est une toile d’araignée très complexe, fait remarquer Jean Sexton, professeur retraité et spécialiste de l’industrie de la construction. C’est un système qui intègre des compagnies à numéro, on ne sait pas trop qui fait quoi. » M. Sexton dit qu’il est ainsi « difficile de mesurer l’impact du départ de M. Accurso. Tout dépendra de qui le remplace ».


Tony Accurso a précisé mardi qu’il n’envisage pas la cession directe de ses actifs à ses trois enfants. Sa fille Lisa s’est montrée déçue de cette décision. Pour le reste, l’homme d’affaires a mandaté une firme d’experts pour étudier toutes les possibilités de transaction : vente, fusion, cession aux dirigeants en place, tout serait sur la table. « Mon retrait provoquera bien évidemment des changements en ce qui concerne la structure des entreprises », précise M. Accurso dans sa lettre.


En décembre 2011, le géant de l’ingénierie et de la construction SNC-Lavalin s’était montré intéressé à acquérir Simard-Beaudry.

Québec attend


À Québec, la ministre du Travail n’a pas voulu commenter l’impact de la démission de Tony Accurso. Le gouvernement Marois veut déposer avant Noël une version améliorée de la loi 35, jugée pleine de trous. Celle-ci prévoit que les entrepreneurs condamnés pour fraude fiscale ne peuvent obtenir de contrats publics pendant quelques années. Sauf qu’ils peuvent contourner l’interdiction en utilisant les permis de construction de leurs compagnies apparentées ou ceux de nouvelles compagnies.


Ces failles ont notamment été mises en lumière par l’hégémonie des entreprises de Tony Accurso dans le domaine municipal. En juin, le maire de Montréal avait fait remarquer que Louisbourg SBC avait obtenu pour 30 millions de dollars de contrats de la Ville dans les trois mois précédents, alors même que deux autres entreprises liées à M. Accurso (Louisbourg et Simard-Beaudry) étaient visées par une interdiction de soumissionner.


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Les mutations tranquillesCULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Projet #Intersection: raconter la ville ensemble, pendant une heure, dans les réseaux sociaux

 Fabien Deglise 19 septembre 2012 11h00 
Instants volés un soir de semaine au coin des Laurier et Rivard à Montréal<br />
Photo : Fabien Deglise
Instants volés un soir de semaine au coin des Laurier et Rivard à Montréal
Une heure dans la vie de la ville racontée collectivement par les habitants des réseaux sociaux.
À l'heure où les univers numériques contribuent de plus en plus à la construction — ou à la déformation — du réel par le partage d’instants, Le Devoir, et son blogue Les Mutations Tranquilles, propose aux citoyens du Web et d’ailleurs, jeudi 27 septembre 2012, un exercice de style unique : la description collective dans ces nouveaux espaces de communication et de socialisation d’un moment du présent en milieu urbain. Pour une heure seulement. 


#Intersection — c’est le nom du projet, mais également le mot-clic qui lui est associé — va se jouer au coin des rues Laurier et Rivard à Montréal, ce jeudi 27 septembre, entre 17h30 et 18h30. Abonnés des réseaux sociaux, simples passants, travailleurs en transit, parents à la course, banlieusards perdus, artistes de l’image, bidouilleurs de sons ou fidèles du dessin, poètes numériques, urbains branchés sur le monde, jeunes ou âgés, avec un téléphone intelligent, une tablette ou un ordinateur sont invités à y converger, outils de communication en main.

L’objectif? Poser un regard singulier sur le quotidien en mouvement à ce moment